Les Pyrénées-Orientales : 365 nouvelles journées, 365 nouvelles expériences….

 Les Pyrénées-Orientales 

365 nouvelles journées, 365 nouvelles nuits, 365 nouvelles expériences….

Les Pyrénées-Orientales, là où vous avez rencontré le soleil, ressenti le bonheur d’être  ensemble, vécu  des aventures !

Pour 2018, nous vous promettons du Fun, du Glam, du Zen, de l’Aventure,  beaucoup de rires en famille, entre amis et bien-sûr de vivre des expériences incroyables dans les Pyrénées-Orientales !

Tous les blogueurs, Amandine, France, Chantal, Emmanuelle, Béatrice, Gloria, Brice et Julien vous souhaitent  une année é(P.O.)ustouflante !

Amandine, France, Julien, Béa

Chantal, Emmanuelle, Brice, Gloria

Depuis un peu plus d’un an, nous avons parcouru les Pyrénées-Orientales de la Méditerranée aux Pyrénées pour vous transmettre nos expériences, nos émotions, notre amour de cette destination où le soleil règne plus de 320 jours par an. Non, ce n’est pas une légende !

Pour vous…

  • Nous avons défié la loi de la gravité et tenté de trouver  l’équilibre sur nos planches de S.U.P, de kite
  •  Nous avons affronté la grande amie d’Eole : la Tramontane.

  • Nous nous sommes remis au sport 
  • Nous avons eu très froid mais aussi très chaud !!!

  • Nous avons gravi des montagnes.
  • Nous avons enquêté afin de résoudre des énigmes

Grâce à vous…

  • Nous  avons testé les sources d’eaux chaudes naturelles, les spas de la Méditerranée aux Pyrénées.
  • Nous avons découvert des expositions exceptionnelles :  Dali, Picasso

  • Nous avons  exploré des sites culturels empreints de cette histoire catalane si intense.
  • Nous avons participé à des concerts dans des lieux magiques.

Nous avons rencontré des personnes passionnées et passionnantes. 

Nous ne sommes pas de grands sportifs, ni de grands historiens… 

Nous sommes comme vous !

Nous aimons apprendre, visiter, découvrir, bouger, manger, déguster, rencontrer, rire  et surtout partager !  Notre plaisir est  de  vous faire vivre simplement des  expériences uniques  dans les Pyrénées-Orientales  que nous chérissons et  connaissons parfaitement.

Ici, la terre, la mer et le ciel se laissent regarder, écouter, goûter, toucher, sentir…

Nous ne trichons pas, nous vivons les Pyrénées-Orientales. 

2018, nous sommes prêts  à vivre de nouvelles aventures et à les partager avec vous !

Alors à très bientôt.

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa

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Chacun sa croix….

La mienne ne se porte pas, elle se mérite…

Nous sommes le 16 Août 2017, c’est un grand jour !

Un exploit sportif , car rappelez-vous que je ne marche que le premier jour des soldes.  Mais en tant que Catalane, et pour l’avoir déjà vécu, je sais très bien que cette journée sera ancrée dans ma mémoire.

Au-delà d’être une randonnée, l’ascension du  Canigó (2784,66 m) se fait généralement en famille et entre amis. Il s’agit avant tout d’un moment de partage et de convivialité.

Pour la petite histoire, j’ai moi-même fait le Canigó en famille, petite, et je m’en souviens comme si c’était hier… J’espère qu’il en sera de même pour ma fille, Valentine, qui a 8 ans.

« 5 heures du mat j’ai des frissons, je claque des dents, je monte  le son ! » Bref il est l’heure de se lever !

6h45 : José (mon mari), Valentine et moi avons rendez-vous chez nos acolytes de la journée : Fabien (dit Fabio), Cécile (la C), Lilly et Ninon.

Les garçons font un point technique : chaises, tables, souches, grilles, saucisse et vin ! Tout y est.

Cette fois, c’est la bonne ! Nous partons d’ Ille-sut-Têt pour un voyage d’1h30 en 4×4 jusqu’au parking du refuge des Cortalets, point de départ de notre périple.

9h00 : Nous y sommes. Je n’ose pas lever les yeux vers le ciel…  C’est pire que l’Everest ! Mais en balayant du regard la troupe joyeuse, je me sens prête à gravir le mont Canigó et toucher la fameuse croix.

A peine descendue de la voiture, une ampoule pointe le bout de son nez… Erreur de débutante, j’avais lavé mes baskets la veille…

C’est parti ! Les premiers temps je regarde devant moi, puis les premières difficultés apparaissent… Quand à Valentine et José, ils disparaissent dans ce majestueux décor.

Assez contente de moi, je me retourne pour estimer le chemin parcouru… Et là, grosse déception je vois encore le 4X4… Bref, la route va être très très longue…

Au loin j’entends Valentine qui m’encourage « Allez maman, allez maman ! », alors, à la Killian Jornet, je baisse la tête, me mets dans ma bulle et avance.

Heureusement Lilly et Ninon ne me laissent pas seule… Fabio devient alors notre coach, allez les filles, c’est bien! Buvez un peu, regardez les marmottes, les isards, la montagne à 3 dents…

Quant à La C, elle trottine …

Après 2h30 de souffrance (oui j’ai bien écrit 2h30…), j’aperçois la croix, droite et majestueuse aux couleurs catalanes, et juste à côté, Valentine qui elle est montée en 1h30 !

