Les Pyrénées-Orientales : 365 nouvelles journées, 365 nouvelles expériences….

 Les Pyrénées-Orientales 

365 nouvelles journées, 365 nouvelles nuits, 365 nouvelles expériences….

Les Pyrénées-Orientales, là où vous avez rencontré le soleil, ressenti le bonheur d’être  ensemble, vécu  des aventures !

Pour 2018, nous vous promettons du Fun, du Glam, du Zen, de l’Aventure,  beaucoup de rires en famille, entre amis et bien-sûr de vivre des expériences incroyables dans les Pyrénées-Orientales !

Tous les blogueurs, Amandine, France, Chantal, Emmanuelle, Béatrice, Gloria, Brice et Julien vous souhaitent  une année é(P.O.)ustouflante !

Amandine, France, Julien, Béa

Chantal, Emmanuelle, Brice, Gloria

Depuis un peu plus d’un an, nous avons parcouru les Pyrénées-Orientales de la Méditerranée aux Pyrénées pour vous transmettre nos expériences, nos émotions, notre amour de cette destination où le soleil règne plus de 320 jours par an. Non, ce n’est pas une légende !

Pour vous…

  • Nous avons défié la loi de la gravité et tenté de trouver  l’équilibre sur nos planches de S.U.P, de kite
  •  Nous avons affronté la grande amie d’Eole : la Tramontane.

  • Nous nous sommes remis au sport 
  • Nous avons eu très froid mais aussi très chaud !!!

  • Nous avons gravi des montagnes.
  • Nous avons enquêté afin de résoudre des énigmes

Grâce à vous…

  • Nous  avons testé les sources d’eaux chaudes naturelles, les spas de la Méditerranée aux Pyrénées.
  • Nous avons découvert des expositions exceptionnelles :  Dali, Picasso

  • Nous avons  exploré des sites culturels empreints de cette histoire catalane si intense.
  • Nous avons participé à des concerts dans des lieux magiques.

Nous avons rencontré des personnes passionnées et passionnantes. 

Nous ne sommes pas de grands sportifs, ni de grands historiens… 

Nous sommes comme vous !

Nous aimons apprendre, visiter, découvrir, bouger, manger, déguster, rencontrer, rire  et surtout partager !  Notre plaisir est  de  vous faire vivre simplement des  expériences uniques  dans les Pyrénées-Orientales  que nous chérissons et  connaissons parfaitement.

Ici, la terre, la mer et le ciel se laissent regarder, écouter, goûter, toucher, sentir…

Nous ne trichons pas, nous vivons les Pyrénées-Orientales. 

2018, nous sommes prêts  à vivre de nouvelles aventures et à les partager avec vous !

Alors à très bientôt.

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa

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Chacun sa croix….

La mienne ne se porte pas, elle se mérite…

Nous sommes le 16 Août 2017, c’est un grand jour !

Un exploit sportif , car rappelez-vous que je ne marche que le premier jour des soldes.  Mais en tant que Catalane, et pour l’avoir déjà vécu, je sais très bien que cette journée sera ancrée dans ma mémoire.

Au-delà d’être une randonnée, l’ascension du  Canigó (2784,66 m) se fait généralement en famille et entre amis. Il s’agit avant tout d’un moment de partage et de convivialité.

Pour la petite histoire, j’ai moi-même fait le Canigó en famille, petite, et je m’en souviens comme si c’était hier… J’espère qu’il en sera de même pour ma fille, Valentine, qui a 8 ans.

“5 heures du mat j’ai des frissons, je claque des dents, je monte  le son !” Bref il est l’heure de se lever !

6h45 : José (mon mari), Valentine et moi avons rendez-vous chez nos acolytes de la journée : Fabien (dit Fabio), Cécile (la C), Lilly et Ninon.

Les garçons font un point technique : chaises, tables, souches, grilles, saucisse et vin ! Tout y est.

Cette fois, c’est la bonne ! Nous partons d’ Ille-sut-Têt pour un voyage d’1h30 en 4×4 jusqu’au parking du refuge des Cortalets, point de départ de notre périple.

9h00 : Nous y sommes. Je n’ose pas lever les yeux vers le ciel…  C’est pire que l’Everest ! Mais en balayant du regard la troupe joyeuse, je me sens prête à gravir le mont Canigó et toucher la fameuse croix.

A peine descendue de la voiture, une ampoule pointe le bout de son nez… Erreur de débutante, j’avais lavé mes baskets la veille…

C’est parti ! Les premiers temps je regarde devant moi, puis les premières difficultés apparaissent… Quand à Valentine et José, ils disparaissent dans ce majestueux décor.

Assez contente de moi, je me retourne pour estimer le chemin parcouru… Et là, grosse déception je vois encore le 4X4… Bref, la route va être très très longue…

Au loin j’entends Valentine qui m’encourage « Allez maman, allez maman ! », alors, à la Killian Jornet, je baisse la tête, me mets dans ma bulle et avance.

Heureusement Lilly et Ninon ne me laissent pas seule… Fabio devient alors notre coach, allez les filles, c’est bien! Buvez un peu, regardez les marmottes, les isards, la montagne à 3 dents…

Quant à La C, elle trottine …

Après 2h30 de souffrance (oui j’ai bien écrit 2h30…), j’aperçois la croix, droite et majestueuse aux couleurs catalanes, et juste à côté, Valentine qui elle est montée en 1h30 !

«  C’est bien maman, tu as été courageuse » me dit-elle. Courageuse… C’ est peu dire, maman est au bout de sa vie !

Pas le temps de souffler, comme à un mariage, c’est l’heure de faire les traditionnelles photos, en solo, en familles, entre amis…

Puis arrive la phrase classique “C’est quand qu’on mange ?”

Du calme les filles, je viens à peine d’arriver. La réponse ne se fait pas attendre, « oui, mais nous ça fait une heure qu’on est là ! »

Ni une, ni deux c’est parti pour  la descente, passage obligatoire au refuge des Cortalets, histoire de se désaltérer et de récupérer le 4×4.

Départ vers le refuge de la Molina pour le déjeuner tant attendu.

Pendant que les garçons allument le feu, la C, en tant que bonne copine, prépare la table, les filles jouent et moi j’essaie de me remettre de mes émotions, un verre de vin à la main.

