Mont-Louis sur les traces de Vauban

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A l’assaut de la citadelle de Mont-Louis

Chose promise, chose due, je vous retrouve dans le Haut-Conflent pour la visite de la citadelle de Mont-Louis. Halte incontournable du Train Jaune, elle est inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il faut savoir que sur les 160 places Vauban, seulement 12 figurent dans ce classement.

La cité du Soleil-Roi

Après avoir franchi successivement la porte de France puis la porte Royale, je profite des quelques minutes qui me séparent du début de la visite, pour me balader dans les ruelles de la plus petite commune en superficie du département et l’une des 10 moins étendues de France.

Pour commencer, une petite pause s’impose pour admirer l’église Saint-Louis, un bijou architectural, dédiée à un aïeul de Louis XIV. Elle fut construite en 1733 à la demande des habitants sur le modèle de celle de la citadelle. Franchement, elle vaut le coup d’œil. J’en profite ensuite pour faire une photo souvenir devant la fontaine qui porte le même nom.

Je fais un petit détour pour contempler le tout premier four solaire qui fut installé dans les années 50, dans la zone nord de la citadelle. L’ingénieur Félix Trombe fera de Mont-Louis le berceau de l’énergie solaire et lui restituera son appellation de “Cité du Soleil-Roi”. Le four solaire est actuellement situé sur un des bastions de la ville et des visites y sont organisées.

Le temps presse, je file au point de rendez-vous rejoindre Sylvie, notre guide du jour. Il est 11h30 pétantes quand démarre la visite. Ici, pas question d’être en retard, l’heure c’est l’heure quand il s’agit de franchir les portes d’une enceinte militaire.

Le génie de Vauban

Avant de débuter la visite, retour sur l’histoire du lieu. On est alors en 1679, Louis XIV sollicite Sébastien Le Prestre dit Vauban, alors commissaire général des fortifications. Il a pour mission de sécuriser ce territoire annexé à l’Espagne à la suite du traité des Pyrénées en 1659.

Vauban vient en reconnaissance, et dès le mois de mars, le lieu est choisi. L’emplacement est stratégique avec à l’est la vallée de la Têt, à l’ouest le col de la Perche et au nord le Capcir. En mai, le projet est validé, en juin les travaux débutent et deux ans plus tard, le 26 octobre 1681, la place de Mont-Louis est inaugurée. Autant dire que ça n’a pas chômé !

Pour commencer, Sylvie nous explique les caractéristiques des fortifications Vauban. Remparts, bastions, fossés, demi-lunes, leurs confèrent cette forme spécifique en étoile. Quel chef d’oeuvre, tout un art !

Dans la peau d’un militaire

Une fois la porte franchie, interdiction de prendre des photos. Ici c’est secret défense, dans une enceinte qui accueille depuis 1964 le Centre National d’Entrainement Commando. D’ailleurs le régiment est actuellement l’une des dernières unités militaires à occuper un ouvrage conçu par Vauban. Avec comme devise « En pointe toujours », Sylvie nous rappelle les missions actuelles du CNEC.

En arrivant sur la place d’arme, je suis surpris par l’immensité du lieu. Pour être honnête, de l’extérieur il est difficile d’imaginer ce que l’on s’apprête à découvrir. Cette place d’arme grouille de militaires en pleine activité, ça ne rigole pas. Au loin, je repère l’église dont j’ai vu la réplique dans la ville. Sylvie nous explique qu’elle n’est plus un lieu de culte depuis de nombreuses années. Après avoir occupé différentes fonctions, elle est aujourd’hui transformée en gymnase.

Nous poursuivons la visite, traversons la place d’arme afin de nous diriger vers un bâtiment qui héberge une étrange machine. Sur le mur est inscrit le « Puits des forçats ».

L’objet de torture

Il fut un temps où ce puits servait de punition. Pendant 12 heures, une personne prenait place dans ce que l’on appelle « la cage à écureuil ».

La seule consigne, marcher, marcher et encore marcher. Objectif, faire tourner la grande roue, afin que le tambour s’active et fasse remonter les seaux d’eau potable.

Pour corser l’addition, il vaut savoir que les seaux pesaient 25 kg vide et avaient une contenance de 100 litres. Autant vous dire que les 12 heures devaient paraître interminables.

Si je peux vous donner aujourd’hui le poids des seaux, c’est parce que le 1er mars 2005, à la demande de Sylvie, une opération de dépollution fut menée dans les profondeurs du puits.

Une équipe du centre d’instruction nautique de Collioure avait fait le déplacement. Et pour tout vous dire, ils doivent encore en vouloir à Sylvie de les avoir fait plonger dans une eau à 4°C. Mais après avoir remonté de nombreux objets à la surface, la joie fut immense quand les plongeurs sortirent de l’eau 4 seaux d’époque. Deux datant de la période Louix XIV et deux autres plus contemporains datant de 1820.

Ils sont aujourd’hui exposés dans cette salle, avec tous les autres objets, ainsi qu’une maquette de l’œuvre de Vauban.

La visite touche à sa fin, il est temps pour moi de remercier Sylvie pour ses explications claires et ses anecdotes qui font de cette visite un moment riche en découverte. Les enfants sont les bienvenus car Sylvie se met à leur portée pour les captiver tout au long de la visite.

J’espère que cette journée vous aura donné envie de venir découvrir ce joyau du patrimoine architectural catalan. Je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures !

Pour l’organisation de votre séjour : 

 

Communauté de communes Pyrénées CatalanesVisites guidées de la citadelle

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Le Train Jaune : fierté des Pyrénées catalanes

Balade au cœur du Conflent

Après vous avoir fait découvrir le lac des Bouillouses et le site des Orgues d’Ille-sur-Têt, direction cette fois le Conflent et le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes ! Je vais vous faire monter à bord du mythique Train Jaune, véritable symbole du Pays Catalan. Aujourd’hui, il va me permettre de relier deux places fortes de l’architecture Vauban, à savoir Villefranche-de-Conflent (lieu de départ du Train Jaune) et Mont-Louis.

 Un incroyable voyage ! 

Il est 9h37 à ma montre, bien installé à bord du « Canari » (surnom donné au train), je m’apprête à prendre le départ pour une ascension qui va durer un peu plus d’une heure. Laurent, chef de bord attentionné et dessinateur à ses heures perdues, annonce le départ. Dès les premières minutes du parcours, le charme opère et je suis transporté en enfance. Les paysages sont époustouflants, le Train Jaune offre des vues à couper le souffle. Préparez les appareils photos.

Train Jaune

Train jaune

 Une halte sportive 

Pour les amateurs de grands espaces, je vous conseille une halte à la gare de Thuès-Carança, point de départ de l’une des plus belles randonnées du Conflent, les gorges de la Carança. Passerelles, corniches, un pont suspendu, vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

Le train reprend sa marche en avant et emprunte à présent le pont Séjourné, un ouvrage remarquable, inscrit monument historique en 1994. Il va nous permettre de franchir le fleuve de la Têt, qui donne son nom à la vallée.

Train Jaune pont Séjourné
Pont Séjourné

Prenez place au côté du conducteur et vivez quelques moments du parcours du Train Jaune en caméra embarquée.

Émotions garanties !

 Une halte détente 

Une nouvelle gare est alors desservie, il s’agit de celle de Fontpédrouse. Nul doute que les amoureux de bien-être apprécieront de se détendre dans les eaux sulfureuses des Bains de Saint Thomas. Pour ma part, j’ai déjà eu la chance de m’y relaxer et franchement, ce lieu mérite le détour.

Saint-Thomas les Bains

La gare de Mont-Louis approche, le temps pour nous de traverser le pont Gisclard, autre édifice majestueux et seul pont suspendu ferroviaire encore en service en France. Il est d’ailleurs classé monument historique depuis 1997. Je trouve cette œuvre tout simplement grandiose ! A cet endroit, une photo souvenir s’impose !

Pont Gisclard Train Jaune
Train Jaune pont Gisclard

 Une halte culturelle 

Mont-Louis, ici Mont-Louis, il est l’heure pour moi de descendre et de pousser les portes de la citadelle Vauban, inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le train va poursuivre son chemin jusqu’à son terminus, Latour-de-Carol Enveitg en passant par Bolquère, gare la plus haute de France à 1.593 mètres d’altitude.

Ce trajet au milieu d’un environnement préservé, m’aura remémoré à quel point notre montagne est belle. Il m’aura fait prendre conscience de la prouesse technique réalisée par tous ces hommes au début du XXème siècle, dans le but de désenclaver les hauts plateaux catalans.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour la visite de la citadelle de Mont-Louis. A bientôt !

