Arrivée à l'atelier des barques catalanes paulilles

Mais oui, mais oui ! L’école est finie…

L’école buissonnière à Paulilles

Nous sommes le 14 juin 2018, l’été s’installe tout doucement dans les Pyrénées-Orientales. Après une année de multiplications, divisions, grammaire et conjugaisons, l’heure du voyage de fin d’année a sonné.

Cette sortie a un goût très particulier pour moi, puisque j’accompagne la classe de ma fille Valentine qui est élève en CE 2 bilingue catalan, à l’école Pasteur d’Ille-sur-Têt.

9h00 : après une vérification rapide de mon sac à dos, il est temps de rejoindre mes acolytes de la journée : Audrey, Emilie et Laurent (parents de Clara, Baptiste et Lola…). Le Bus arrive, les enfants sortent en courant de l’école, ça y est c’est le grand jour !

L’excitation est palpable, mais peu importe, la sécurité avant tout et c’est donc, d’une voix douce mais d’un ton ferme que Madame Botet et Madame Lafforgue recadrent tout cela, en catalan bien évidement… Et là Flash Back : le fond de l’ autobus est pris d’assaut, rien ne change !

14h00 : nous nous dirigeons vers l’atelier des barques catalanes. Michel, un jeune guide, attend nos petits matelots. Les explications commencent à l’extérieur, au milieu des essences de bois nécessaires à la restauration… Les doigts se lèvent rapidement, la curiosité est bien présente.

La visite se poursuit à l’intérieur. Les enfants sont subjugués par tant de beauté, une barque est justement en rénovation, les rabots tournent à plein régime.

Valentine et ses amis rentrent dans l’intimité des menuisiers ou des restaurateurs devrais-je dire, car à l’image de grands tableaux, ils redonnent vie de façon spectaculaire à des embarcations traditionnelles catalanes.

Michel donne les dernières explications de la journée, au grand dam des enfants, qui seraient restés des heures, car à proximité immédiate se trouve une pièce vitrée dans laquelle nos moussaillons aperçoivent scaphandre, nasse, répliques de cabanes de pêcheur, maquettes de barques, lamparo… Autant d’objets d’antan que d’interrogations. A l’image d’une OLA les doigts se lèvent les uns après les autres… Mais il est temps de partir.

Véritables témoignages des années passées contre vents et marées, qui laissent entrevoir une magnifique seconde vie sur la grande bleue.

C’est le cœur léger, mais des souvenirs plein la tête que nous quittons Paulilles. Valentine, Clara, Baptiste, Lola…Vous êtes  la nouvelle génération. Les ambassadeurs de ce savoir-faire catalan, parlez-en avec fierté.

Pensez à ces hommes passionnés, qui œuvrent  tous les jours afin de vous transmettre un héritage culturel fantastique et peut-être qu’un jour vous aurez la chance de naviguer sur une barque catalane.

Pour plus de renseignements:

Site classé de  l’anse de Paulilles à Port-Vendres

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Paulilles, l’explosion des sens…

Je me souviens de mes pas de jeune aventurière, adolescente, imprudente…

lorsque je rentrais dans cette ancienne dynamiterie implantée par Alfred Nobel en 1870, sur la Côte Vermeille, à Paulilles, un haut lieu de production industrielle, pendant plus d’un siècle… J’aimais y découvrir ce qui se cachait derrière cette végétation luxuriante, cette terre ocre, ces fils de fer barbelés, ces ruines… A l’époque de mes explorations, l’usine était fermée et interdite au public !

Des centaines d’ouvriers ont travaillé, vécu en complète autarcie sur ce site atypique : usine, école, logements, infirmerie, médecin, potagers… sur cette terre mère, Paulilles était un véritable village, un lieu de travail, de dur labeur, mais aussi d’échanges, d’entraide, d’amour, de fraternité…

Un univers apaisé et apaisant… 

Une fois arrivée, au prix de multiples péripéties (j’exagère, un peu ;-)), je découvrais ce village abandonné, en ruine, niché au creux de 2 criques paradisiaques…

Ainsi commençait la mémoire…

Fermé depuis 1984 et laissé à l’abandon, le site a connu à partir de 2005 un réaménagement spectaculaire par la volonté conjointe du Conservatoire du Littoral et du Département des Pyrénées-Orientales.