A cet instant très précis, je n’échangerai ma place contre rien au monde…

L’odeur du feu, les amis qui me félicitent, les filles qui rigolent, mon mari avec son petit sourire en coin.

“On est riche que de ses amis, c’est dit”. Calogéro

Voilà, mes chers lecteurs, faire la Canigó c’est ça… Peu importe votre condition physique, l’ascension de cette montagne si riche à mon cœur ne se calcule ni en temps (heureusement pour moi), ni en kilomètre, mais en amitié et en amour.

Pour l’organisation de votre séjour

Tourisme Canigó

Canigó Grand Site

L’amour du patrimoine Catalan, l’amour de la famille, l’amour du partage… Promis, un jour, j’y retournerai avec mon petit Martin…

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Une nuit au refuge Sant Guillem

Des personnalités brillantes et attachantes

Hommage à Christian Bourquin – © ADT66

Ce vendredi après-midi, je me rends en compagnie d’Aurélie, une universitaire passionnée par cette terre du Haut Vallespir, au refuge Sant Guillem, dans la haute vallée de la Coumelade.

Porté à bout de bras par le charismatique Christian Bourquin, ce 5ème refuge a vu le jour en juillet 2015 et permet de vivre l’expérience du tour du Canigó en 5 jours de randonnée et 5 nuits. Une plaque dans la salle à manger rend hommage à l’amoureux de la montagne pyrénéenne,  hélas disparu.

Sur la route du refuge – © ADT66

Une expérience vraie et humaine

Stéphane et Nil en cuisine – © ADT66

Passer une nuit à Sant Guillem, c’est vivre une expérience multiple, familiale, montagnarde et écologique. Stéphane, Myriam sont les gardiens passionnés et engagés des lieux. Avec leurs trois enfants Milan, Nil et Lila, ils accueillent, hébergent, restaurent et conseillent les randonneurs, marcheurs ou naturalistes  passionnés qui passent dans ce refuge de moyenne montagne, à la portée de tous, profanes ou initiés.

Nul besoin d’être un sportif de haute volée pour atteindre le refuge ; depuis le hameau de La LLau (Le Tech), une heure trente de marche suffit et une piste pour véhicules tout terrain arrive tout près.

Pour l’heure, Myriam veut  me montrer l’arboretum ; avec Lila juchée sur ses épaules, elle se fraye avec aisance un chemin, à travers la forêt d’essences méditerranéennes endémiques, tout en évoquant les projets à venir comme l’installation de grands jeux en bois ou d’autres aménagements.

Au retour de la promenade, le dîner est prêt, Stéphane a concocté un repas de produits locaux, secondé par le jeune Nil qui adore la cuisine ou son père, ou les deux… Repas convivial et vrai moment de partage avec un couple franco-allemand de jeunes musiciens harpistes dans un grand orchestre à Berlin. Ils font l’expérience du tour du Canigó, avec des étapes dans les refuges.

Ambiance familiale – © ADT66

Atomes crochus et ancêtres communs

Cloche en fer forgé – © ADT66

Après une nuit dans une chambre nette et fonctionnelle et un petit déjeuner exclusivement local, je me rends à « l’aplec » de  l’ermitage de Sant Guillem de Combret, juste au-dessus du refuge, un sanctuaire du Xème et XIIème, inscrit aux monuments historiques, occupé et restauré avec opiniâtreté par une famille de la vallée.

La toiture, le cadran solaire et la porte de la chapelle au beau chevet pré-roman ont été rénovés, mais il faut encore engager des frais pour restaurer le rétable et les différentes statues. Après la bénédiction d’usage par un prêtre globe-trotter et gastronome, un apéritif est servi dehors, au soleil. La vénérable cloche en fer forgé du Xème siècle (une des plus anciennes productions campanaires de France) est de sortie, posée sur la table, Henri le maître des lieux, me raconte l’histoire de la vallée, de sa famille et nous nous découvrons même des ancêtres communs.

Refuge Sant-Guillem – © ADT66

…De retour au refuge, il est temps de refermer cette parenthèse enchantée comme un album coloré, parfumé, empreint d’émotions et de rencontres. Sur le chemin du retour avec Philippe, de la Communauté de Communes du Haut Vallespir, nous évoquons les projets d’aménagement en cours et surtout le festival « Jazz en Tech » qui a lieu en Juillet  avec de très grands musiciens. Un vrai passionné pour cette terre d’exception dans les Pyrénées-Orientales.

Pour plus d’informations :

Refuge Sant Guillem – Sud CanigóTourisme Canigó

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Une session Freestyle sur les pistes des Neiges Catalanes, adrénaline garantie

Tous en piste sur la poudreuse des Pyrénées-Orientales

Si vous aimez la montagne en hiver, skier et dévaler les pistes des Pyrénées-Orientales : Un seul lieu s’impose… Direction les stations de ski des Neiges Catalanes.

Ce week-end, c’est l’appel du blanc. Depuis quinze jours, c’est l’avalanche dans les stations de ski des Neiges Catalanes. La neige tombe et tombe à gogo. Sur toutes les montagnes des Pyrénées-Orientales, elle s’accumule. Depuis deux jours, je reste suspendu aux bulletins météorologiques qui s’enchaînent, bons, mauvais, cléments, incertains, du vent du vent et encore du vent. Il me faut attendre jusqu’au matin, ouvrir les volets et me rendre compte. 40 cm de poudreuse toute fraîche. La pow est là. Elle m’attend, elle m’appelle, je lui renvoie l’écho. Aucune hésitation… Direction les stations de ski des Neiges Catalanes. La session s’annonce dantesque. Rendez-vous est donc pris avec mes potes du moment, mes frères de glisse. Ils sont tous là. Yvan le terrible, Juan le jumper et Richard le rider m’attendent. Les sourires s’affichent, les regards se croisent, les pupilles se dilatent, pas une seconde à perdre !