Train Jaune

Pour l’organisation de votre séjour

Infos Train Jaune :

• Gare de Villefranche-de-Conflent / Vernet-les-Bains : +33 (0)4 68 96 63 62

• Gare de Mont-Louis / La Cabanasse : +33 (0)4 68 04 13 58

• Site TER Occitanie et numéro gratuit : 0 800 31 31 31

L’achat des billets s’effectue soit dans le train, soit dans les gares disposant d’un guichet (Villefranche-de-Conflent, Mont-Louis, Font-Romeu, Bourg-Madame, Latour-de-Carol). Il n’est pas possible de réserver, aussi il est conseillé de prendre son billet pour la journée, tôt le matin

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Rando en raquettes

Les raquettes c’est chouette…

Les Pyrénées-Orientales ont revêtu un magnifique blanc manteau d’hiver

Rando en raquettes

Quand pour certains hiver rime avec hibernation, dans notre beau département, l’hiver est synonyme de sports, découvertes, expériences et sensations. D’ailleurs j’ai le sentiment que ma journée va être remplie d’émotions et de courbatures…

Au programme raquettes et ferme

Mes acolytes de la journée seront Brice et France tous deux de grands sportifs… Pour ma part, mon dernier exploit remonte à l’article sur l’ascension du Canigou ! Plus de 2 ans…

8h30 : il est temps d’enfiler ma plus belle tenue, catastrophe mes boots sont trop petits…  Mais peu importe, rien (ou presque) ne viendra ternir cette belle journée.

Après avoir loué les raquettes, direction Matemale au Col de Creu… Ce qui peut paraître facile pour certains est un défi pour moi… En effet, 3.8 km, 1h30 nous voilà partis vers  le refuge du Col del Torn.

Les premiers mètres se font dans un silence solennel. Je me mets en condition, ce qui fait bien rire France et Brice. Après 500 mètres, le sentier laisse place à une magnifique piste balisée. Le rideau est levé, le spectacle commence au milieu des épicéas plus beaux les uns que les autres, un ciel azur et des paysages à couper le souffle (vous l’aurez compris au sens propre comme au sens figuré…).

Après 1h20 de marche, j’aperçois le refuge, France et Brice me font une arrivée triomphale, ils me connaissent bien : The Star is born !

Randonnée en raquettes

Le refuge

Je découvre le refuge du Col del Torn qui est géré d’une main de maître par Dominique… En tant que bons Catalans, nous nous attablons, trinquons à la vie. Oui, je dis bien à la vie, qui peut être parfois difficile, injuste mais tellement douce et belle quelques fois.

refuge del Torn

Et croyez-moi qu’à cet instant précis je n’échangerais pas ma place, d’une, car je ne peux plus me lever de ma chaise (n’oubliez pas que mes chaussures étaient petites….) et de deux, je ne veux rien rater de ce magnifique tableau.

La ferme du Rialet

14h00, il est temps de repartir, direction La Llagonne, La Ferme du Rialet pour être exacte.

Pour moi, cette visite est un retour en enfance.

En effet, j’ai eu la chance de grandir au milieu des champs de tomates, melons, pêches, persil, et de passer mes vacances dans une ferme chère à mon cœur, celle qui a vu naître ma grand-mère.

Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet

Ici au Rialet, j’ai pu revivre ces bons moments : j’ai adoré nourrir les petites chèvres, traire les vaches et donner le biberon aux veaux !

Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet

La belle nuit à l’hôtel

Hôtel Clos Cerdan

La nuit commence à tomber, il faut rentrer. Direction Mont-Louis, hôtel Le Clos Cerdan. Comme à leur habitude, Nelly et Philippe nous ont réservé un accueil des plus chaleureux.

Avant de clôturer la journée par un bon repas, nous allons passer un moment de détente au spa de l’établissement avec une magnifique vue sur le Cambre d’Aze. Waouh !

Cambre d'Aze

C’est des souvenirs plein la tête et des ampoules aux pieds que nous redescendons en direction de Perpignan. Sur le trajet, nous revenons sur ce périple plein de fous rires. Ce qu’il faut retenir, c’est que les raquettes c’est chouette, très facile et pas très technique, même pour une débutante comme moi… A bientôt.

Randonnée en raquettes
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet

Pour plus d’informations

Cartographie rando raquettes

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A la rencontre des chiens de traîneau du Cambre

Une évasion, une liberté, de la magie… dans l’air !

Sur le site grandiose de Porté-Puymorens, au bout de la vallée du Carol

Porté-Puymorens est un petit village niché à 1600m d’altitude à l’entrée du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes au carrefour de l’Andorre (15 km) et de l’Espagne (20 km). C’est une station conviviale avec un enneigement d’altitude exceptionnel.

Ça pique ce matin sur Porté… vive les moufles !!!

Pas de vent, un ciel azur, un beau soleil, un site merveilleux… la piste de Font Vives, l’ancienne piste de ski de fond prêtée par la commune de Porté-Puymorens, c’est là que nous avons rendez-vous.

Rencontre avec Cyrille, le musher des traîneaux du Cambre, ici, sur le site de Porté-Puymorens, pour un baptême en chiens de traîneau.

Sa devise : « L’homme et le chien, merveilleux complices unis dans l’aventure du traîneau à chiens »

Les chiens qu’il possède sont de race samoyède et husky, ils sont magnifiques !

De la tendresse, de la douceur… et de la fougue !

Ils sont une dizaine par attelage. Ils ont tous un petit nom trop joli et chacun a sa particularité au niveau caractère !!!  Allons-y, faisons connaissance : Shadow (la force tranquille), Démon (celui qui mord les cordes d’attelage), Shelby (la petite crevette), Ayko (le foufou), Iris et Freija (mère et fille en tête, qui causent comme d’hab’), Apache et Lovely (les dingos), Taïga et Mystic, etc. Ils sont trop beaux ! J’ai envie de les garder tout contre moi. De vraies peluches vivantes, craquantes et impatientes de repartir dans ce qu’elles adorent faire : courir dans la neige, se rouler dans la neige et tracter les accros de sensations douces comme moi, amoureuse de la tendresse qui émane de ces bêtes.

Un amour de chiens de traîneau !

Je suis prête, en mode cool pour l’instant ! 😊

Attention au départ !

Les chiens sont au taquet ! Ça aboie dans tous les sens ! La meute s’impatiente, houla…

Ça y est on part ! 20 mn pour un baptême en chiens de traîneau, une balade qui démarre sur les chapeaux de roues mais qui ralentit une fois que les chiens prennent leur rythme.

Quelle force ! Les “patounes” ou plutôt les “patoches” dans la neige et hop ça tire, tire, tire… A gauche, à droite… suivant les ordres du musher…

Vivez quelques moments choisis de notre belle balade

Avec le son c’est mieux !

Contempler les vallées enneigées à travers les forêts à bord d’un traîneau tracté par des chiens est une expérience unique et vraiment magique !

De la neige, de la glisse, des sensations… waouh ! On passe de la piste étroite vallonnée à travers bois à une étendue, style lac ! Gloups, on est sur un lac gelé ? Non, il s’agit simplement d’un champ recouvert de neige.

Et on repart, c’est reposant, on n’entend que le glissement du traîneau sur la neige, la nature est là.

Oh le coquin, il s’est détaché de la meute… Allez, au bercail !

En attendant, on l’installe dans la remorque à chiens

Voilà, c’est fini, j’ai du mal à partir. C’était une belle rencontre, une belle expérience. J’ai envie de refaire une balade… Allez, à bientôt sans doute !

Un grand merci à Cyrille, à Charlotte et à toute l’équipe des traîneaux du Cambre pour leur accueil et leur disponibilité en pleine saison.

Merci France de m’avoir accompagnée sur cette activité, je sais que tu es fan toi aussi de ces bêtes à poils ! Et bravo pour les vidéos et photos.

Informations pratiques

Les traîneaux du Cambre (Eyne/Porté-Puymorens) – Tél : 06 75 36 61 94 –  

Autres professionnels de l’activité chiens de traîneau : Alaskan team   Alaskan forever   Ozone 3

Stations pour l’organisation de votre séjour : Cambre d’AzePorté-PuymorensFont-Romeu Pyrénées 2000Les AnglesStation Nordique du Capcir

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Le snowtubing, un max de sensations !

La luge c’est fun, mais sur une bouée géante c’est encore mieux !

Un mercredi de février, je teste pour vous le snowtubing dans les Pyrénées-Orientales. Une journée magnifique, le soleil est au rendez-vous, direction Les Airelles à Font-Romeu.

Le snowtubing, ça vous parle ?

Quelques explications avant de se lancer :

Importé du Canada il y a environ 5 ans, le snowtubing est une activité de glisse à sensations fortes. Cette nouvelle pratique consiste à dévaler les pistes de toboggan à plus de 40km/h assis sur de grosses bouées aménagées avec des poignées.

Ok, mais pour qui ?

Pour tous !

Venez en famille ou entre amis, avec papi et mami, belle maman (si vous la supportez encore ou si vous souhaitez vous en débarrasser…), le snowtubing est accessible dès 3 ans.