«  C’est bien maman, tu as été courageuse » me dit-elle. Courageuse… C’ est peu dire, maman est au bout de sa vie !

Pas le temps de souffler, comme à un mariage, c’est l’heure de faire les traditionnelles photos, en solo, en familles, entre amis…

Puis arrive la phrase classique « C’est quand qu’on mange ? »

Du calme les filles, je viens à peine d’arriver. La réponse ne se fait pas attendre, « oui, mais nous ça fait une heure qu’on est là ! »

Ni une, ni deux c’est parti pour  la descente, passage obligatoire au refuge des Cortalets, histoire de se désaltérer et de récupérer le 4×4.

Départ vers le refuge de la Molina pour le déjeuner tant attendu.

Pendant que les garçons allument le feu, la C, en tant que bonne copine, prépare la table, les filles jouent et moi j’essaie de me remettre de mes émotions, un verre de vin à la main.

A cet instant très précis, je n’échangerai ma place contre rien au monde…

L’odeur du feu, les amis qui me félicitent, les filles qui rigolent, mon mari avec son petit sourire en coin.

« On est riche que de ses amis, c’est dit ». Calogéro

Voilà, mes chers lecteurs, faire la Canigó c’est ça… Peu importe votre condition physique, l’ascension de cette montagne si riche à mon cœur ne se calcule ni en temps (heureusement pour moi), ni en kilomètre, mais en amitié et en amour.

Pour l’organisation de votre séjour

Tourisme Canigó

Canigó Grand Site

L’amour du patrimoine Catalan, l’amour de la famille, l’amour du partage… Promis, un jour, j’y retournerai avec mon petit Martin…

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Les vendanges de l’amour : l’union sacrée entre la terre, le soleil et l’homme.

« Boire du vin, c’est boire du Génie » : Charles Baudelaire

Trilla, une terre si chère à mon cœur…

7 heures sonnent au clocher de Trilla. Le Soleil de septembre perce la brume matinale de ce petit coin niché au cœur du Fenouillèdes.

C’est avec une réelle fierté que je viens vendanger sur cette terre si chère à mon cœur.

Belle-fille d’un viticulteur du village, les vendanges dans ce coin de paradis ne sont pas une première pour moi ; mais aujourd’hui, c’est avec Lionel et sa colla que je pars.
Lionel a 40 ans, c’est le seul enfant du village de sa génération, à perpétuer la tradition.

Voilà, une journée empreinte de travail et de douceur va commencer.

La colla, rencontre avec de belles personnes.

Dans le camion qui nous mène à la première parcelle, c’est avec beaucoup d’humilité que je me mêle au groupe car je sais ô combien ce travail est difficile, mais tellement beau..

Ça y est. Nous voilà arrivés. Les rires et les cris fusent, la vigne est en fête !

Que la cueillette commence !

Dans les rangées, les sécateurs commencent à couper ces grappes gorgées de soleil. Les premières hottes se remplissent.

– « La récolte devrait être bonne » me dit Lionel

Dans ma tête ne résonne qu’une phrase :
-« simple récompense pour ce viticulteur dévoué à sa profession ».

Les minutes défilent à vitesse grand V, tellement le moment est plaisant.

La remorque est pleine. Il est temps d’apporter le raisin à Trévillach, où Lionel est coopérateur.
Dans la cave sombre et fraîche, le fouloir est lancé.
Le raisin libère un parfum, un parfum de travail accompli, de vendanges réussies et de vin prometteur…

Ma journée s’achève déjà…

Demain, le soleil se lèvera sur une autre parcelle. C’est la gorge nouée que s’achève ma journée et mon récit.

« Trilla, tu es béni des dieux, la mécanisation n’est pas encore arrivée jusqu’à toi, et m’a permis de vivre une nouvelle fois ce moment d’exception ».

Mon plus grand souhait est que, d’ici quelques années, ces mots ne résonnent pas comme un simple témoignage.

Merci à tous !

Merci Lionel pour ton accueil, ta joie de vivre, ta gentillesse.
Merci de porter aussi haut et fort le dur labeur accompli par tant de générations.

Merci à toute la colla, à cette équipe colorée de travailleurs passionnés, qui m’a adoptée dès le premier instant.

Et encore bravo ! Vous donnez au vin ce supplément d’âme qui le rend unique.


Pour plus de renseignements :

Les vignerons des Coteaux Têt Fenouillèdes
66 130 Ille-sur-Têt – Tél : 04 68 84 70 59

Commune de Trilla 

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Une nuit au refuge Sant Guillem

Des personnalités brillantes et attachantes

Hommage à Christian Bourquin – © ADT66

Ce vendredi après-midi, je me rends en compagnie d’Aurélie, une universitaire passionnée par cette terre du Haut Vallespir, au refuge Sant Guillem, dans la haute vallée de la Coumelade.

Porté à bout de bras par le charismatique Christian Bourquin, ce 5ème refuge a vu le jour en juillet 2015 et permet de vivre l’expérience du tour du Canigó en 5 jours de randonnée et 5 nuits. Une plaque dans la salle à manger rend hommage à l’amoureux de la montagne pyrénéenne,  hélas disparu.