Le bal des riders

30 ans que je me shoote chaque hiver à l’adrénaline de ce sport de glisse, à cette immensité blanche qui me remplit d’émotions et de sensations. Que voulez-vous je suis comme ça. Pas tout à fait fou, un peu casse-cou, juste la bonne dose. Une onde de choc, une soif de liberté que tout bon skieur dans l’âme ressent et exprime à travers la vitesse, la pente, les bosses, les sauts, la poudreuse. Toutes les conditions semblent réunies. Rendez-vous au sommet de nos bonnes Neiges Catalanes. Rien de plus facile avec les remontées mécaniques. 15 minutes de montée et c’est l’arrivée. Casques ajustés, masques réglés, prêts à chausser et prêts à dévaler.

Chaque année, c’est le même bal. On se lance, on expérimente d’autres styles et techniques de glisse. On teste le nouveau matériel, toujours plus performant, toujours plus innovant. On s’amuse, on kiffe, mais toujours en sécurité. Les pistes sont là, devant nous. Elles nous tendent les bras, immenses, dominantes et généreuses. Ouvertes sur les forêts, toutes les stations des Neiges Catalanes prennent appui sur leur charme naturel. Comme à mon habitude, je suis le premier à me lancer, à tracer mon empreinte dans la poudreuse fraîche, dense, volumineuse et légère du matin. La pente est raide et le dénivelé marqué. J’enchaîne les courbes. Léger comme l’air, en apesanteur, je déchaîne et laisse glisser les spatules. Je déclenche les quarts en bon intervalle. Le silence règne. Dans cette nature, je suis au paradis, libre. Seul, apaisé, en tranquillité, toutes les sensations répondent à chaque trace gravée dans la neige. Je stoppe ma course, Yvan et Richard me rejoignent. Le show commence.

Devant nous se dresse comme une forteresse un mur large et abrupt. Un terrain idéal que tout bon skieur ne peut laisser échapper pour se mesurer. En trace directe sur plusieurs centaines de mètres, le schuss m’attend. Lancé à toute allure, à toute berzingue, je prends rapidement de la vitesse. La satisfaction est immense. Ça apprend à vivre ça ! Le mur laisse place à un vaste champ de poudreuse. Au loin, deux beaux sauts se dessinent. J’ouvre la voie du possible. Une faute de quart, une faute d’inattention et c’est la sanction. Rapidement je visionne mon passage. Ne pas se rater surtout. C’est le grand saut, je décolle. Je serre les genoux, garde l’équilibre, le corps tendu vers l’avant…, ça passe. La réception est bonne, je poursuis sur ma lancée et la descente. Plus bas, la seconde bosse bien dessinée me fait prendre un envol de tous les diables. J’aligne les skis, tourne les épaules vers la droite en plein saut : c’est le 360°, un hélicoptère bien maîtrisé. Je jubile. J’entends déjà Yvan rager. C’est son tour.

Back flip sur big air

Je l’observe attentivement. Il part comme un fou, sans aucune retenue, enchaîne les virages très serrés. Il semble bien motivé mon Yvan. Trop peut-être. Au passage du mur, il lâche tout et ne retient rien. Pas même une petite courbe pour freiner son allure. Yvan s’envole. Projeté dans la pente, il part en roulé boulé avant de s’arrêter quelques mètres plus bas, la tête remplie de neige. La chute est spectaculaire. Mais le skieur n’en est pas à son premier coup d’essai. Yvan lève les bras, tend le pousse, tout va bien. Nous sommes comblés. Les applaudissements et les moqueries jasent.

Tous embarqués dans le snowpark, nous élaborons notre stratégie. Chacun détaille son plan de vol et élabore sa propre figure. Les visuels se créent et les séquences s’enchaînent. Notre jumper intrépide, Juan se lance. Je le sais, je le connais, avec une telle bosse, un tel big air, c’est le back flip assuré. Un saut périlleux en arrière qui doit être exécuté avec précaution. Mais Juan a de l’entraînement. Le corps tendu, le rider effectue son 360° sur lui-même et retombe sans problème sur ses pieds. Grrr !!! Il l’a passé. L’exécution est parfaite, ça me rend fou. J’ai tout filmé. Richard nous retrouve.

Tous alignés, côte à côte, nous serpentons sur cette belle dame blanche, au royaume des pistes, des pentes et de la poudreuse, nous sommes les rois dans nos stations des Neiges Catalanes.

Pour l’organisation de votre séjour :

Les Neiges CatalanesPyrénées Catalanes

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Mon escapade nocturne

Mon escapade nocturne

Une nuit extraordinaire

L’hiver, généralement, je suis en mode « ski à fond », mais j’ai voulu sortir des sentiers battus et vivre une belle aventure de nuit, sous le ciel étoilé de Cerdagne.

18h00 : rendez-vous à la tombée de la nuit au bureau des guides d’Ozone 3. Bien emmitouflée, car la température frise les 3 degrès, sachant qu’elle va diminuer au fur et à mesure de la soirée, j’ai pris mes précautions. Après avoir fait connaissance avec le guide et le groupe, nous partons en covoiturage, en direction de la forêt du Serrat de l’Ours.

18h15 : j’arrive aux abords de la forêt, c’est le moment de s’équiper. Je mets les raquettes aux pieds, la lampe frontale sur ma tête, normal. C’est excitant de pénétrer dans cette forêt obscure. A chacun sa méthode pour apprivoiser le silence, l’obscurité : un couple chuchote et d’autres parlent fort.

10 minutes de marche et déjà j’aperçois les premières traces d’animaux dans la neige. A qui appartiennent-elles ? Renard, biche, notre imagination s’emballe et je lance les paris. Finalement, le guide nous informe qu’il s’agit d’un jeune chevreuil, reconnaissable à la taille de ses pattes et au fait qu’il se soit déplacé en faisant des sauts.

J’ai envie de suivre ces traces, dans l’espoir de surprendre le jeune chevreuil, mais la tentation du repas montagnard est plus forte. Mes amis vous diraient : « impossible pour Chantal de faire une croix dessus ». Je continue à marcher, une sensation de quiétude est palpable pour tout le groupe, rythmée par les chuchotements et les anecdotes du guide.

Soudain, le silence est brisé par l’intrusion d’un renard qui, effrayé, s’enfuit dans la forêt à la recherche d’un lieu plus tranquille.

Puis le refuge prend des airs de guinguette

19h00 : 1 heure et quart de marche, encore quelques pas à faire, les bonnes odeurs commencent à arriver jusqu’à moi. Le refuge n’est plus très loin, la fumée sort de la cheminée et fait une trace blanche dans le ciel obscur.