Des sensations au rendez-vous ! 

Glissez, tourbillonez, virevoltez, acrrochez-vous à plusieurs, dévalez ces pistes sans aucune maîtrise de l’engin, bref regardez simplement cette vidéo et vous y serez !!!

Pardon, j’allais oublier, pour les plus petits ou les éternels ados comme moi… venez rencontrer Chocolat et Noisette, ils vous attendent aux pieds des pistes pour de gros câlins !

Un grand merci à Altiservice, et notamment à Giovanni dit Yoyo, pour leur accueil.

Pour plus d’informations : snowtubing altiservice

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Retour en terre de bien-être

Bains de bienfaits

Départ de bon matin de Perpignan pour les hauts cantons et une route des eaux naturelles sulfureuses qui va nous mener de Llo à Saint-Thomas en passant par Dorres. Les trois sites de bains chauds aux eaux riches de soufre, d’oligo-éléments, de sels minéraux et d’oxygène rivalisent d’innovation et d’invention pour attirer jeunes et vétérans, locaux et touristes, sportifs et contemplatifs et procurer ainsi une expérience inoubliable. Ici, tout est calme et volupté dirait le poète Baudelaire, un luxe abordable avec des tarifs raisonnables.

A Llo, soins tout nouveaux tout bios

Par cette froide journée de janvier, la perspective de plonger à Llo dans un bain douillet riche de bienfaits, est très réconfortante et nous incite à rentrer illico dans une eau à 38 °, refroidie à sa sortie des entrailles de la terre.

Après cet instant de grâce, Isabelle la responsable nous fait visiter son établissement et dit sa fierté pour la dizaine d’emplois permanents créés dans cet espace forme et santé ouvert à l’année. Les traitements offerts sont relaxants et  tonifiants avec des produits bio labellisés et certifiés d’une gamme de soins élaborée sur place. Dans ce spa nature aux équipements dernier cri, le temps a suspendu son vol et on resterait volontiers dans ce cocon de bien-être mais la nature omniprésente nous appelle, Isabelle nous montre la trace de la faille des Pyrénées dans le rocher, et explique que le site de Llo regorge de randonnées, d’espaces protégés et d’activités de plein air, été comme hiver. Je remarque aussi l’église romane Saint Fructueux du nom d’un évêque martyr de Tarragone, ainsi que ses cloches appelées « demoiselles » en raison de leurs formes de poupées.

Dorres, des bains sauvages apprivoisés

   

Cap ensuite vers le village de Dorres et ses bains romains connus depuis des lustres par les habitants qui venaient ici baigner leurs animaux malades et profiter librement des baignoires romaines tandis que les villageoises se servaient du lavoir où coule toujours une eau chaude et abondante. Les bains sont maintenant payants avec des équipements mais on a en prime un magnifique panorama sur le Puigmal et les autres pics de la chaîne. Un trésor caché plébiscité par des célébrités comme l’acteur Smaïn.

Saint-Thomas, un nectar hors d’âge et inestimable

Dernière étape de cette route revigorante et d’ordinaire ensoleillée, les bains de Saint-Thomas, des équipements renommés qui ont contribué à dynamiser ces villages et cette vallée enclavée. L’établissement thermal original a fermé ses portes en 1981 et Jean-Louis,  élu des hauts cantons a livré bataille pour faire émerger en 1995 l’établissement actuel qui affiche en toute modestie 115000 visiteurs par an et emploie une dizaine de permanents.

L’hôte de ces lieux, Stéphane, nous montre les nouveaux aménagements, nous dévoile quelques projets et nous fait pénétrer dans un endroit secret et un peu sacré, les bassins de culture du plancton thermal, un micro-organisme du fond des âges qui enrichit les produits de beauté. La vapeur et la chaleur ici sont intenses et le précieux dépôt est collecté et prélevé avec soin avant d’être distribué dans la haute cosmétique et aussi dans la boutique de l’établissement qui commercialise la gamme de produits de beauté Authentica Bio intégrant le précieux plancton.

Revigorées par les bains d’eaux chaudes l’enthousiasme de ces hommes et femmes qui défendent et protègent un territoire au climat clément et irrigué d’eau thermale, nous repartons vers la plaine avec de bonnes résolutions pour garder la forme tout au long de l’année et l’intention de revenir aussi souvent que possible sur ces hautes terres si accueillantes.

Pour l’organisation de votre séjour

Les bains : Bains Llo Bains Dorres Bains Saint ThomasLes offices de tourisme : Pyrénées Cerdagne Conflent Canigo

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Trobada del Canigó, la fraternité au sommet

63 ans après le premier feu de joie allumé au Canigou, les Catalans continuent à se retrouver, à se rencontrer au pied du Canigó pour monter au pic déposer au pied de la croix en fer forgé, les fagots de sarments qui alimenteront le feu de la saint Jean. Au fil des ans, la rencontre s’est amplifiée, étoffée et est devenue un événement phare des festivités de l’été. A l’origine,  un amateur de rugby comblé.

Le bouclier de Brennus enfin chez nous

En ce mois de juin 1955, l’équipe de rugby de L’USAP remporte le titre de Champion de France. Tout à son bonheur, le jeune Poujade décide de célébrer à la fois le sacre de ses champions et son anniversaire au Pic du Canigou en allumant un grand feu de joie. L’année d’après, le cercle des jeunes de Perpignan lui prête main forte et à partir de 1963, Jean Iglesis le Président dudit cercle, propose de descendre une flamme du feu du Canigou vers l’emblématique  Palais des Rois de Majorque à Perpignan, avec de nombreuses haltes en plaine. La réception à Perpignan est mémorable, fraternelle et spectaculaire. Au fil des ans, cette flamme symbolique est reçue et attendue avec ferveur à chaque étape pour allumer le feu sacré de la première nuit de l’été, promesse de renouveau et d’espérance. Partagée et distribuée des deux côtés des Pyrénées, elle  devient en ces années de dictature franquiste,  le trait d’union d’une culture et d’une identité partagée mais surtout un souffle de vraie liberté.

La fête du solstice d’été

Devant le chalet des Cortalets, les jeunes se retrouvent pendant des années pour fêter le solstice d’été avec force animations, veillées, chansons et boissons. Les participants chargés de victuailles pour les grillades montent à bord de véhicules qui empruntent la piste du LLech dans une caravane joyeuse, bruyante et pétaradante.
Pendant ces années là, la Trobada devient un évènement très populaire et si l’on monte encore les fagots au pic, nombreux sont ceux qui transforment l’espace en aire de jeux et parfois même en rave party. En 2003, on dénombre jusqu’à 478 véhicules sur le site des Cortalets. Le Canigou est une montagne accessible et sacrifiée sur l’autel de la rentabilité de courte durée.

“Ayatollahs de la Chlorophylle”

Antoine, Jacques et Jordi s’amusent aujourd’hui d’avoir été qualifiés “d’Ayatollahs de la Chlorophylle” alors qu’ils s’insurgeaient contre cette invasion de véhicules polluants. Ils font désormais  partie des instigateurs de la préservation du site qui a connu la consécration du label “Grand Site de France” en 2012, grâce à la pugnacité et volonté de Christian Bourquin assisté d’autres élus. Aujourd’hui, la nature a repris ses droits, ses couleurs, ses marmottes et ses isards et les amateurs peuvent s’adonner à leur passion de la randonnée et de la course de montagne sur les sentiers restaurés et signalés.

La Trobada retrouve son âme et son identité

Au départ de Fillols avec Antoine, Bruno et les autres accompagnateurs de montagne, les marcheurs ont entamé la montée vers le chalet pour une randonnée à pied, joyeuse et identitaire, avec les fagots de sarments sur les ânes et le ruban jaune pour réclamer plus de libertés au sud des Pyrénées. L’arrivée de la caravane est applaudie, saluée et joyeusement commentée. Ramon Gual, le chanteur dont le père est le créateur de l’université catalane d’été de Prades, entonne hymnes et chansons avec sa belle voix de stentor et le récital improvisé se prolongera tard dans la soirée. Tout près, vrombit l’hélicoptère qui vient chercher un sportif blessé, heureux pays où l’on est secouru sous toutes les latitudes.

Lorsque les tentes sont dressées et les participants rassasiés, commence la veillée, ponctuée de Habaneres et autres chansons du répertoire traditionnel catalan. Montserrat distribue le cremat, un mélange d’eau, de sucre et de rhum flambant. Voici plus de 40 ans que cette fidèle et énergique randonneuse du sud  participe à la trobada. Victime d’un souci de santé, l’octogénaire ne montera pas au pic cette année, mais l’année prochaine oui, ajoute-t-elle, opiniâtre.

Les chants vont résonner tard dans la soirée et dès les premières lueurs de l’aube, des petits groupes vont se former pour monter au pic déposer les fagots au pied de la croix du Canigou, en attendant l’embrasement de la saint Jean et la suite des festivités.