Sur la route du refuge – © ADT66

Une expérience vraie et humaine

Stéphane et Nil en cuisine – © ADT66

Passer une nuit à Sant Guillem, c’est vivre une expérience multiple, familiale, montagnarde et écologique. Stéphane, Myriam sont les gardiens passionnés et engagés des lieux. Avec leurs trois enfants Milan, Nil et Lila, ils accueillent, hébergent, restaurent et conseillent les randonneurs, marcheurs ou naturalistes  passionnés qui passent dans ce refuge de moyenne montagne, à la portée de tous, profanes ou initiés.

Nul besoin d’être un sportif de haute volée pour atteindre le refuge ; depuis le hameau de La LLau (Le Tech), une heure trente de marche suffit et une piste pour véhicules tout terrain arrive tout près.

Pour l’heure, Myriam veut  me montrer l’arboretum ; avec Lila juchée sur ses épaules, elle se fraye avec aisance un chemin, à travers la forêt d’essences méditerranéennes endémiques, tout en évoquant les projets à venir comme l’installation de grands jeux en bois ou d’autres aménagements.

Au retour de la promenade, le dîner est prêt, Stéphane a concocté un repas de produits locaux, secondé par le jeune Nil qui adore la cuisine ou son père, ou les deux… Repas convivial et vrai moment de partage avec un couple franco-allemand de jeunes musiciens harpistes dans un grand orchestre à Berlin. Ils font l’expérience du tour du Canigó, avec des étapes dans les refuges.

Ambiance familiale – © ADT66

Atomes crochus et ancêtres communs

Cloche en fer forgé – © ADT66

Après une nuit dans une chambre nette et fonctionnelle et un petit déjeuner exclusivement local, je me rends à « l’aplec » de  l’ermitage de Sant Guillem de Combret, juste au-dessus du refuge, un sanctuaire du Xème et XIIème, inscrit aux monuments historiques, occupé et restauré avec opiniâtreté par une famille de la vallée.

La toiture, le cadran solaire et la porte de la chapelle au beau chevet pré-roman ont été rénovés, mais il faut encore engager des frais pour restaurer le rétable et les différentes statues. Après la bénédiction d’usage par un prêtre globe-trotter et gastronome, un apéritif est servi dehors, au soleil. La vénérable cloche en fer forgé du Xème siècle (une des plus anciennes productions campanaires de France) est de sortie, posée sur la table, Henri le maître des lieux, me raconte l’histoire de la vallée, de sa famille et nous nous découvrons même des ancêtres communs.

Refuge Sant-Guillem – © ADT66

…De retour au refuge, il est temps de refermer cette parenthèse enchantée comme un album coloré, parfumé, empreint d’émotions et de rencontres. Sur le chemin du retour avec Philippe, de la Communauté de Communes du Haut Vallespir, nous évoquons les projets d’aménagement en cours et surtout le festival « Jazz en Tech » qui a lieu en Juillet  avec de très grands musiciens. Un vrai passionné pour cette terre d’exception dans les Pyrénées-Orientales.

Pour plus d’informations :

Refuge Sant Guillem – Sud CanigóTourisme Canigó

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Nous et Dionysos

Aujourd’hui, tout est permis !

Très pieux, mes amis et moi avons décidé en ce dimanche 14 mai, de nous vouer corps et âme au seul dieu grec en lequel nous croyons : Dionysos, celui de la vigne, du vin, de l’ivresse et de la comédie…

Chaque année, les falaises calcaires du massif des Corbières entendent résonner pas et commentaires de randonneurs un peu particuliers…

Ce sont ceux des 50 participants aux Dionysiades, événement annuel organisé depuis maintenant 24 ans par le Pays Touristique Agly-Verdouble pour promouvoir 22 caves et 14 producteurs locaux.

Native « du coin » et amatrice de ses crus, c’est donc tout naturellement que je convie ma « clique d’amis » à découvrir cet arrière-pays sauvage et quelque peu caractériel, je l’avoue…

En pleine préparation de l’ascension du Canigó, Caro et Raph répondent présents pour la rando matinale qui intronise la journée.

Sur notre droite les contreforts de pierre, sur notre gauche, les genêts jaunes fluorescents abritent d’anciennes bergeries, refuges des contrebandiers d’antan, nous explique le guide.

En bas, au village, la fête bat son plein :

Sur 33 stands, producteurs de fromages, légumes, miels et vins font déguster le fruit de leur travail et de leur passion aux 600 convives, touristes et locaux confondus… Le rosé coule à flot sous les « flonflons » de l’accordéon, tandis que 43 amateurs et 17 initiés activent neurones et papilles à l’occasion du concours de dégustateurs.

Dans leur costume d’apparat, deux ânes tirent une calèche pour le plus grand bonheur des enfants qui découvriront également en ce dimanche les joies de jouets de bois…

Après l’effort, le réconfort… Et quel réconfort !

Au moment du déjeuner, 260 convives se retrouvent  autour de grandes tablées, pour déguster le repas gastronomique préparé par Thierry Tarrius du restaurant le Silex à Tautavel, servi avec sympathie par une équipe de bénévoles amoureux du vin.

Thierry Tarrius : « J’ai choisi de mettre en avant des  produits locaux de qualité, avec le vin comme fil rouge, puisque le « Vedell » (comprenez veau IGP des Pyrénées-Orientales) est assaisonné au Rancio et les fruits frais du dessert au Muscat ».