Nettoyage, défrichage, réhabilitation, sécurisation du site, réaménagement, tout a été mis en œuvre pour rendre à ce site sa beauté et son caractère unique… Restauration de quelques bâtiments, des vigies, de la mémoire industrielle.

Je reviens, bien des années plus tard (non, je ne vous dirai pas combien…). Je respire, je sens, je ressens. C’est une invitation à la paix, un havre, un voyage…

“Ici, tout est luxe, calme et volupté “

Les anciens veillent sur ce lieu de vert et de bleu. Je baigne dans une dimension « hors temps ».

Ouvert librement au public depuis 2008, Paulilles, qui fête aujourd’hui ses 10 ans et propose un beau programme d’animations, donne l’exemple : un écrin, un joyau, entre Méditerranée et Pyrénées.

Aline, petite fille d’ouvrière…

Elle m’entraîne au “Cap Sud” de Paulilles, me guide “Dans les pas de Jeanne” sa grand-mère, en plein cœur de la production de la dynamite : les premiers ateliers, les bâtiments, la vie de l’usine, renaîssent à travers la voix d’Aline.

La magie opère… 

A côté des vieux bâtiments et des citernes rouillées, navires terrestres échoués pour toujours, vue plongeante sur le Cap Béar, la tour à signaux de la Massane, la grande Bleue…

Une halte à la plage, où les eaux bleu turquoise invitent à la baignade. Un dernier stop à la vigie, ancien château d’eau.

Je me laisse séduire par ce panorama à 360° entre Méditerranée et Pyrénées…

J’emprunte le sentier des sous-bois : chemins cachés, dans lesquels se mêlent fraîcheur, senteurs, silence… et me dirige vers la maison du Directeur (maintenant maison d’accueil, abritant régulièrement des expositions).

Paulilles, à la rencontre d’Aline…

Oubliées la friche, les ruines… Le site classé de l’anse de Paulilles s’est inventé une nouvelle vie !

Crédits photo : Nicolas Castets – Spad Drone et ADT Pyrénées-Orientales

Infos pratiques pour l’organisation de votre séjour :

Bureau d’information Touristique de Port-Vendres

Site classé de l’Anse de Paulilles

Quelques idées d’activités et de visites :

Stand Up Padlle : Paddeling Paradise, Paulilles

Dégustation de vins au Clos de Paulilles

Avis Tripadvisor

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La Procession de la Sanch, un sacré retour vers le passé

Spectaculaires, singulières et rescapées des temps anciens, les processions de Pâques dans les Pyrénées-Orientales sont uniques en France.

L’ambiance est recueillie et survoltée comme avant le départ d’une épreuve sportive

Devot Christ © M.Castillo

Devot-Christ © M.Castillo

La foule composée de fidèles et de curieux (ou les deux) commence à se presser le long des rues du centre, derrière les barrières mais je décide d’aller voir le dévot crucifix qui est installé devant la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan, trop fragile désormais pour être transporté à dos d’homme. Je m’approche et réalise stupéfaite, qu’il s’agit –non je ne rêve pas- d’un cadavre. Mystère, mystère car les christs en croix connus jusqu’à présent, étaient vivants, je dirais presque, triomphants. Quel est donc cet artiste qui a osé défier une loi non écrite et présenter un cadavre aux côtes saillantes, un corps martyrisé et si terriblement humain ? Il faudra attendre les années 50 pour qu’un antiquaire découvre lors d’un examen minutieux, qu’il s’agit d’un christ rhénan (et non castillan) du XVème siècle.

Départ de la Procession à 15h de l’église Saint-Jacques de Perpignan

Procession de la Sanch - © JC Milhet

Procession de la Sanch, Vendredi saint à Perpignan – © JC Milhet

Bon, maintenant que l’énigme est résolue, rendons-nous vite là où tout a commencé, à l’église Saint-Jacques. Louis un des confrères, m’invite à le suivre dans la sacristie de l’église transformée en vestiaire.

Il y règne une ambiance à la fois fiévreuse et toute en gravité. Les pénitents enfilent leur tunique, le scapulaire, nouent leur cordelière servant de ceinture et prennent l’impressionnante coiffe « caperutxa » sous le bras. En tête du défilé qui s’ébranle lentement la croix des injures avec les objets qui symbolisent la crucifixion (éponge, lance, roseau, marteau, tenailles, etc.) puis viennent les lourds « misteris » représentations grandeur nature des scènes de la passion du Christ, portés sur les épaules de quatre pénitents.