Me voilà arrivée au Refuge du Col del Pam, chez Jean-Yves, ravi de voir cette équipe de joyeux lurons affamés. Au menu, raclette ou tartiflette, sans hésiter, je choisis la raclette à l’ancienne : un pur délice. J’en ai mangé des raclettes, mais là, c’est une autre sensation, celle là a un goût d’aventure. Mon voisin, opte pour la tartiflette maison qui tient tout autant ses promesses. Tout le groupe, y compris le guide, déguste les plats de Jean-Yves, un régal. Un bon repas dans les refuges de montagne est toujours suivi de chansons et d’anecdotes. Quelle ambiance ! Je suis en mode « je festoye », le refuge prend des airs de « guinguette ».

21h30 : tout a une fin, le guide me fait signe qu’il faut penser à repartir pour rejoindre les véhicules laissés à l’entrée de la forêt. C’est en traînant les pieds, comme un enfant, que j’obéis. Nous repartons, dans ma tête, les images tournent, impossible de ne pas penser à ce moment d’exception.

22h30 : c’est l’heure à laquelle j’arrive à mon hôtel pour y passer une bonne nuit de sommeil.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

Office de Tourisme de Font-Romeu • Pyrénées Catalanes

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Des frères Fourcade, aux chercheurs du CNRS, il n’y a qu’un pas…

Sur les traces des Génies

Jeudi 19 janvier 2017, les Pyrénées ont revêtu leur manteau blanc.

Brice (mon binôme de choc) et moi, décidons de partir pour une nouvelle aventure. Au vu de l’actualité sportive des derniers jours, j’opte pour  une initiation au Biathlon Laser !

Non ! 2017, n’a pas fait de moi une sportive, mon niveau est toujours le même. Mais Fred Maugery, responsable d’O Naturel 66, me rassure et me met à l’aise : « Pas d’inquiétude, cette activité se pratique dès 8 ans ! »

Ni une, ni deux, départ vers La Llagone. J ’appréhende le froid, des températures négatives sont attendues …. Donc, sur les bons conseils de ma moitié, je mets des couches sur des couches.

10h00 : me voilà arrivée sur, la Station Nordique du Capcir, au Col de La Llose le « Terrain de jeux » de Simon et Martin Fourcade. L’excitation commence à m’envahir, je tourne la tête dans tous les sens, le paysage est sublime, une carte postale. En me retournant, je vois au loin le Cambre d’Aze. Il n’a jamais été aussi beau… Et, à ma grande surprise, un grand soleil.

Je sens que la journée va être parfaite !

10h30 : Fred,mon prof pour la matinée, commence ses explications. Le pauvre, il ne sait pas à qui il a affaire. Mon niveau de ski doit frôler 1 étoile… Mais pleine de bonne volonté, j’écoute attentivement : respirer, 22 long rifle, laser, viser, tunnel, œilletons, cible et en conclusion, profite et amuse-toi.

Ca y est je suis dans mon personnage, le nom des “Fourcade” résonne dans ma tête.

Je suis pressée, trop pressée de commencer. Je chausse mes skis de fond, Fred sait ce qui va se passer. Il me regarde d’un air amusé, prêt à intervenir et BADABOUM au bout de 2 secondes.

J’attends un « je m’en doutais », il n’ose pas. Mais à voir la tête de Brice mon acolyte, ma chute devait être sympa.

Les premiers tirs se font à froid, je suis en mode « snipper », 3 cibles sur 5 ont été touchées ! Je me vois sur le podium.

« Nous allons corser tout ça ! » me dit Fred.

Je rechausse, j’avance à grande vitesse, presque sans chute, sur 10 ou 15 mètres (ne souriez pas) et me voilà à nouveau devant le tapis vert. Skis en V, bâtons entre les jambes, se laisser tomber sur les avant-bras (une pro), carabine sur l’épaule, regarder le tunnel dans l’intérieur de l’œilleton avec la cible en fond et tirer… Raté ! Recharger la carabine…Raté à nouveau.

J’enlève mes gants, mes lunettes, je remets mes gants puis à nouveau mes lunettes. Rien n’y fait… Aucun point vert à l’horizon. Je suis trop essoufflée.

Adieu podium, médaille et Marseillaise…

12hoo : le soleil est au zénith, ça chante, crie, ski, rigole, le col de la Llose est envahi d’enfants, la joie de vivre fait écho au milieu de ces sapins centenaires…

A cet instant très précis je n’échangerais ma place pour rien au monde, les Pyrénées-Orientales sont vraiment bénies des Dieux.

Au fond de moi, je sais que j’ai gagné aujourd’hui, pas au sens propre du terme vous l’avez tous compris, mais au sens figuré. Quel panorama ! Et quelle chance d’avoir pu tester cette activité qui en est une parmi tant d’autres proposées par O’Naturel 66.

En effet, j’aurais pu vous parler du Fat Bike, d’une rando en raquettes, de courses d’orientation, mais promis, ce sera pour une prochaine fois.

Réglée comme un bébé, il est temps de se restaurer et que ce soit pour Brice ou moi en tant que bons-vivants qui se respectent, nous serons à l’heure au restaurant.

14h00 : nous voilà rassasiés, départ vers Odeillo et son célèbre Four Solaire « Thémis Solaire Innovation ».

Impossible de rater cette « parabole », symbole de recherches scientifiques et énergie solaire.

En plus, les filles entre nous, qui n’a jamais rêvé de se regarder dans un miroir aussi grand, ou même en avoir un dans son dressing… allez, soyez honnêtes.

Bref, revenons à notre expérience pour le moins solaire.

D’un côté, un laboratoire du CNRS  dans lequel des doctorants et leurs équipes effectuent des recherches révolutionnaires. De l’autre côté, un musée qui vous permettra de prendre pleinement conscience des pouvoirs inépuisables du soleil.

Je pourrais évoquer dans cet article tous les exploits scientifiques qui voient le jour à Odeillo. En effet, des génies du monde entier cherchent et travaillent tous les jours afin de préserver notre terre et changer notre quotidien…

Alors, que vous soyez passionnés par la science, ou simplement curieux, je vous invite vivement à venir découvrir ce musée. Un rendez-vous hors du temps avec le Soleil.