«  Les Dionysiades permettent de casser les habitudes et d’introduire les vins doux naturels à l’apéritif trop souvent conditionné par la bière ou le pastis »

« C’est aussi l’occasion de se rencontrer entre viticulteurs et restaurateurs, ces derniers privilégiant trop souvent les grands domaines, limitant ainsi la découverte de nouveaux produits ».

«  Un restaurant avec une bonne carte des vins est le gage d’une cuisine réussie »

Confidences, pour confidences…

C’est au café du village autour d’une Sémillante bien méritée après la valse des vins et des mets ,  que nous et Dionysos nous retrouvons pour un debrief haut en couleur…

Raphael, 43 ans : « Un bon moment à partager entre amis sans modération »

Jessica, 33 ans, dite « La Blonde » : «Une rencontre chaleureuse dans un village atypique »

Cécile, 31 ans, souligne : « le travail formidable fait par toute une équipe de bénévoles, du vin d’exception en toute modération »

Force est de constater que cet arrière-pays recèle trésors cachés, événements « qu’il faut aller dénicher », produits d’exception au détour d’une rencontre avec les producteurs,  accords de musique improbables sur Corbières en toile de fond… Une nouvelle occasion de confirmer notre foi en Dionysos et de lui adresser nos louanges d’une seule et même voix : « Que ta volonté soit faite sur la Terre comme dans l’Agly ».

 

 

 

Nicole Sarda, nous raconte…

« Cet événement créé en 1994 par le regretté Antoine Sarda, Président du Pays d’Accueil Agly-Verdouble de l’époque, a toujours eu pour but de faire connaître les vins de l’Agly, hautement qualitatifs mais néanmoins méconnus malgré leurs 4 AOC Village  (comprenez appellations d’origine contrôlée Village : Tautavel, Caramany, Lesquerde, Latour de France). Initialement destinée aux prescripteurs que sont les sommeliers et journalistes spécialisés, cette manifestation vise aujourd’hui un public plus local, amateur de vins et de patrimoine, partant du principe que les habitants des Pyrénées-Orientales sont les meilleurs ambassadeurs de leurs produits.

Sous l’impulsion de Louis Malet, des focus orchestrent les éditions précédentes, comme l’immersion de 480 bouteilles dans le lac de Caramany en 2000, ou « La Rosée des Rosés » en 2004, lors de laquelle producteurs de viande bovine IGP « Rosée des Pyrénées » et producteurs de vins rosés mêlent leurs saveurs pour le plus grand plaisir des participants.

Les Dionysiades reposent aussi sur l’investissement bénévole des habitants de la commune et des étudiants du CFPPA (Centre de Formation professionnelle pour adultes de Rivesaltes), permettant à ces derniers de s’entraîner à promouvoir les vins. »

Evolutions :
« Lors de la prochaine édition, les 55 vins servis au cours du repas devraient faire l’objet d’une liste permettant ainsi aux convives de cocher les bouteilles appréciées afin de les acheter l’après-midi.
Le concours de dégustateurs devrait être retransmis sur écran géant en plein marché au lieu de se produire en aparté.
Un concours d’initiation à la dégustation devrait être animé, proposant aux participants novices de monter sur scène, créant ainsi une interaction entre organisateurs et convives. »

Pour l’organisation de votre séjour :

Pays Touristique Agly-Verdouble

 Communauté de Communes Agly Fenouillèdes

Association du Pays de la Vallée de l’Agly

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A vos paniers, prêts, cueillez !

Quand, nous en serons au temps des cerises…

Aujourd’hui, je suis attendue au Domaine Saint-Thomas à Argelès-sur-Mer. Pour la petite histoire, Pierre-Jean Salvodelli m’avait présenté un projet très ambitieux en 2009.

PARI TENU !

Pierre-Jean Salvodelli, c’est lui !

Ariégeois, amoureux d’une Catalane, papa de 4 enfants, passionné, passionnant…

Dans un premier temps, Pierre-Jean me raconte son histoire, son parcours professionnel et avec une certaine pudeur quelques moments difficiles.

L’agriculture est un métier de passion, me dit-il…

Sans le savoir Pierre-Jean me fait faire un bond de 30 ans en arrière (eh oui, 30 ans, rappelez-vous je suis de la génération du club Dorothée). J’ai grandi dans un monde agricole, aucun terme ne m’échappe : asperger, éclaircir, repiquer… Mais pas que… Je connais aussi les fins de saisons joyeuses, lorsque le travail de nos parents est récompensé, mais aussi des moments plus douloureux quand le ciel s’obscurcit…

Un doux mélange générationnel, de rires, d’enfants sur des tracteurs, de cabanes en cagettes, de parents fatigués, d’entraide familiale, de grandes tablées, de produits d’exception. Oui mes chers lecteurs, de fruits et légumes de terroir, de notre cher terroir catalan, celui où les pêches ont le goût du miel et les tomates celui du soleil.

Je me sens bien chez toi Pierre-Jean !

Dans tes champs où les abricotiers côtoient les vignes, les oliviers et les cerisiers. Tes champs, où les enfants peuvent courir, rire avant de cueillir des cerises. Tes champs, où les parents peuvent se détendre et profiter de la visite de ton exploitation.

Sans oublier ta cave aux couleurs catalanes  qui va du doré au rouge passion.