Pour l’organisation de votre séjour :

Tourisme Conflent Canigó  – Canigó Grand Site

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Les Pyrénées-Orientales : 365 nouvelles journées, 365 nouvelles expériences….

 Les Pyrénées-Orientales 

365 nouvelles journées, 365 nouvelles nuits, 365 nouvelles expériences….

Les Pyrénées-Orientales, là où vous avez rencontré le soleil, ressenti le bonheur d’être  ensemble, vécu  des aventures !

Pour 2018, nous vous promettons du Fun, du Glam, du Zen, de l’Aventure,  beaucoup de rires en famille, entre amis et bien-sûr de vivre des expériences incroyables dans les Pyrénées-Orientales !

Tous les blogueurs, Amandine, France, Chantal, Emmanuelle, Béatrice, Gloria, Brice et Julien vous souhaitent  une année é(P.O.)ustouflante !

Amandine, France, Julien, Béa

Chantal, Emmanuelle, Brice, Gloria

Depuis un peu plus d’un an, nous avons parcouru les Pyrénées-Orientales de la Méditerranée aux Pyrénées pour vous transmettre nos expériences, nos émotions, notre amour de cette destination où le soleil règne plus de 320 jours par an. Non, ce n’est pas une légende !

Pour vous…

  • Nous avons défié la loi de la gravité et tenté de trouver  l’équilibre sur nos planches de S.U.P, de kite
  •  Nous avons affronté la grande amie d’Eole : la Tramontane.

  • Nous nous sommes remis au sport 
  • Nous avons eu très froid mais aussi très chaud !!!

  • Nous avons gravi des montagnes.
  • Nous avons enquêté afin de résoudre des énigmes

Grâce à vous…

  • Nous  avons testé les sources d’eaux chaudes naturelles, les spas de la Méditerranée aux Pyrénées.
  • Nous avons découvert des expositions exceptionnelles :  Dali, Picasso

  • Nous avons  exploré des sites culturels empreints de cette histoire catalane si intense.
  • Nous avons participé à des concerts dans des lieux magiques.

Nous avons rencontré des personnes passionnées et passionnantes. 

Nous ne sommes pas de grands sportifs, ni de grands historiens… 

Nous sommes comme vous !

Nous aimons apprendre, visiter, découvrir, bouger, manger, déguster, rencontrer, rire  et surtout partager !  Notre plaisir est  de  vous faire vivre simplement des  expériences uniques  dans les Pyrénées-Orientales  que nous chérissons et  connaissons parfaitement.

Ici, la terre, la mer et le ciel se laissent regarder, écouter, goûter, toucher, sentir…

Nous ne trichons pas, nous vivons les Pyrénées-Orientales. 

2018, nous sommes prêts  à vivre de nouvelles aventures et à les partager avec vous !

Alors à très bientôt.

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa

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Chacun sa croix….

La mienne ne se porte pas, elle se mérite…

Nous sommes le 16 Août 2017, c’est un grand jour !

Un exploit sportif , car rappelez-vous que je ne marche que le premier jour des soldes.  Mais en tant que Catalane, et pour l’avoir déjà vécu, je sais très bien que cette journée sera ancrée dans ma mémoire.

Au-delà d’être une randonnée, l’ascension du  Canigó (2784,66 m) se fait généralement en famille et entre amis. Il s’agit avant tout d’un moment de partage et de convivialité.

Pour la petite histoire, j’ai moi-même fait le Canigó en famille, petite, et je m’en souviens comme si c’était hier… J’espère qu’il en sera de même pour ma fille, Valentine, qui a 8 ans.

“5 heures du mat j’ai des frissons, je claque des dents, je monte  le son !” Bref il est l’heure de se lever !

6h45 : José (mon mari), Valentine et moi avons rendez-vous chez nos acolytes de la journée : Fabien (dit Fabio), Cécile (la C), Lilly et Ninon.

Les garçons font un point technique : chaises, tables, souches, grilles, saucisse et vin ! Tout y est.

Cette fois, c’est la bonne ! Nous partons d’ Ille-sut-Têt pour un voyage d’1h30 en 4×4 jusqu’au parking du refuge des Cortalets, point de départ de notre périple.

9h00 : Nous y sommes. Je n’ose pas lever les yeux vers le ciel…  C’est pire que l’Everest ! Mais en balayant du regard la troupe joyeuse, je me sens prête à gravir le mont Canigó et toucher la fameuse croix.

A peine descendue de la voiture, une ampoule pointe le bout de son nez… Erreur de débutante, j’avais lavé mes baskets la veille…

C’est parti ! Les premiers temps je regarde devant moi, puis les premières difficultés apparaissent… Quand à Valentine et José, ils disparaissent dans ce majestueux décor.

Assez contente de moi, je me retourne pour estimer le chemin parcouru… Et là, grosse déception je vois encore le 4X4… Bref, la route va être très très longue…

Au loin j’entends Valentine qui m’encourage « Allez maman, allez maman ! », alors, à la Killian Jornet, je baisse la tête, me mets dans ma bulle et avance.

Heureusement Lilly et Ninon ne me laissent pas seule… Fabio devient alors notre coach, allez les filles, c’est bien! Buvez un peu, regardez les marmottes, les isards, la montagne à 3 dents…

Quant à La C, elle trottine …

Après 2h30 de souffrance (oui j’ai bien écrit 2h30…), j’aperçois la croix, droite et majestueuse aux couleurs catalanes, et juste à côté, Valentine qui elle est montée en 1h30 !

«  C’est bien maman, tu as été courageuse » me dit-elle. Courageuse… C’ est peu dire, maman est au bout de sa vie !

Pas le temps de souffler, comme à un mariage, c’est l’heure de faire les traditionnelles photos, en solo, en familles, entre amis…

Puis arrive la phrase classique “C’est quand qu’on mange ?”

Du calme les filles, je viens à peine d’arriver. La réponse ne se fait pas attendre, « oui, mais nous ça fait une heure qu’on est là ! »

Ni une, ni deux c’est parti pour  la descente, passage obligatoire au refuge des Cortalets, histoire de se désaltérer et de récupérer le 4×4.

Départ vers le refuge de la Molina pour le déjeuner tant attendu.

Pendant que les garçons allument le feu, la C, en tant que bonne copine, prépare la table, les filles jouent et moi j’essaie de me remettre de mes émotions, un verre de vin à la main.

A cet instant très précis, je n’échangerai ma place contre rien au monde…

L’odeur du feu, les amis qui me félicitent, les filles qui rigolent, mon mari avec son petit sourire en coin.

“On est riche que de ses amis, c’est dit”. Calogéro

Voilà, mes chers lecteurs, faire la Canigó c’est ça… Peu importe votre condition physique, l’ascension de cette montagne si riche à mon cœur ne se calcule ni en temps (heureusement pour moi), ni en kilomètre, mais en amitié et en amour.

Pour l’organisation de votre séjour

Tourisme Canigó

Canigó Grand Site

L’amour du patrimoine Catalan, l’amour de la famille, l’amour du partage… Promis, un jour, j’y retournerai avec mon petit Martin…

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Une nuit au refuge Sant Guillem

Des personnalités brillantes et attachantes

Hommage à Christian Bourquin – © ADT66

Ce vendredi après-midi, je me rends en compagnie d’Aurélie, une universitaire passionnée par cette terre du Haut Vallespir, au refuge Sant Guillem, dans la haute vallée de la Coumelade.

Porté à bout de bras par le charismatique Christian Bourquin, ce 5ème refuge a vu le jour en juillet 2015 et permet de vivre l’expérience du tour du Canigó en 5 jours de randonnée et 5 nuits. Une plaque dans la salle à manger rend hommage à l’amoureux de la montagne pyrénéenne,  hélas disparu.

Sur la route du refuge – © ADT66

Une expérience vraie et humaine

Stéphane et Nil en cuisine – © ADT66

Passer une nuit à Sant Guillem, c’est vivre une expérience multiple, familiale, montagnarde et écologique. Stéphane, Myriam sont les gardiens passionnés et engagés des lieux. Avec leurs trois enfants Milan, Nil et Lila, ils accueillent, hébergent, restaurent et conseillent les randonneurs, marcheurs ou naturalistes  passionnés qui passent dans ce refuge de moyenne montagne, à la portée de tous, profanes ou initiés.

Nul besoin d’être un sportif de haute volée pour atteindre le refuge ; depuis le hameau de La LLau (Le Tech), une heure trente de marche suffit et une piste pour véhicules tout terrain arrive tout près.

Pour l’heure, Myriam veut  me montrer l’arboretum ; avec Lila juchée sur ses épaules, elle se fraye avec aisance un chemin, à travers la forêt d’essences méditerranéennes endémiques, tout en évoquant les projets à venir comme l’installation de grands jeux en bois ou d’autres aménagements.