D’ailleurs, celui-ci commence à décliner. Les Pyrénées-Orientales ont encore une fois tenu leurs promesses… Rechargée en ondes positives, je me sens prête pour une nouvelle journée de visites mais surtout de découvertes.

Pour l’organisation de votre séjour :

O’Naturel • Station Nordique du Capcir • Thémis Solaire Innovation

Pyrénées Catalanes

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étoiles Astronomie Randonnée Font-Romeu Ozone3 Montagne

Mon Astro rando

Quand la voûte céleste s’offre à vous !

Après mon défi pour construire un igloo en mode trappeur, je vous emmène dans mon astro-rando sous les étoiles.

17h rendez-vous avec Adrien, mon guide, spécialiste en astronomie. Moi qui n’ai aucune connaissance dans ce domaine, je m’apprête à vivre une soirée inoubliable.

Toujours avec mon équipement de base : raquettes et frontale, je suis prête, la forêt m’appartient, je dirais même qu’elle nous appartient tant le groupe est excité à l’idée d’être un ou une astronome en herbe.

Le soleil s’en va pour laisser place à la lune et aux étoiles.

Adrien, très “pro”, nous livre les premières explications. Heureusement, car pour moi les étoiles n’ont aucune signification. Frontale éteinte, pour éviter “la pollution lumineuse”, c’est la lune qui nous guide. Passage en forêt et endroits dégagés, le plafond “céleste” s’offre à moi.

C’est à ce moment, qu’Adrien sort le pointeur laser et les “waouh” fusent dans tous les sens, les constellations sont à portée de main. J’ai droit à mon premier cours d’astronomie : flash-back sur mes cours de physique du collège, qui pour vous l’avouer, ne m’ont jamais intéressée, mais, je le constate aujourd’hui, ont laissé des traces dans ma mémoire.

Quand même, je vous mets dans la confidence. Si mes cours de physique s’étaient déroulés dans les mêmes conditions qu’avec Adrien, je pense que l’astronomie n’aurait plus aucun secret pour moi.

Ceci étant dit, je continue à marcher, pas d’étoiles filantes, je suis déçue, mais aussitôt rassurée par Adrien, qui me donne rendez-vous cet été pour être aux premières loges.

1 heure de marche, me voilà arrivée au refuge du Col del Pam, que je connais bien puisque j’y suis venue lors de mon escapade nocturne. Jean-Yves, le maître des lieux, m’embrasse chaleureusement, ravi de me revoir. Il se souvient que j’ai déjà mangé la raclette et de fait me réserve la tartiflette. Je retrouve cette ambiance, cette convivialité et franchement les soirées dans les refuges sont certes copiées, mais jamais égalées.

C’est sûr, promis, cet été je reviens voir Jean-Yves.

Arrivée au point de départ, le groupe se sépare. Je fais un aparté avec Adrien et lui avoue que cette rando astro m’a bluffée. Je rejoins mon hôtel, convaincue d’y passer la nuit avec des étoiles plein les yeux.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

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Plongée sous glace, un voyage hors du commun…

Passez un hiver givré, plongez sous la glace !

Je vous emmène dans un voyage subaquatique extraordinaire : une plongée sous glace, au lac de Balcère, Les Angles à 1 780 m d’altitude. Une plongée unique dans le Capcir. Explorons ensemble un autre monde, celui du silence. C’est dans les Pyrénées-Orientales où vous profiterez des lacs pour aller non sur, mais sous l’eau, pour découvrir la plongée sous glace !

La plongée sous glace, c’est voir danser les bulles le long de la glace, jusqu’à s’évanouir… un spectacle magique.

7h du mat (eh oui, la plongée est un monde où l’on se lève tôt, clairement trop tôt pour moi…), départ pour le lac de Balcère, un cadre magique et sauvage, bordé de forêts de pins, dans un écrin de neige. Une pure sensation de liberté !

Pause-café en station. Conditions optimales : soleil, 12° C en extérieur, pas de vent. C’est cooooool ! Sous la glace, il fera 2°C. Bref, les petits bonheurs des Pyrénées et de son climat méditerranéen.

9h00 : une bonne demi-heure de marche sur une piste damée pour rejoindre Maïté et Gilles, nos moniteurs du centre Cap Cerbère, déjà sur place pour nous accueillir pour notre première plongée sous glace. Cette randonnée au milieu de ces sapins majestueux, certes un peu sportive, est annonciatrice d’un moment exceptionnel.

9h30 : breafing comme dans toutes plongées. Tout y passe : consignes de sécu, inspection du matos, calage sur les signes sous l’eau… mieux vaut bien écouter. Sous la glace, un seul trou : pas d’autres possibilités de sortie. Maïté sera notre monitrice.

10h15 : l’heure où le temps s’est arrêté… pour laisser la place à une succession de sensations, une variation de paysages insolites.

Je souffle un bon coup, la pression monte un peu pour cette initiation à la plongée sous glace. Finalement, les automatismes prennent le dessus, vêtements chauds et grosse paire de chaussettes sont enfilés sous la combi étanche, masque et palmes à la main : direction le point d’immersion !

Gilles finit de creuser le trou. Le spot ou plutôt le carré découpé dans la glace du lac : il est petit, à peine le passage pour une personne… comment dire… cela prête à réfléchir.

“Ne serais-je pas un peu inconsciente ??!!!”Happy Board

Maïté est la première à disparaître sous l’épaisseur de glace, suivie de près par Benoît qui fait son baptême de plongée. Ils sont reliés en permanence à la surface par un fil d’Ariane tenu par Gilles.
En remontant, Benoît est détendu, souriant et conquis par la plongée. Ses premiers mots : « Juste sous la glace, on dirait qu’il y a une couche de mercure : ce sont en fait des bulles d’air qui frôlent la surface… la glace change de couleur selon la lumière, d’une beauté sans nom.

J’ai eu la sensation d’explorer un nouveau monde, silencieux et mystérieux. 
C’est mon tour ! Gilles m’équipe afin de ne pas m’essouffler et accélérer mon rythme cardiaque. Nous sommes quand même à plus de 1 700 m d’altitude.