Mes chers lecteurs, je ne vous en dirai pas plus… Je vous invite à venir découvrir le département des Pyrénées-Orientales, une terre généreuse, colorée qui vous laissera un goût sucré. Bien plus qu’un terroir, un mode de vie où les petits garçons conduisent des tracteurs pendant que les petites filles jouent à la marchande. Une terre de passionnés qui se feront un plaisir de vous faire découvrir leurs métiers.

Alors, à vos paniers, prêts, cueillez !

Pour l’organisation de votre séjour

Office du Tourisme Argelès-sur-Mer

Domaine Saint Thomas

Fédération Tourisme de Terroir

Bienvenue à la Ferme

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Sur la route des Orgues d’Ille-sur-Têt

Balade à travers les coulisses du temps

Vous avez peut-être déjà expérimenté ma première escapade au Lac des Bouillouses, partagée au mois de décembre ? Pour cette fin d’hiver, je vous emmène découvrir un autre coin du département des Pyrénées-Orientales.

Aujourd’hui direction le Riberal et plus précisément le village d’Ille-sur-Têt, qui se trouve à environ 15 minutes à l’ouest de Perpignan. Pour vous situer le secteur, le Riberal correspond à la vallée de la Têt, limité au nord par le belvédère de Força Réal et au sud par le secteur des Aspres. Riberal signifie en catalan « arrosé », rassurez-vous, nous ne l’avons pas été ce jour-là, au contraire un ciel lumineux et une tramontane modérée firent le chemin avec nous.

Pour commencer, je vous présente la « Dream Team » ou plutôt « la fine équipe » : Béa à la photo et Amandine en tant que guide (car résidant à Ille-sur-Têt), m’accompagnent pour cette journée en pleine nature.

Début d’une partie de cache cache

Cueillette d’asperges sauvages

Nous démarrons notre circuit par la traditionnelle cueillette d’asperges. En effet, avec l’arrivée des beaux jours, ce véritable moment de partage en famille ou entre amis fait partie d’un rituel, d’une passation pour tout bon méridional. Dans notre région, dès le mois de février et jusqu’à la mi-avril, les asperges sont de sortie. Les conditions climatiques de ces derniers jours nous ont décidées à arpenter ce formidable terrain de jeu. De bonnes pluies, suivies d’un grand soleil avec une grande douceur, le cocktail semble idéal pour partir à la recherche d’asparagus (plante très répandue dans le sud de la France, due au vieillissement de l’asperge). Quand je vous parlais de douceur, vous n’allez pas me croire. Entre le 20 et le 23 février, nous avons flirté avec les 25°C sur toute la plaine du Roussillon (et je ne suis pas de Marseille !). Quel bonheur de vivre en Pays Catalan !

Revenons à nos asperges. Normalement, pas un mot sur les endroits de cueillette. C’est comme pour les champignons, quand on demande, toujours les mêmes réponses : « vers ici, par là, dans ce coin… ». Bref, on ne sait jamais. Aujourd’hui, je vais vous faire une fleur. Direction, l’église Saint-Sauveur de Casesnoves, sur la commune d’Ille-sur-Têt. En plus de marcher dans une nature préservée, cela vous permettra de découvrir un patrimoine culturel bien caché. Casesnoves est un ancien hameau abandonné et l’un des premiers villages situé au bord de la Têt. Vous pourrez y admirer l’église qui fut en partie rénovée, les vestiges de la tour principale de forme carrée et des ruines d’habitations envahies par la végétation. Pour récolter les asperges sauvages, il ne faut pas hésiter à crapahuter, à traverser la flore parfois dense, mais surtout, il faut avoir l’œil. Après 1h30 de marche et de recherche, une halte s’impose, pour faire le bilan de la matinée. Et le résultat est très satisfaisant. Je porte haut et fort, une belle botte d’asperges sauvages, fruit d’un beau travail d’équipe.

A table !

Pour être honnête, je les imagine déjà dans mon assiette, parfumant une merveilleuse omelette.

D’ailleurs l’heure du repas approche. Amandine, notre guide du jour, propose de nous accueillir chez elle, pour un agréable moment de partage. Vous avez peut-être déjà compris à quel point j’aime me dépenser en extérieur, mais j’attache également une place importante à la gastronomie.

Du coup, sans attendre, je prends place derrière les fourneaux, avec l’aide d’Amandine, pour la réalisation de la traditionnelle omelette aux asperges. Rien de bien compliqué, faire revenir les pointes d’asperges avec un peu d’échalotes dans une poêle bien chaude. Pendant ce temps, battre les œufs, les ajouter dans la poêle et laisser cuire. Le tour est joué, maintenant, place à la dégustation, mon moment préféré.

En route pour les Orgues d’Ille-sur-Têt…

Le ventre bien rempli, nous reprenons la route, cap sur les Orgues d’Ille-sur-Têt, pour une balade dans un environnement spectaculaire.

Le site des Orgues d’Ille est un incontournable des Pyrénées-Orientales. Un patrimoine à la fois unique et exceptionnel, surveillé par le regard protecteur de sa majesté le Canigó (montagne sacrée des Catalans culminant à 2 784 mètres d’altitude).