Au retour de la promenade, le dîner est prêt, Stéphane a concocté un repas de produits locaux, secondé par le jeune Nil qui adore la cuisine ou son père, ou les deux… Repas convivial et vrai moment de partage avec un couple franco-allemand de jeunes musiciens harpistes dans un grand orchestre à Berlin. Ils font l’expérience du tour du Canigó, avec des étapes dans les refuges.

Ambiance familiale – © ADT66

Atomes crochus et ancêtres communs

Cloche en fer forgé – © ADT66

Après une nuit dans une chambre nette et fonctionnelle et un petit déjeuner exclusivement local, je me rends à « l’aplec » de  l’ermitage de Sant Guillem de Combret, juste au-dessus du refuge, un sanctuaire du Xème et XIIème, inscrit aux monuments historiques, occupé et restauré avec opiniâtreté par une famille de la vallée.

La toiture, le cadran solaire et la porte de la chapelle au beau chevet pré-roman ont été rénovés, mais il faut encore engager des frais pour restaurer le rétable et les différentes statues. Après la bénédiction d’usage par un prêtre globe-trotter et gastronome, un apéritif est servi dehors, au soleil. La vénérable cloche en fer forgé du Xème siècle (une des plus anciennes productions campanaires de France) est de sortie, posée sur la table, Henri le maître des lieux, me raconte l’histoire de la vallée, de sa famille et nous nous découvrons même des ancêtres communs.

Refuge Sant-Guillem – © ADT66

…De retour au refuge, il est temps de refermer cette parenthèse enchantée comme un album coloré, parfumé, empreint d’émotions et de rencontres. Sur le chemin du retour avec Philippe, de la Communauté de Communes du Haut Vallespir, nous évoquons les projets d’aménagement en cours et surtout le festival « Jazz en Tech » qui a lieu en Juillet  avec de très grands musiciens. Un vrai passionné pour cette terre d’exception dans les Pyrénées-Orientales.

Pour plus d’informations :

Refuge Sant Guillem – Sud CanigóTourisme Canigó

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Une session Freestyle sur les pistes des Neiges Catalanes, adrénaline garantie

Tous en piste sur la poudreuse des Pyrénées-Orientales

Si vous aimez la montagne en hiver, skier et dévaler les pistes des Pyrénées-Orientales : Un seul lieu s’impose… Direction les stations de ski des Neiges Catalanes.

Ce week-end, c’est l’appel du blanc. Depuis quinze jours, c’est l’avalanche dans les stations de ski des Neiges Catalanes. La neige tombe et tombe à gogo. Sur toutes les montagnes des Pyrénées-Orientales, elle s’accumule. Depuis deux jours, je reste suspendu aux bulletins météorologiques qui s’enchaînent, bons, mauvais, cléments, incertains, du vent du vent et encore du vent. Il me faut attendre jusqu’au matin, ouvrir les volets et me rendre compte. 40 cm de poudreuse toute fraîche. La pow est là. Elle m’attend, elle m’appelle, je lui renvoie l’écho. Aucune hésitation… Direction les stations de ski des Neiges Catalanes. La session s’annonce dantesque. Rendez-vous est donc pris avec mes potes du moment, mes frères de glisse. Ils sont tous là. Yvan le terrible, Juan le jumper et Richard le rider m’attendent. Les sourires s’affichent, les regards se croisent, les pupilles se dilatent, pas une seconde à perdre !

Le bal des riders

30 ans que je me shoote chaque hiver à l’adrénaline de ce sport de glisse, à cette immensité blanche qui me remplit d’émotions et de sensations. Que voulez-vous je suis comme ça. Pas tout à fait fou, un peu casse-cou, juste la bonne dose. Une onde de choc, une soif de liberté que tout bon skieur dans l’âme ressent et exprime à travers la vitesse, la pente, les bosses, les sauts, la poudreuse. Toutes les conditions semblent réunies. Rendez-vous au sommet de nos bonnes Neiges Catalanes. Rien de plus facile avec les remontées mécaniques. 15 minutes de montée et c’est l’arrivée. Casques ajustés, masques réglés, prêts à chausser et prêts à dévaler.

Chaque année, c’est le même bal. On se lance, on expérimente d’autres styles et techniques de glisse. On teste le nouveau matériel, toujours plus performant, toujours plus innovant. On s’amuse, on kiffe, mais toujours en sécurité. Les pistes sont là, devant nous. Elles nous tendent les bras, immenses, dominantes et généreuses. Ouvertes sur les forêts, toutes les stations des Neiges Catalanes prennent appui sur leur charme naturel. Comme à mon habitude, je suis le premier à me lancer, à tracer mon empreinte dans la poudreuse fraîche, dense, volumineuse et légère du matin. La pente est raide et le dénivelé marqué. J’enchaîne les courbes. Léger comme l’air, en apesanteur, je déchaîne et laisse glisser les spatules. Je déclenche les quarts en bon intervalle. Le silence règne. Dans cette nature, je suis au paradis, libre. Seul, apaisé, en tranquillité, toutes les sensations répondent à chaque trace gravée dans la neige. Je stoppe ma course, Yvan et Richard me rejoignent. Le show commence.

Devant nous se dresse comme une forteresse un mur large et abrupt. Un terrain idéal que tout bon skieur ne peut laisser échapper pour se mesurer. En trace directe sur plusieurs centaines de mètres, le schuss m’attend. Lancé à toute allure, à toute berzingue, je prends rapidement de la vitesse. La satisfaction est immense. Ça apprend à vivre ça ! Le mur laisse place à un vaste champ de poudreuse. Au loin, deux beaux sauts se dessinent. J’ouvre la voie du possible. Une faute de quart, une faute d’inattention et c’est la sanction. Rapidement je visionne mon passage. Ne pas se rater surtout. C’est le grand saut, je décolle. Je serre les genoux, garde l’équilibre, le corps tendu vers l’avant…, ça passe. La réception est bonne, je poursuis sur ma lancée et la descente. Plus bas, la seconde bosse bien dessinée me fait prendre un envol de tous les diables. J’aligne les skis, tourne les épaules vers la droite en plein saut : c’est le 360°, un hélicoptère bien maîtrisé. Je jubile. J’entends déjà Yvan rager. C’est son tour.

Back flip sur big air

Je l’observe attentivement. Il part comme un fou, sans aucune retenue, enchaîne les virages très serrés. Il semble bien motivé mon Yvan. Trop peut-être. Au passage du mur, il lâche tout et ne retient rien. Pas même une petite courbe pour freiner son allure. Yvan s’envole. Projeté dans la pente, il part en roulé boulé avant de s’arrêter quelques mètres plus bas, la tête remplie de neige. La chute est spectaculaire. Mais le skieur n’en est pas à son premier coup d’essai. Yvan lève les bras, tend le pousse, tout va bien. Nous sommes comblés. Les applaudissements et les moqueries jasent.

Tous embarqués dans le snowpark, nous élaborons notre stratégie. Chacun détaille son plan de vol et élabore sa propre figure. Les visuels se créent et les séquences s’enchaînent. Notre jumper intrépide, Juan se lance. Je le sais, je le connais, avec une telle bosse, un tel big air, c’est le back flip assuré. Un saut périlleux en arrière qui doit être exécuté avec précaution. Mais Juan a de l’entraînement. Le corps tendu, le rider effectue son 360° sur lui-même et retombe sans problème sur ses pieds. Grrr !!! Il l’a passé. L’exécution est parfaite, ça me rend fou. J’ai tout filmé. Richard nous retrouve.

Tous alignés, côte à côte, nous serpentons sur cette belle dame blanche, au royaume des pistes, des pentes et de la poudreuse, nous sommes les rois dans nos stations des Neiges Catalanes.

Pour l’organisation de votre séjour :

Les Neiges CatalanesPyrénées Catalanes

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Mon escapade nocturne

Mon escapade nocturne

Une nuit extraordinaire

L’hiver, généralement, je suis en mode « ski à fond », mais j’ai voulu sortir des sentiers battus et vivre une belle aventure de nuit, sous le ciel étoilé de Cerdagne.

18h00 : rendez-vous à la tombée de la nuit au bureau des guides d’Ozone 3. Bien emmitouflée, car la température frise les 3 degrès, sachant qu’elle va diminuer au fur et à mesure de la soirée, j’ai pris mes précautions. Après avoir fait connaissance avec le guide et le groupe, nous partons en covoiturage, en direction de la forêt du Serrat de l’Ours.

18h15 : j’arrive aux abords de la forêt, c’est le moment de s’équiper. Je mets les raquettes aux pieds, la lampe frontale sur ma tête, normal. C’est excitant de pénétrer dans cette forêt obscure. A chacun sa méthode pour apprivoiser le silence, l’obscurité : un couple chuchote et d’autres parlent fort.