Bien sûr au départ, petite appréhension vite dissipée après les explications de Maïté. Nous nous immergeons. Je pensais avoir froid, en fait non. Nous sommes bien équipées, la difficulté est surtout de s’habituer à cette combi étanche : grande première pour moi.

“Très vite, je suis fascinée par la beauté des nuances de la lumière qui traverse la glace. C’est vraiment un spectacle à voir, à seulement 5 mètres de profondeur.”

Happy Board

Pas de petits poissons ou de coraux, mais plutôt un ballet de bulles… Au niveau de la sortie, le soleil entre. Je vois les rayons.
Plonger sous la glace, c’est oublier le temps.

Notre aventure en images !

Tentez l’aventure avec les centres de plongée :

Plongée Cap Cerbère et Le Poulpe, Barcarès

Infos pratiques 

Pour organiser votre séjour dans les Pyrénées et surtout pour vivre une nouvelle aventure :

Office de Tourisme Les AnglesCommunauté de communes Pyrénées Catalanes – Communauté de communes Pyrénées-Cerdagne

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La montagne, ça nous gagne ! Des Angles à Sainte Léocadie

Envie de grands espaces, de découvertes, d’émotions.

 

Les Pyrénées sont le lieu idéal !

01 ENTREE PARC ANIMALIER FEV 2016Perchée à 1800 m d’altitude, j’arrive aux Angles, une des 8 stations de sports d’hiver des Pyrénées-Orientales. L’ambiance y est festive et familiale !

De la musique, de supers pro mais surtout un grand soleil !! C’est alors que je me tâte : ski, raquettes, rando… Non ce sera loups, ours, bisons !

En route vers le Parc Animalier… Il occupe 37 hectares de forêt et 2 circuits s’offrent à moi : le grand 3500 m et le petit 1500 m, mais comme vous le savez, je suis très curieuse. Je me dirige donc vers le grand !

C’est à ce moment-là que 2 soigneurs arrivent et nous annoncent que des marcassins viennent de naître alors je vous l’accorde ce n’est pas la naissance du siècle, mais moi, j’adore les animaux, je suis donc hyper excitée de pouvoir les découvrir.

Promenons-nous dans les bois …

Mon  parcours est le jaune. Je m’applique à suivre  les flèches les 20 premiers mètres, puis toute mon  attention est attirée par les cerfs, les « Bambis » de mon enfance. D’ailleurs, discrètement, je tends l’oreille et tout le monde les appelle Bambi. Ils sont majestueux et magnifiques. Puis c’est au tour des sangliers. Je balaie du regard la forêt à la recherche des nouveau-nés, mais impossible de les voir. C’est alors que les soigneurs arrivent…
A peine visible à l’œil nu, ils nous indiquent la « nurserie » : au détour d’un épicéa. La laie est allongée avec ses marcassins, le spectacle est fabuleux.
Je continue mon périple : mouflons, bouquetins, isards, marmottes, puis arrive le tour des loups. Je suis très impressionnée face à ces prédateurs en semi-liberté.

Le temps semble s’être arrêté. Le paysage est féerique presque irréel. Les craquements de branches, les bruits des animaux, celui de l’eau, la chaleur du soleil et cette vue sur tout le Capcir… Je pourrais rester des heures…

Mais la réalité me rappelle. J’entends que Cannelle et ses 3 petits sont dehors !

Ni une, ni deux, je cours, je ne veux pas rater ce spectacle, et croyez-moi, ça en valait la peine ! Les 3 oursons s’amusent entre eux. Cannelle, leur maman, se tient droite, majestueuse au milieu des arbres, elle regarde ses petits chahuter à l’écart.
En ce qui concerne le papa, il hibernait encore, évidemment…

La  fin  de  la  matinée  approche  tout  comme  la  fin  du  parcours. Je  décide de prendre les « œufs », les  télécabines,  afin  de monter  en  haut  des  pistes  et  d’aller  déjeuner  au « Chalet ». Dans la file d’attente, j’aperçois à mes pieds un panier avec du pain, de la saucisse et des roustes… Me voyant interrogative, ma « voisine » me dit qu’elle va faire griller en haut des pistes, dans la salle hors sac ou des barbecues sont à disposition…
En arrivant, un sentiment de bien-être m’envahit. Certains rigolent, bronzent, contemplent le panorama, une douceur de vivre s’installe. Le temps s’arrête à nouveau… mais l’appel du ventre est plus fort et je décide donc de m’asseoir en terrasse afin de ne rien louper et de déjeuner !

Il est temps de repartir, car je suis attendue à Sainte Léocadie. Je ne vais pas vous mentir, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre…
Avant de rentrer au musée Cal mateu, je remarque tout de suite que cet endroit est propice aux pique-niques… J’imagine la scène : une nappe des toiles catalanes, du bon pain, de la charcuterie catalane, un verre de vin ! Du soleil, des rires…What else ?

A l’entrée, plusieurs éléments me sautent aux yeux : un grand pigeonnier symbole de pouvoir, une cour pavée (chose rare dans une ferme cerdane), des fresques murales du XVIII siècle, des espantes bruixes (repousses sorcières), un jardin potager, des charrues… Le mot Musée prend tout son sens.
Témoignage de la vie parfois difficile mais authentique de nos aïeuls.
En discutant avec les guides, je comprends que toute la dynamique du musée est basée sur des valeurs ancestrales, « revenir à l’essentiel, en proposant des ateliers : infusions et vieux remèdes, bunyetes, boutures… ».

Le soleil commence à décliner, ma journée se termine. Le Capcir et la Cerdagne ont tenu leurs promesses…
Merci à mes acolytes de la journée.

Merci à l’office de tourisme des Angles, au Parc animalier des Angles, au restaurant “Le Chalet” aux Angles, la Communauté de communes Pyrénées-Cerdagne, la boucherie/charcuterie Bonzom et au musée de Cerdagne.