Une fois arrivés, nous laissons la voiture au parking de la maison d’accueil, récupérons une brochure explicative qui nous sera bien utile par la suite. Fin prêts, nous démarrons notre marche en direction de ce lieu si particulier. Aucune crainte, cette ascension est accessible car vous allez emprunter un chemin aménagé d’environ 800 m. Tout au long de ce parcours, vous rencontrerez des piquets en bois numérotés, correspondant aux haltes reprises sur le document (c’est à ce moment-là qu’il vous faut sortir la fameuse brochure explicative récupérée à l’accueil). Après 15 minutes de marche, nous y voilà !

Le site des Orgues s’ouvre tel un amphithéâtre. Le lieu est à couper le souffle. Devant ce spectacle, je me dis que nous n’avons rien à envier aux Américains et leur Grand Canyon d’Arizona… La ressemblance est réelle (je vous l’accorde, je m’emballe peut-être un peu, mais bon, c’est tellement beau).

D’un coup, je me sens tout petit au milieu de cette immensité naturelle : des parois sculptées de gigantesques colonnes, hautes de 10 à 12 mètres, me font face. Un paysage unique et aride, aux reliefs colorés que l’eau a sculptés dans des argiles et des sables arrachés au massif Pyrénéen. La combinaison des éléments, de la terre, de l’eau, du vent et du feu solaire a donné naissance à une symphonie de formes et de couleurs qui interpellent l’imagination. D’apparence figée, ce paysage est en réalité sans cesse remanié. A chaque pluie, les formes anciennes s’effacent et de nouvelles sont esquissées. L’érosion est ici maîtresse du lieu.

Epoustouflés par cet environnement, nous poursuivons notre balade et prenons le temps de contempler ces pics isolés, appelés « cheminées de fées », en raison de la partie supérieure dure, qui les chapeaute. On resterait assis des heures à admirer ce spectacle grandiose.

Avant de quitter le site, nous prenons la direction du labyrinthe. Je vous rassure, il s’agit du seul labyrinthe où vous ne risquez pas de vous perdre, je vous laisse imaginer…

Si cet endroit vous séduit, un conseil, n’attendez plus, ce site mérite le détour et vous n’allez pas le regretter.

J’espère vous avoir fait voyager et je vous dis à très vite, pour une nouvelle escapade sauvage et gourmande en Pyrénées-Orientales.

Pour l’organisation de votre séjour :

Les Orgues d’Ille-sur-Têt • Office de Tourisme d’Ille-sur-Têt

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Mon escapade nocturne

Mon escapade nocturne

Une nuit extraordinaire

L’hiver, généralement, je suis en mode « ski à fond », mais j’ai voulu sortir des sentiers battus et vivre une belle aventure de nuit, sous le ciel étoilé de Cerdagne.

18h00 : rendez-vous à la tombée de la nuit au bureau des guides d’Ozone 3. Bien emmitouflée, car la température frise les 3 degrès, sachant qu’elle va diminuer au fur et à mesure de la soirée, j’ai pris mes précautions. Après avoir fait connaissance avec le guide et le groupe, nous partons en covoiturage, en direction de la forêt du Serrat de l’Ours.

18h15 : j’arrive aux abords de la forêt, c’est le moment de s’équiper. Je mets les raquettes aux pieds, la lampe frontale sur ma tête, normal. C’est excitant de pénétrer dans cette forêt obscure. A chacun sa méthode pour apprivoiser le silence, l’obscurité : un couple chuchote et d’autres parlent fort.

10 minutes de marche et déjà j’aperçois les premières traces d’animaux dans la neige. A qui appartiennent-elles ? Renard, biche, notre imagination s’emballe et je lance les paris. Finalement, le guide nous informe qu’il s’agit d’un jeune chevreuil, reconnaissable à la taille de ses pattes et au fait qu’il se soit déplacé en faisant des sauts.

J’ai envie de suivre ces traces, dans l’espoir de surprendre le jeune chevreuil, mais la tentation du repas montagnard est plus forte. Mes amis vous diraient : « impossible pour Chantal de faire une croix dessus ». Je continue à marcher, une sensation de quiétude est palpable pour tout le groupe, rythmée par les chuchotements et les anecdotes du guide.

Soudain, le silence est brisé par l’intrusion d’un renard qui, effrayé, s’enfuit dans la forêt à la recherche d’un lieu plus tranquille.

Puis le refuge prend des airs de guinguette

19h00 : 1 heure et quart de marche, encore quelques pas à faire, les bonnes odeurs commencent à arriver jusqu’à moi. Le refuge n’est plus très loin, la fumée sort de la cheminée et fait une trace blanche dans le ciel obscur.

Me voilà arrivée au Refuge du Col del Pam, chez Jean-Yves, ravi de voir cette équipe de joyeux lurons affamés. Au menu, raclette ou tartiflette, sans hésiter, je choisis la raclette à l’ancienne : un pur délice. J’en ai mangé des raclettes, mais là, c’est une autre sensation, celle là a un goût d’aventure. Mon voisin, opte pour la tartiflette maison qui tient tout autant ses promesses. Tout le groupe, y compris le guide, déguste les plats de Jean-Yves, un régal. Un bon repas dans les refuges de montagne est toujours suivi de chansons et d’anecdotes. Quelle ambiance ! Je suis en mode « je festoye », le refuge prend des airs de « guinguette ».