10 minutes de marche et déjà j’aperçois les premières traces d’animaux dans la neige. A qui appartiennent-elles ? Renard, biche, notre imagination s’emballe et je lance les paris. Finalement, le guide nous informe qu’il s’agit d’un jeune chevreuil, reconnaissable à la taille de ses pattes et au fait qu’il se soit déplacé en faisant des sauts.

J’ai envie de suivre ces traces, dans l’espoir de surprendre le jeune chevreuil, mais la tentation du repas montagnard est plus forte. Mes amis vous diraient : « impossible pour Chantal de faire une croix dessus ». Je continue à marcher, une sensation de quiétude est palpable pour tout le groupe, rythmée par les chuchotements et les anecdotes du guide.

Soudain, le silence est brisé par l’intrusion d’un renard qui, effrayé, s’enfuit dans la forêt à la recherche d’un lieu plus tranquille.

Puis le refuge prend des airs de guinguette

19h00 : 1 heure et quart de marche, encore quelques pas à faire, les bonnes odeurs commencent à arriver jusqu’à moi. Le refuge n’est plus très loin, la fumée sort de la cheminée et fait une trace blanche dans le ciel obscur.

Me voilà arrivée au Refuge du Col del Pam, chez Jean-Yves, ravi de voir cette équipe de joyeux lurons affamés. Au menu, raclette ou tartiflette, sans hésiter, je choisis la raclette à l’ancienne : un pur délice. J’en ai mangé des raclettes, mais là, c’est une autre sensation, celle là a un goût d’aventure. Mon voisin, opte pour la tartiflette maison qui tient tout autant ses promesses. Tout le groupe, y compris le guide, déguste les plats de Jean-Yves, un régal. Un bon repas dans les refuges de montagne est toujours suivi de chansons et d’anecdotes. Quelle ambiance ! Je suis en mode « je festoye », le refuge prend des airs de « guinguette ».

21h30 : tout a une fin, le guide me fait signe qu’il faut penser à repartir pour rejoindre les véhicules laissés à l’entrée de la forêt. C’est en traînant les pieds, comme un enfant, que j’obéis. Nous repartons, dans ma tête, les images tournent, impossible de ne pas penser à ce moment d’exception.

22h30 : c’est l’heure à laquelle j’arrive à mon hôtel pour y passer une bonne nuit de sommeil.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

Office de Tourisme de Font-Romeu • Pyrénées Catalanes

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Des frères Fourcade, aux chercheurs du CNRS, il n’y a qu’un pas…

Sur les traces des Génies

Jeudi 19 janvier 2017, les Pyrénées ont revêtu leur manteau blanc.

Brice (mon binôme de choc) et moi, décidons de partir pour une nouvelle aventure. Au vu de l’actualité sportive des derniers jours, j’opte pour  une initiation au Biathlon Laser !

Non ! 2017, n’a pas fait de moi une sportive, mon niveau est toujours le même. Mais Fred Maugery, responsable d’O Naturel 66, me rassure et me met à l’aise : « Pas d’inquiétude, cette activité se pratique dès 8 ans ! »

Ni une, ni deux, départ vers La Llagone. J ’appréhende le froid, des températures négatives sont attendues …. Donc, sur les bons conseils de ma moitié, je mets des couches sur des couches.

10h00 : me voilà arrivée sur, la Station Nordique du Capcir, au Col de La Llose le « Terrain de jeux » de Simon et Martin Fourcade. L’excitation commence à m’envahir, je tourne la tête dans tous les sens, le paysage est sublime, une carte postale. En me retournant, je vois au loin le Cambre d’Aze. Il n’a jamais été aussi beau… Et, à ma grande surprise, un grand soleil.

Je sens que la journée va être parfaite !

10h30 : Fred,mon prof pour la matinée, commence ses explications. Le pauvre, il ne sait pas à qui il a affaire. Mon niveau de ski doit frôler 1 étoile… Mais pleine de bonne volonté, j’écoute attentivement : respirer, 22 long rifle, laser, viser, tunnel, œilletons, cible et en conclusion, profite et amuse-toi.

Ca y est je suis dans mon personnage, le nom des “Fourcade” résonne dans ma tête.

Je suis pressée, trop pressée de commencer. Je chausse mes skis de fond, Fred sait ce qui va se passer. Il me regarde d’un air amusé, prêt à intervenir et BADABOUM au bout de 2 secondes.

J’attends un « je m’en doutais », il n’ose pas. Mais à voir la tête de Brice mon acolyte, ma chute devait être sympa.

Les premiers tirs se font à froid, je suis en mode « snipper », 3 cibles sur 5 ont été touchées ! Je me vois sur le podium.

« Nous allons corser tout ça ! » me dit Fred.

Je rechausse, j’avance à grande vitesse, presque sans chute, sur 10 ou 15 mètres (ne souriez pas) et me voilà à nouveau devant le tapis vert. Skis en V, bâtons entre les jambes, se laisser tomber sur les avant-bras (une pro), carabine sur l’épaule, regarder le tunnel dans l’intérieur de l’œilleton avec la cible en fond et tirer… Raté ! Recharger la carabine…Raté à nouveau.

J’enlève mes gants, mes lunettes, je remets mes gants puis à nouveau mes lunettes. Rien n’y fait… Aucun point vert à l’horizon. Je suis trop essoufflée.

Adieu podium, médaille et Marseillaise…

12hoo : le soleil est au zénith, ça chante, crie, ski, rigole, le col de la Llose est envahi d’enfants, la joie de vivre fait écho au milieu de ces sapins centenaires…

A cet instant très précis je n’échangerais ma place pour rien au monde, les Pyrénées-Orientales sont vraiment bénies des Dieux.

Au fond de moi, je sais que j’ai gagné aujourd’hui, pas au sens propre du terme vous l’avez tous compris, mais au sens figuré. Quel panorama ! Et quelle chance d’avoir pu tester cette activité qui en est une parmi tant d’autres proposées par O’Naturel 66.

En effet, j’aurais pu vous parler du Fat Bike, d’une rando en raquettes, de courses d’orientation, mais promis, ce sera pour une prochaine fois.

Réglée comme un bébé, il est temps de se restaurer et que ce soit pour Brice ou moi en tant que bons-vivants qui se respectent, nous serons à l’heure au restaurant.

14h00 : nous voilà rassasiés, départ vers Odeillo et son célèbre Four Solaire « Thémis Solaire Innovation ».

Impossible de rater cette « parabole », symbole de recherches scientifiques et énergie solaire.

En plus, les filles entre nous, qui n’a jamais rêvé de se regarder dans un miroir aussi grand, ou même en avoir un dans son dressing… allez, soyez honnêtes.

Bref, revenons à notre expérience pour le moins solaire.

D’un côté, un laboratoire du CNRS  dans lequel des doctorants et leurs équipes effectuent des recherches révolutionnaires. De l’autre côté, un musée qui vous permettra de prendre pleinement conscience des pouvoirs inépuisables du soleil.

Je pourrais évoquer dans cet article tous les exploits scientifiques qui voient le jour à Odeillo. En effet, des génies du monde entier cherchent et travaillent tous les jours afin de préserver notre terre et changer notre quotidien…

Alors, que vous soyez passionnés par la science, ou simplement curieux, je vous invite vivement à venir découvrir ce musée. Un rendez-vous hors du temps avec le Soleil.

D’ailleurs, celui-ci commence à décliner. Les Pyrénées-Orientales ont encore une fois tenu leurs promesses… Rechargée en ondes positives, je me sens prête pour une nouvelle journée de visites mais surtout de découvertes.

Pour l’organisation de votre séjour :

O’Naturel • Station Nordique du Capcir • Thémis Solaire Innovation

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étoiles Astronomie Randonnée Font-Romeu Ozone3 Montagne

Mon Astro rando

Quand la voûte céleste s’offre à vous !

Après mon défi pour construire un igloo en mode trappeur, je vous emmène dans mon astro-rando sous les étoiles.

17h rendez-vous avec Adrien, mon guide, spécialiste en astronomie. Moi qui n’ai aucune connaissance dans ce domaine, je m’apprête à vivre une soirée inoubliable.

Toujours avec mon équipement de base : raquettes et frontale, je suis prête, la forêt m’appartient, je dirais même qu’elle nous appartient tant le groupe est excité à l’idée d’être un ou une astronome en herbe.

Le soleil s’en va pour laisser place à la lune et aux étoiles.

Adrien, très “pro”, nous livre les premières explications. Heureusement, car pour moi les étoiles n’ont aucune signification. Frontale éteinte, pour éviter “la pollution lumineuse”, c’est la lune qui nous guide. Passage en forêt et endroits dégagés, le plafond “céleste” s’offre à moi.

C’est à ce moment, qu’Adrien sort le pointeur laser et les “waouh” fusent dans tous les sens, les constellations sont à portée de main. J’ai droit à mon premier cours d’astronomie : flash-back sur mes cours de physique du collège, qui pour vous l’avouer, ne m’ont jamais intéressée, mais, je le constate aujourd’hui, ont laissé des traces dans ma mémoire.