Pour l’organisation de votre séjour :

Office de Tourisme des Angles : http://www.lesangles.com/fr

Parc Animalier des Angles : http://parc-animalier.faune-pyreneenne.fr/

Communauté de Communes Pyrénées-Cerdagne : http://www.pyrenees-cerdagne.fr/

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La plage à la montagne

Prendre de la hauteur vous tente ? Suivez-moi pour un grand bol d’air pur

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Allez, je file en Capcir, à 1600 m d’altitude,  pour un pur moment de détente

Le soleil brille, l’air est pur et vivifiant, le paysage grandiose, les sommets majestueux, les fleurs me font une démonstration de couleurs, alors je vous dis : “Bienvenue à la montagne”.

Loin de l’agitation des stations balnéaires, se cache le lac de Matemale avec sa plage particulière entièrement aménagée. Pas question de faire quelques brasses pour y arriver, j’ai tout simplement traversé la forêt de la Matte. Ce que je peux vous dire, c’est qu’horizontaux ou verticaux, ces paysages de montagne m’ont toujours fascinée et pour cause, j’y ai vécu pendant quelques années.

La base nautique l’Ourson est située dans une anse abritée, en bordure du lac de Matemale. Il y règne une grande effervescence digne des bords de mer car les familles se retrouvent pour partager des moments d’exception. Une ribambelle de pédalos, de canöes, de dériveurs attendent les prétendants. Autant vous dire que la plage s’est déplacée, tous les ingrédients sont là : le parasol, les serviettes, les effluves d’ambre solaire…. Seul le sable a laissé sa place au tapis de verdure, bien plus confortable.

Je pose mon sac à dos avec tout le nécessaire pour passer une belle journée au grand air avec une pincée de bonne humeur. Comme je l’ai décidé, je vais tester l’activité pédalo sur le lac, sans vague, avec les montagnes en toile de fond. Bien sûr, j’aurais pu aller à la rencontre de sensations fortes, comme par exemple faire du VTT sur les pistes de ski ou bien m’envoler avec un parapente, mais j’ai pris l’option de profiter du temps qui passe et je n’ai pas été déçue, loin de là.

D’un pas décidé, je réserve mon pédalo, rouge de préférence, au moins je serai visible, sait-on jamais. Rien de plus simple, aucune qualité physique n’est requise, si ce n’est la plus importante : savoir nager. Équipée du gilet gonflable (sécurité oblige), de chaussures pour mon confort personnel, me voilà parée pour partir à la conquête du lac.

Dès les premiers coups de pédale, je quitte la rive et un superbe panorama s’offre à moi. Trois mots pour définir cet instant magique : “silence, fraîcheur, pureté”. Comme le quotidien me paraît loin… Je dirais même que je l’ai laissé en plaine. Bien sûr l’eau n’est certes pas bleue, mais suffisamment claire pour apercevoir un banc de poissons qui s’agitent, dérangés, sans doute, par mon pédalage dynamique.

C’est à ce moment que je croise un véliplanchiste, qui pour tout vous dire est en sérieuse difficulté pour avancer et pour cause, il n’y a pas de vent. Pour moi, vous vous en doutez, c’est l’idéal. Je ne fournis aucun effort, le pédalage est souple, tranquille et me dirige au grès de mes envies. Plus loin, des adolescents, accompagnés du moniteur, apprennent le maniement du dériveur. Je me rends compte, très rapidement, que le lac est un lieu convivial, multi-générationnel où toutes les activités nautiques se côtoient.

Retour sur la rive

article Festival Les Angles au coin de la rue 250

Je décide de rejoindre la rive opposée à la base nautique, car, juste pour mon plaisir, j’ai envie de faire le trajet inverse pour apercevoir au premier plan, cette forêt verdoyante qu’est la Matte et en arrière-plan, le village des Angles construit sur les pentes du Mont Llaret, sur le plateau du Capcir.

Je ramène le pédalo, ravie d’avoir parcouru cette immensité, cette étendue dédiée aux sports nautiques. C’est donc allongée sur ce tapis de verdure, appréciant les caresses du soleil sur mon visage, que je m’octroie une sieste bien méritée.

Une chose est sûre “buller” est tout à fait possible à la montagne pour les amoureux du moindre effort. C’est tout naturellement, que je vous dis à très vite.

Pour l’organisation de votre séjour :

Club nautique l’ Ourson : Pierre PAYRET – 06-08-88-44-03 – http://www.clubnautique-fontromeu.fr/

Maison du Tourisme des Angles : http://www.lesangles.com/fr

Communauté de communes Capcir – Haut-Conflent : http://www.capcir-pyrenees.com/

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La pêche à la mouche, un art de vivre

Voilà comment “j’ai fait mouche” à la pêche

La pêche à la mouche a toujours éveillé ma curiosité, mais de là à me lancer pour appréhender cette discipline, me paraissait compliqué. Je garde en mémoire ce magnifique film de Redford : “Et au milieu coule une rivière”, une nature exceptionnelle, une gestuelle du lancer hypnotisante, cette perfection en “ferait flipper plus d’un”.

Gonflée à bloc, excitée de commencer, pressée que le jour se lève, pour enfin essayer cette pêche magique. Il faut tout de même, que je sois objective. Si je veux arriver à lancer ma mouche, un professionnel est indispensable. Eh oui ! C’est comme au tennis ou au golf, il est primordial de bien commencer pour ne pas prendre de mauvaises habitudes.

Mais, quelle idée à bien pu me “piquer”, le temps d’une matinée, de vouloir être un “pêcheur moucheur” au féminin, s’il vous plait !

J’ai pris les devants, me suis renseignée auprès des “pêcheurs moucheurs”, des anciens, qui connaissent parfaitement les lacs de pêche.

J’ai trouvé un matériel sympa, l’ai préparé soigneusement, émerveillée devant la boite à mouches de Thierry, somme toute indispensable pour bien démarrer. J’ai consacré un peu de temps pour travailler le lancer, surtout pour ne pas être trop ridicule au milieu de ce monde, tout de même très masculin.

C’est donc accompagnée de Thierry, que j’arrive au bord du lac. Le soleil inonde l’étendue d’eau, les premiers poissons commencent à bouger. Je m’approche discrètement de la bordure du lac et je suis enfin prête pour faire mon premier lancer.

Et là, des “moucheurs” commencent à fouetter à 20 mètres de nous. Le charme est rompu, même si je suis tolérante, j’ai envie de crier, de la traiter de tous les noms de volatiles et surtout de leur expliquer, que ce n’est pourtant pas si difficile de se trouver une place plus loin, nous ne sommes pas au bord d’une marre à canards !