21h30 : tout a une fin, le guide me fait signe qu’il faut penser à repartir pour rejoindre les véhicules laissés à l’entrée de la forêt. C’est en traînant les pieds, comme un enfant, que j’obéis. Nous repartons, dans ma tête, les images tournent, impossible de ne pas penser à ce moment d’exception.

22h30 : c’est l’heure à laquelle j’arrive à mon hôtel pour y passer une bonne nuit de sommeil.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

Office de Tourisme de Font-Romeu • Pyrénées Catalanes

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Thermes de Vernet-les-Bains

Ma journée Bien-Etre dans un écrin de verdure

Et si pour changer un peu, je m’accordais une pause bien-être ?

La nature, qui est mon terrain de jeu favori, n’est jamais très loin, même lorsque mes désirs me font dévier de mes activités au grand air.

J’ai la chance de vivre dans un département où toutes les envies sont réalisables. Non, je n’exagère pas, c’est la raison pour laquelle je ne me refuse rien, quitte à sortir des sentiers battus pour des moments de plaisirs intenses.

Un week-end relax et apaisant

C’est donc à Vernet-les-Bains, station thermale mais aussi de remise en forme, située au pied du Massif du Canigou, que j’ai posé mon sac, non pas celui que j’utilise pour mes aventures nature, mais un sac « tendance », avec le nécessaire pour me mettre : « en mode détente », prête pour me faire « chouchouter ».

A mon arrivée, j’ai droit à un accueil personnalisé, non pas que je sois considérée comme VIP, mais tout simplement pour faciliter l’accès à l’établissement. La nature est présente, cela me fait sourire, parce que chaque secteur porte un nom de fleur. Rien d’original me direz-vous ! Mais ce clin d’oeil donne le ton.

En quête de détente absolue

Le maître mot est douceur et pour cause. J’opte immédiatement pour un massage ayurvédique, aux vertus relaxantes et qui procure une énergie dans tout le corps.

Cela mérite quelques précisions sur ce qu’est le massage ayurvédique. Conçu par un médecin indien appelé Swami Yoga-Anand Bharati,  il s’inspire de l’Ayurveda ou « science de la vie » ou encore « science de la longévité » et du massage traditionnel indien.

Tout un programme, c’est parti pour une aventure au pays de la zénitude.

Avant de commencer la séance, j’ai renseigné un questionnaire qui va permettre de déterminer mon profil. Vata (pour l’air), Pitta (le feu) et Kapha (l’eau). C’est l’harmonie des trois qui procure le bien-être intérieur. Marine, la masseuse, étudie scrupuleusement mes réponses. Le résultat est que je suis Kapha avec un soupçon de Pitta. Deux sur trois, pas « folichon » me direz-vous ! Mais à priori aucune inquiétude à avoir. D’une voix douce, elle me dit que l’huile essentielle qu’elle va utiliser pour mon massage est l’huile de coco.

Marine aux mains de fée

Je ne vous cacherai pas que dans un premier temps, je n’étais pas très à l’aise. Dans mon plus simple appareil, je m’allonge sur la table recouverte d’une serviette moelleuse, la lumière est tamisée, une musique douce m’accueille.

Marine commence le massage par la tête, plus précisément à la hauteur du front : le « Siro Dara ». Quelques minutes suffisent pour ressentir une chaleur qui petit à petit circule dans tout l’organisme. Le massage continue sur tout le corps : « l’Abyanga » et se termine par la plante des pieds : « le Kansu ». Je vous avoue qu’au début je me suis dit que je n’avais peut-être pas choisi la bonne option, car plus habituée à bouger sans cesse, le fait de devoir rester allongée une heure et demie me paraissait insurmontable.

Quelle agréable surprise ! Je me suis laissée porter par cette sensation de bien-être, comme si j’étais en apesanteur.

Les bienfaits du massage

Très rapidement, j’ai ressenti une sensation de légèreté et d’énergie provoquée par la stimulation des muscles, des tendons, des os et de la peau. Pour répartir l’énergie vitale appelée (Prana) le long de tout mon corps (les pressions, les frottements et les pétrissages), Marine a massé les points vitaux appelés (Marmas).

Ce massage améliore le sommeil, soulage les douleurs, apaise la fatigue… En fait, je me suis rendue compte que pour repartir d’un bon pied lorsque l’énergie n’est plus là, il est indispensable de faire un massage ayurvédique au moins une fois par an, ou plus si besoin.

A la fin de la séance, je me suis allongée à l’espace bien-être, pour réveiller mon corps tout doucement. Des instants très intimes que je garde jalousement pour moi.

Laissez-vous tenter par un massage ayurvédique aux thermes de Vernet-les-Bains, votre partenaire bien-être et vous franchirez tous les obstacles. Si comme moi, vous tentez l’expérience, ne m’oubliez pas et faites-moi partager vos sensations.

Je remercie chaleureusement « Marine aux mains de fée », Jonathan Gasnier, des thermes de Vernet-les-bains sans qui je n’aurais pas pu vivre ce moment d’exception et Coraline Bajon, sa collaboratrice pour la présentation des produits cosmétiques à base d’eau thermale.

Pour l’organisation de votre séjour :

Les Thermes de Vernet-les-Bains : http://www.thermes-vernet.com

Office de Tourisme Conflent Canigó : http://www.tourisme-canigou.com

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La pêche à la mouche, un art de vivre

Voilà comment « j’ai fait mouche » à la pêche

La pêche à la mouche a toujours éveillé ma curiosité, mais de là à me lancer pour appréhender cette discipline, me paraissait compliqué. Je garde en mémoire ce magnifique film de Redford : « Et au milieu coule une rivière », une nature exceptionnelle, une gestuelle du lancer hypnotisante, cette perfection en « ferait flipper plus d’un ».