Quand même, je vous mets dans la confidence. Si mes cours de physique s’étaient déroulés dans les mêmes conditions qu’avec Adrien, je pense que l’astronomie n’aurait plus aucun secret pour moi.

Ceci étant dit, je continue à marcher, pas d’étoiles filantes, je suis déçue, mais aussitôt rassurée par Adrien, qui me donne rendez-vous cet été pour être aux premières loges.

1 heure de marche, me voilà arrivée au refuge du Col del Pam, que je connais bien puisque j’y suis venue lors de mon escapade nocturne. Jean-Yves, le maître des lieux, m’embrasse chaleureusement, ravi de me revoir. Il se souvient que j’ai déjà mangé la raclette et de fait me réserve la tartiflette. Je retrouve cette ambiance, cette convivialité et franchement les soirées dans les refuges sont certes copiées, mais jamais égalées.

C’est sûr, promis, cet été je reviens voir Jean-Yves.

Arrivée au point de départ, le groupe se sépare. Je fais un aparté avec Adrien et lui avoue que cette rando astro m’a bluffée. Je rejoins mon hôtel, convaincue d’y passer la nuit avec des étoiles plein les yeux.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

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Plongée sous glace, un voyage hors du commun…

Passez un hiver givré, plongez sous la glace !

Je vous emmène dans un voyage subaquatique extraordinaire : une plongée sous glace, au lac de Balcère, Les Angles à 1 780 m d’altitude. Une plongée unique dans le Capcir. Explorons ensemble un autre monde, celui du silence. C’est dans les Pyrénées-Orientales où vous profiterez des lacs pour aller non sur, mais sous l’eau, pour découvrir la plongée sous glace !

La plongée sous glace, c’est voir danser les bulles le long de la glace, jusqu’à s’évanouir… un spectacle magique.

7h du mat (eh oui, la plongée est un monde où l’on se lève tôt, clairement trop tôt pour moi…), départ pour le lac de Balcère, un cadre magique et sauvage, bordé de forêts de pins, dans un écrin de neige. Une pure sensation de liberté !

Pause-café en station. Conditions optimales : soleil, 12° C en extérieur, pas de vent. C’est cooooool ! Sous la glace, il fera 2°C. Bref, les petits bonheurs des Pyrénées et de son climat méditerranéen.

9h00 : une bonne demi-heure de marche sur une piste damée pour rejoindre Maïté et Gilles, nos moniteurs du centre Cap Cerbère, déjà sur place pour nous accueillir pour notre première plongée sous glace. Cette randonnée au milieu de ces sapins majestueux, certes un peu sportive, est annonciatrice d’un moment exceptionnel.

9h30 : breafing comme dans toutes plongées. Tout y passe : consignes de sécu, inspection du matos, calage sur les signes sous l’eau… mieux vaut bien écouter. Sous la glace, un seul trou : pas d’autres possibilités de sortie. Maïté sera notre monitrice.

10h15 : l’heure où le temps s’est arrêté… pour laisser la place à une succession de sensations, une variation de paysages insolites.

Je souffle un bon coup, la pression monte un peu pour cette initiation à la plongée sous glace. Finalement, les automatismes prennent le dessus, vêtements chauds et grosse paire de chaussettes sont enfilés sous la combi étanche, masque et palmes à la main : direction le point d’immersion !

Gilles finit de creuser le trou. Le spot ou plutôt le carré découpé dans la glace du lac : il est petit, à peine le passage pour une personne… comment dire… cela prête à réfléchir.

“Ne serais-je pas un peu inconsciente ??!!!”Happy Board

Maïté est la première à disparaître sous l’épaisseur de glace, suivie de près par Benoît qui fait son baptême de plongée. Ils sont reliés en permanence à la surface par un fil d’Ariane tenu par Gilles.
En remontant, Benoît est détendu, souriant et conquis par la plongée. Ses premiers mots : « Juste sous la glace, on dirait qu’il y a une couche de mercure : ce sont en fait des bulles d’air qui frôlent la surface… la glace change de couleur selon la lumière, d’une beauté sans nom.

J’ai eu la sensation d’explorer un nouveau monde, silencieux et mystérieux. 
C’est mon tour ! Gilles m’équipe afin de ne pas m’essouffler et accélérer mon rythme cardiaque. Nous sommes quand même à plus de 1 700 m d’altitude.

Bien sûr au départ, petite appréhension vite dissipée après les explications de Maïté. Nous nous immergeons. Je pensais avoir froid, en fait non. Nous sommes bien équipées, la difficulté est surtout de s’habituer à cette combi étanche : grande première pour moi.

“Très vite, je suis fascinée par la beauté des nuances de la lumière qui traverse la glace. C’est vraiment un spectacle à voir, à seulement 5 mètres de profondeur.”

Happy Board

Pas de petits poissons ou de coraux, mais plutôt un ballet de bulles… Au niveau de la sortie, le soleil entre. Je vois les rayons.
Plonger sous la glace, c’est oublier le temps.

Notre aventure en images !

Tentez l’aventure avec les centres de plongée :

Plongée Cap Cerbère et Le Poulpe, Barcarès

Infos pratiques 

Pour organiser votre séjour dans les Pyrénées et surtout pour vivre une nouvelle aventure :

Office de Tourisme Les AnglesCommunauté de communes Pyrénées Catalanes – Communauté de communes Pyrénées-Cerdagne

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa




La montagne, ça nous gagne ! Des Angles à Sainte Léocadie

Envie de grands espaces, de découvertes, d’émotions

Les Pyrénées sont le lieu idéal !

01 ENTREE PARC ANIMALIER FEV 2016Perchée à 1800 m d’altitude, j’arrive aux Angles, une des 7 stations de sports d’hiver des Pyrénées-Orientales. L’ambiance y est festive et familiale !

De la musique, de supers pro mais surtout un grand soleil !! C’est alors que je me tâte : ski, raquettes, rando… Non ce sera loups, ours, bisons !

En route vers le Parc Animalier… Il occupe 37 hectares de forêt et 2 circuits s’offrent à moi : le grand 3500 m et le petit 1500 m, mais comme vous le savez, je suis très curieuse. Je me dirige donc vers le grand !

C’est à ce moment-là que 2 soigneurs arrivent et nous annoncent que des marcassins viennent de naître alors je vous l’accorde ce n’est pas la naissance du siècle, mais moi, j’adore les animaux, je suis donc hyper excitée de pouvoir les découvrir.

Promenons-nous dans les bois

Mon  parcours est le jaune. Je m’applique à suivre  les flèches les 20 premiers mètres, puis toute mon  attention est attirée par les cerfs, les « Bambis » de mon enfance. D’ailleurs, discrètement, je tends l’oreille et tout le monde les appelle Bambi. Ils sont majestueux et magnifiques. Puis c’est au tour des sangliers. Je balaie du regard la forêt à la recherche des nouveau-nés, mais impossible de les voir. C’est alors que les soigneurs arrivent…
A peine visible à l’œil nu, ils nous indiquent la « nurserie » : au détour d’un épicéa. La laie est allongée avec ses marcassins, le spectacle est fabuleux.
Je continue mon périple : mouflons, bouquetins, isards, marmottes, puis arrive le tour des loups. Je suis très impressionnée face à ces prédateurs en semi-liberté.

Le temps semble s’être arrêté. Le paysage est féerique presque irréel. Les craquements de branches, les bruits des animaux, celui de l’eau, la chaleur du soleil et cette vue sur tout le Capcir… Je pourrais rester des heures…

Les animaux dans toute leur splendeur

La réalité me rappelle. J’entends que Cannelle et ses 3 petits sont dehors ! Ni une, ni deux, je cours, je ne veux pas rater ce spectacle, et croyez-moi, ça en valait la peine ! Les 3 oursons s’amusent entre eux. Cannelle, leur maman, se tient droite, majestueuse au milieu des arbres, elle regarde ses petits chahuter à l’écart.
En ce qui concerne le papa, il hibernait encore, évidemment…

L’arrivée au chalet

La  fin  de  la  matinée  approche  tout  comme  la  fin  du  parcours. Je  décide de prendre les « œufs », les  télécabines,  afin  de monter  en  haut  des  pistes  et  d’aller  déjeuner  au « Chalet ». Dans la file d’attente, j’aperçois à mes pieds un panier avec du pain, de la saucisse et des roustes… Me voyant interrogative, ma « voisine » me dit qu’elle va faire griller en haut des pistes, dans la salle hors sac ou des barbecues sont à disposition…
En arrivant, un sentiment de bien-être m’envahit. Certains rigolent, bronzent, contemplent le panorama, une douceur de vivre s’installe. Le temps s’arrête à nouveau… mais l’appel du ventre est plus fort et je décide donc de m’asseoir en terrasse afin de ne rien louper et de déjeuner !