C’est donc, très appliquée, que je reprends ma canne à lancer. Et si je revenais bredouille ? Thierry me rassure, il y a toujours quelque chose à apprendre au bord de l’eau. Mon envie de défendre le côté sportif de ce loisir, a pris toute son importance et loin de moi, la volonté de remplir mon congélateur.

Même, si ne n’ai pas eu l’occasion de gracier un combattant en le remettant à l’eau avec précaution, je me suis enrichie en apprenant quels sont les insectes qui nourrissent les truites fario, le respect des poissons dans cet art magnifique qu’est la pêche à la mouche.

Je ne connaissais rien à ce loisir, mais mon ressenti est que la pêche est un espace de liberté et de bonheur à l’état pur et doit le rester.

Si vous aussi, vous vous lancez, bonne pêche !

Pour l’organisation de votre séjour : Fédération de Pêche des Pyrénées-Orientales

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A la recherche des pièces d’or de Villefranche de Conflent

La Chasse aux trésors est ouverte !

Mes collègues m’ont proposé de participer avec elles à une chasse au trésor au cœur de la cité fortifiée de Villefranche-de-Conflent, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ouaaaww !! J’adore cette idée, me prendre pour une exploratrice et comme dirait une certaine personne « C’est gagné! C’est gagné ! »

Les chasses aux trésors m’évoquent mon enfance : découvrir des énigmes, chercher des trésors, et même jouer « à la piste de Xapatan ».

Alors je vous préviens les filles ! Je vais gagner ! (sauf si il y a une course d’endurance ou d’orientation) !

Ça y est, c’est le grand jour ! En tant qu’aventurière, je mets des couches sur des couches, me voilà parée pour affronter le froid, dans cette cité fortifiée par Vauban.

Délivrée, libérée, le froid est pour moi le prix de la liberté !

8h30 : départ de Perpignan, direction Villefranche-de-Conflent. Le fond de l’air est frais mais le soleil est au rendez-vous !

9h30 : dès la descente de la voiture, je me prends au jeu, j’encourage mes coéquipières à courir à travers les ruelles de la cité, l’adrénaline me fait presque perdre l’orientation !! Ça y est, nous apercevons la flamme de Trésor 66, au bastion de la boucherie !
Je comprends que nous sommes 6 équipes ! La tension monte, j’ai l’impression d’être Martin Fourcade avant une course de ski de fond.

Petit briefing d’avant départ :
1 heure/1 boussole/12 énigmes/1 stylo /1 plan muet et 6 équipes !!
Les règles : chaque énigme correspond à des dates, chaque date retrouvée correspond à des pièces d’or !!
Ah ok ! Une boussole… même pas peur car j’ai Google Maps !!! Je sors mon portable, pas de réseau !!! C’est injuste, la victoire s’éloigne…

10 h 00 : Prêt, feu, partez !

Toutes les équipes s’éparpillent dans les ruelles de la cité !! Mon équipe et moi essayons d’être organisées ! Mais l’organisation n’étant pas mon fort, nous décidons de faire comme les autres trouver des dates !
Linteaux, Vauban, cadran solaire, forgeron, place de village, porte de France, café des pompiers, voûtes…

Nous trouvons la première énigme rapidement, je suis surexcitée, j’ai l’impression d’être dans un jeu TV, je me surprends même à poser devant l’objectif photo de ma coéquipière !!

Nous continuons notre aventure toujours dans la bonne humeur… le temps passe vite ! Cela fait déjà 30 minutes et nous en sommes à 3 énigmes trouvées sur 12, et pour nous mettre un peu plus de pression, je reçois un sms de Trésors 66 : « Il vous reste 30 minutes ! »

Aux grands maux les grands remèdes ! Je demande de l’aide aux « locaux », qui s’amusaient de nous voir déambuler, boussole à la main dans les rues de Villefranche, tous jouent le jeu…Nous arpentons la rue St Jean, puis la rue St Jacques, Place du Génie…les dates pleuvent… mais là, nouveau sms ! Fin de l’épreuve !! Rendez-vous dans 1 minute devant l’office du tourisme.

On court les filles, 500 pièces en moins par minute de retard !

11h00 : Ouf, nous sommes à l’heure. Je remarque d’ailleurs que toutes les équipes sont au rendez-vous, toutes sourires aux lèvres… en regardant leurs fiches respectives… moi je perds le mien.

Jacques Calmon, l’organisateur, nous annonce que la partie n’est pas finie, nous devons retrouver les « imposteurs » de la Cité, il s’agit d’un Cluédo sans le colonel Moutarde !

Petit briefing : toujours la boussole/un nouveau plan/6 équipes

Les règles : chaque énigme correspond à un imposteur ! Dans cette épreuve le sens de l’orientation prend toute sa dimension.

11h30 : prêt, feu, partez !

Faux départ ! Nous sommes parties à contre-sens… bastion de la reine, bastion du roi, traverse de Corneilla, …
Vauban, Fonquernie…c’est alors que le temps s’arrête, à travers une meurtrière, je redécouvre Villefranche de Conflent. Le marbre rose, le Fort-Libèria, les toits de la Cité, le clocher de l’église, je sens tout cet agitement autour de moi, mais ce n’est pas grave, je prends mon temps, ce point de vue est tellement magique !

Retour à la réalité : RDV dans 1 minute !

Sachant que nous n’avons pas été brillantes sur cette épreuve, nous nous dépêchons de rejoindre le groupe. Ne prenons pas de risque !

12h00 : le temps du Bilan est arrivé, classement des équipes… Je vous l’avoue nous ne sommes pas les premières, ni les dernières d’ailleurs.

Cette aventure m’a permis de, redécouvrir Villefranche de Conflent d’un nouvel œil.
Trésor 66 propose plusieurs circuits dans différents lieux des Pyrénées-Orientales, c’est à faire !
A bientôt pour une nouvelle aventure…Pour l’organisation de votre séjour :

Office de Tourisme de Villefranche-de- Conflent : http://www.villefranchedeconflent.fr/

Trésor 66 : http://tresors66.com/

Tourisme Canigou : http://www.tourisme-canigou.com/

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