Gonflée à bloc, excitée de commencer, pressée que le jour se lève, pour enfin essayer cette pêche magique. Il faut tout de même, que je sois objective. Si je veux arriver à lancer ma mouche, un professionnel est indispensable. Eh oui ! C’est comme au tennis ou au golf, il est primordial de bien commencer pour ne pas prendre de mauvaises habitudes.

Mais, quelle idée à bien pu me « piquer », le temps d’une matinée, de vouloir être un « pêcheur moucheur » au féminin, s’il vous plait !

J’ai pris les devants, me suis renseignée auprès des « pêcheurs moucheurs », des anciens, qui connaissent parfaitement les lacs de pêche.

J’ai trouvé un matériel sympa, l’ai préparé soigneusement, émerveillée devant la boite à mouches de Thierry, somme toute indispensable pour bien démarrer. J’ai consacré un peu de temps pour travailler le lancer, surtout pour ne pas être trop ridicule au milieu de ce monde, tout de même très masculin.

C’est donc accompagnée de Thierry, que j’arrive au bord du lac. Le soleil inonde l’étendue d’eau, les premiers poissons commencent à bouger. Je m’approche discrètement de la bordure du lac et je suis enfin prête pour faire mon premier lancer.

Et là, des « moucheurs » commencent à fouetter à 20 mètres de nous. Le charme est rompu, même si je suis tolérante, j’ai envie de crier, de la traiter de tous les noms de volatiles et surtout de leur expliquer, que ce n’est pourtant pas si difficile de se trouver une place plus loin, nous ne sommes pas au bord d’une marre à canards !

C’est donc, très appliquée, que je reprends ma canne à lancer. Et si je revenais bredouille ? Thierry me rassure, il y a toujours quelque chose à apprendre au bord de l’eau. Mon envie de défendre le côté sportif de ce loisir, a pris toute son importance et loin de moi, la volonté de remplir mon congélateur.

Même, si ne n’ai pas eu l’occasion de gracier un combattant en le remettant à l’eau avec précaution, je me suis enrichie en apprenant quels sont les insectes qui nourrissent les truites fario, le respect des poissons dans cet art magnifique qu’est la pêche à la mouche.

Je ne connaissais rien à ce loisir, mais mon ressenti est que la pêche est un espace de liberté et de bonheur à l’état pur et doit le rester.

Si vous aussi, vous vous lancez, bonne pêche !

Pour l’organisation de votre séjour : Fédération de Pêche des Pyrénées-Orientales

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Ma nuit insolite en Bulle au coeur des Fenouillèdes

Dormir dans une bulle, vous y songez ?

La curiosité s’emballe, la bulle sera-t-elle transparente comme une goutte d’eau ou semi-cristalline pour m’envelopper de douceur ?

Une expérience résolument poètique

J’aurais pu dormir dans un Tipi en peau de bisons, comme une Amérindienne, en sachant tout de même, que grâce aux Indiens, dont c’était la demeure, cette tente conique reste très confortable.

J’aurais pu rêver d’être un prince Mongol pour dormir dans une Yourte, logis nomade inscrit quand même au patrimoine Unesco.

J’ai préféré mettre la nature dans ma Bulle, je dirais même que la nature m’y a invitée.

Une nuit cosmique

 

Eh oui ! J’ai trouvé un coin de paradis où la nature fait son show nocturne. Toute en rondeur, la bulle vous invite à rêver avec la nuit pour décor. Dormir à la belle étoile en toute saison, quel bonheur !

C’est comme cela que je me suis retrouvée, très étonnée d’ailleurs, dans un lit moelleux, comme je les aime, sans mon chien, seule au monde, sous un ciel parsemé de pépites de diamants en guise de plafond mais sous l’oeil protecteur de Dame  Lune. Maestro ! Que le spectacle commence.

A la nuit tombée, le ciel devient d’une pureté cristalline, quel plaisir ! J’aurais juré pouvoir toucher tous ces diamants qui scintillent au firmament ! Je suis en plein rêve, mais je vous rassure, bien éveillée  pour ne rien perdre de ce spectacle féerique. C’est un ballet d’étoiles, de constellations qui animent le ciel. Subjuguée, je reste imperturbable, même lorsque le vent s’invite en faisant frémir ma bulle.

Chuuut ! Voici Dame Lune, toute timide, mais curieuse, qui pointe son nez. C’est à ce moment précis que, malgré moi, je m’envole au pays des rêves et de l’imaginaire.

Une expérience inédite et captivante, seule la voûte céleste peut en témoigner. Notre poète Guillaume Apollinaire a raison lorsqu’il dit : « il est grand temps de rallumer les étoiles ». La nature nous invite à toutes les fantaisies, alors pourquoi se priver d’un arc-en-ciel d’émotions !

Mon aventure cosmique s’achève, mais c’est promis, je reviens très vite.

Pour l’organisation de votre séjour :
Camping des Randonneurs à Fenouillet : http://www.campingdesrandonneurs.com/
Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes : http://www.cc-aglyfenouilledes.fr/

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