Maintenant direction Sainte Léocadie

Il est temps de repartir, car je suis attendue à Sainte Léocadie. Je ne vais pas vous mentir, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre…
Avant de rentrer au musée Cal mateu, je remarque tout de suite que cet endroit est propice aux pique-niques… J’imagine la scène : une nappe des toiles catalanes, du bon pain, de la charcuterie catalane, un verre de vin ! Du soleil, des rires… What else ?

A l’entrée, plusieurs éléments me sautent aux yeux : un grand pigeonnier symbole de pouvoir, une cour pavée (chose rare dans une ferme cerdane), des fresques murales du XVIII siècle, des espantes bruixes (repousses sorcières), un jardin potager, des charrues… Le mot Musée prend tout son sens.
Témoignage de la vie parfois difficile mais authentique de nos aïeux.
En discutant avec les guides, je comprends que toute la dynamique du musée est basée sur des valeurs ancestrales, « revenir à l’essentiel, en proposant des ateliers : infusions et vieux remèdes, bunyetes, boutures… ».

Le soleil commence à décliner, ma journée se termine. Le Capcir et la Cerdagne ont tenu leurs promesses…
Merci à mes acolytes de la journée.

Merci à l’office de tourisme des Angles, au Parc animalier des Angles, au restaurant “Le Chalet” aux Angles, la Communauté de communes Pyrénées-Cerdagne, la boucherie/charcuterie Bonzom et au musée de Cerdagne.

Pour l’organisation de votre séjour :

Office de Tourisme des Angles : http://www.lesangles.com/fr

Parc Animalier des Angles : http://parc-animalier.faune-pyreneenne.fr/

Communauté de Communes Pyrénées-Cerdagne : https://www.pyrenees-cerdagne.com

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optimist plage Matemale

La plage à la montagne

Prendre de la hauteur vous tente ? Suivez-moi pour un grand bol d’air pur

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Allez, je file en Capcir, à 1600 m d’altitude,  pour un pur moment de détente

Le soleil brille, l’air est pur et vivifiant, le paysage grandiose, les sommets majestueux, les fleurs me font une démonstration de couleurs, alors je vous dis : “Bienvenue à la montagne”.

Loin de l’agitation des stations balnéaires, se cache le lac de Matemale avec sa plage particulière entièrement aménagée. Pas question de faire quelques brasses pour y arriver, j’ai tout simplement traversé la forêt de la Matte. Ce que je peux vous dire, c’est qu’horizontaux ou verticaux, ces paysages de montagne m’ont toujours fascinée et pour cause, j’y ai vécu pendant quelques années.

La base nautique l’Ourson est située dans une anse abritée, en bordure du lac de Matemale. Il y règne une grande effervescence digne des bords de mer car les familles se retrouvent pour partager des moments d’exception. Une ribambelle de pédalos, de canöes, de dériveurs attendent les prétendants. Autant vous dire que la plage s’est déplacée, tous les ingrédients sont là : le parasol, les serviettes, les effluves d’ambre solaire…. Seul le sable a laissé sa place au tapis de verdure, bien plus confortable.

Je pose mon sac à dos avec tout le nécessaire pour passer une belle journée au grand air avec une pincée de bonne humeur. Comme je l’ai décidé, je vais tester l’activité pédalo sur le lac, sans vague, avec les montagnes en toile de fond. Bien sûr, j’aurais pu aller à la rencontre de sensations fortes, comme par exemple faire du VTT sur les pistes de ski ou bien m’envoler avec un parapente, mais j’ai pris l’option de profiter du temps qui passe et je n’ai pas été déçue, loin de là.

D’un pas décidé, je réserve mon pédalo, rouge de préférence, au moins je serai visible, sait-on jamais. Rien de plus simple, aucune qualité physique n’est requise, si ce n’est la plus importante : savoir nager. Équipée du gilet gonflable (sécurité oblige), de chaussures pour mon confort personnel, me voilà parée pour partir à la conquête du lac.

Dès les premiers coups de pédale, je quitte la rive et un superbe panorama s’offre à moi. Trois mots pour définir cet instant magique : “silence, fraîcheur, pureté”. Comme le quotidien me paraît loin… Je dirais même que je l’ai laissé en plaine. Bien sûr l’eau n’est certes pas bleue, mais suffisamment claire pour apercevoir un banc de poissons qui s’agitent, dérangés, sans doute, par mon pédalage dynamique.

C’est à ce moment que je croise un véliplanchiste, qui pour tout vous dire est en sérieuse difficulté pour avancer et pour cause, il n’y a pas de vent. Pour moi, vous vous en doutez, c’est l’idéal. Je ne fournis aucun effort, le pédalage est souple, tranquille et me dirige au grès de mes envies. Plus loin, des adolescents, accompagnés du moniteur, apprennent le maniement du dériveur. Je me rends compte, très rapidement, que le lac est un lieu convivial, multi-générationnel où toutes les activités nautiques se côtoient.

Retour sur la rive

article Festival Les Angles au coin de la rue 250

Je décide de rejoindre la rive opposée à la base nautique, car, juste pour mon plaisir, j’ai envie de faire le trajet inverse pour apercevoir au premier plan, cette forêt verdoyante qu’est la Matte et en arrière-plan, le village des Angles construit sur les pentes du Mont Llaret, sur le plateau du Capcir.

Je ramène le pédalo, ravie d’avoir parcouru cette immensité, cette étendue dédiée aux sports nautiques. C’est donc allongée sur ce tapis de verdure, appréciant les caresses du soleil sur mon visage, que je m’octroie une sieste bien méritée.

Une chose est sûre “buller” est tout à fait possible à la montagne pour les amoureux du moindre effort. C’est tout naturellement, que je vous dis à très vite.

Pour l’organisation de votre séjour :

Club nautique l’ Ourson : Pierre PAYRET – 06-08-88-44-03

Maison du Tourisme des Angles : http://www.lesangles.com/fr

Communauté de communes Capcir – Haut-Conflent : http://www.capcir-pyrenees.com/

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La pêche à la mouche, un art de vivre

Voilà comment “j’ai fait mouche” à la pêche

La pêche à la mouche a toujours éveillé ma curiosité, mais de là à me lancer pour appréhender cette discipline, me paraissait compliqué. Je garde en mémoire ce magnifique film de Redford : “Et au milieu coule une rivière”, une nature exceptionnelle, une gestuelle du lancer hypnotisante, cette perfection en “ferait flipper plus d’un”.

Gonflée à bloc, excitée de commencer, pressée que le jour se lève, pour enfin essayer cette pêche magique. Il faut tout de même, que je sois objective. Si je veux arriver à lancer ma mouche, un professionnel est indispensable. Eh oui ! C’est comme au tennis ou au golf, il est primordial de bien commencer pour ne pas prendre de mauvaises habitudes.

Mais, quelle idée à bien pu me “piquer”, le temps d’une matinée, de vouloir être un “pêcheur moucheur” au féminin, s’il vous plait !

J’ai pris les devants, me suis renseignée auprès des “pêcheurs moucheurs”, des anciens, qui connaissent parfaitement les lacs de pêche.

J’ai trouvé un matériel sympa, l’ai préparé soigneusement, émerveillée devant la boite à mouches de Thierry, somme toute indispensable pour bien démarrer. J’ai consacré un peu de temps pour travailler le lancer, surtout pour ne pas être trop ridicule au milieu de ce monde, tout de même très masculin.

C’est donc accompagnée de Thierry, que j’arrive au bord du lac. Le soleil inonde l’étendue d’eau, les premiers poissons commencent à bouger. Je m’approche discrètement de la bordure du lac et je suis enfin prête pour faire mon premier lancer.

Et là, des “moucheurs” commencent à fouetter à 20 mètres de nous. Le charme est rompu, même si je suis tolérante, j’ai envie de crier, de la traiter de tous les noms de volatiles et surtout de leur expliquer, que ce n’est pourtant pas si difficile de se trouver une place plus loin, nous ne sommes pas au bord d’une marre à canards !

C’est donc, très appliquée, que je reprends ma canne à lancer. Et si je revenais bredouille ? Thierry me rassure, il y a toujours quelque chose à apprendre au bord de l’eau. Mon envie de défendre le côté sportif de ce loisir, a pris toute son importance et loin de moi, la volonté de remplir mon congélateur.

Même, si ne n’ai pas eu l’occasion de gracier un combattant en le remettant à l’eau avec précaution, je me suis enrichie en apprenant quels sont les insectes qui nourrissent les truites fario, le respect des poissons dans cet art magnifique qu’est la pêche à la mouche.

Je ne connaissais rien à ce loisir, mais mon ressenti est que la pêche est un espace de liberté et de bonheur à l’état pur et doit le rester.

Si vous aussi, vous vous lancez, bonne pêche !

Pour l’organisation de votre séjour : Fédération de Pêche des Pyrénées-Orientales

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