Certains poussent l’humilité jusqu’à marcher pieds nus, comme pour expier quelque péché. Les femmes vêtues de noir portent une mantille de dentelle sur la tête et je reconnais quelques représentantes des familles aristocratiques du département. Sans les flashes qui crépitent, on pourrait se croire projeté à l’obscur siècle de l’inquisition, quand le prédicateur fondateur de l’ordre des Dominicains Vincent Ferrier, voulait réhabiliter la crainte du créateur.

Agitant la cloche qui avertissait du passage du condamné à mort que l’on conduisait à l’échafaud, le « regidor » ouvre le spectaculaire cortège

Cette procession du Vendredi saint tombée en désuétude au fil des siècles a été rétablie dans les années 50 par le conservateur du musée de la ville de Perpignan Joseph Deloncle. Il rassembla quelques amis qui se constituèrent en confrérie (du Précieux Sang du Christ). Il y avait là le bijoutier, l’avocat et l’huissier, les notables qui n’hésitaient jamais à revêtir la robe, pour la bonne cause, celle du catholicisme et de la catalanité. Aujourd’hui, la procession de Perpignan est le point d’orgue de cette Semaine sainte empreinte de spiritualité et l’on vient de loin pour assister à cette manifestation jaillie de temps anciens et participer le temps d’une journée, à un moment d’union sacrée.

Agenda des autres processions en Pyrénées-Orientales :

 Jeudi saint                                                                                                                                                                             Bouleternère : Procession nocturne des pénitents                                                                                                                                 Elne : Procession nocturne des pénitents

 Vendredi saint                                                                                                                                                                                 Arles-sur-Tech : Procession nocturne des pénitents                                                                                                                       Collioure : Procession nocturne des pénitents

 Dimanche de Pâques                                                                                                                                                                       Céret : Procession du Ressuscité en matinée                                                                                                                                         Ille-sur-Têt : Procession du Ressuscité et chants des “Régina” en matinée

Pour l’organisation de votre séjour :

Office de Tourisme de Perpignan

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Les Pyrénées-Orientales : 365 nouvelles journées, 365 nouvelles expériences….

 Les Pyrénées-Orientales 

365 nouvelles journées, 365 nouvelles nuits, 365 nouvelles expériences….

Les Pyrénées-Orientales, là où vous avez rencontré le soleil, ressenti le bonheur d’être  ensemble, vécu  des aventures !

Pour 2018, nous vous promettons du Fun, du Glam, du Zen, de l’Aventure,  beaucoup de rires en famille, entre amis et bien-sûr de vivre des expériences incroyables dans les Pyrénées-Orientales !

Tous les blogueurs, Amandine, France, Chantal, Emmanuelle, Béatrice, Gloria, Brice et Julien vous souhaitent  une année é(P.O.)ustouflante !

Amandine, France, Julien, Béa

Chantal, Emmanuelle, Brice, Gloria

Depuis un peu plus d’un an, nous avons parcouru les Pyrénées-Orientales de la Méditerranée aux Pyrénées pour vous transmettre nos expériences, nos émotions, notre amour de cette destination où le soleil règne plus de 320 jours par an. Non, ce n’est pas une légende !

Pour vous…

  • Nous avons défié la loi de la gravité et tenté de trouver  l’équilibre sur nos planches de S.U.P, de kite
  •  Nous avons affronté la grande amie d’Eole : la Tramontane.

  • Nous nous sommes remis au sport 
  • Nous avons eu très froid mais aussi très chaud !!!

  • Nous avons gravi des montagnes.
  • Nous avons enquêté afin de résoudre des énigmes

Grâce à vous…

  • Nous  avons testé les sources d’eaux chaudes naturelles, les spas de la Méditerranée aux Pyrénées.
  • Nous avons découvert des expositions exceptionnelles :  Dali, Picasso

  • Nous avons  exploré des sites culturels empreints de cette histoire catalane si intense.
  • Nous avons participé à des concerts dans des lieux magiques.

Nous avons rencontré des personnes passionnées et passionnantes. 

Nous ne sommes pas de grands sportifs, ni de grands historiens… 

Nous sommes comme vous !

Nous aimons apprendre, visiter, découvrir, bouger, manger, déguster, rencontrer, rire  et surtout partager !  Notre plaisir est  de  vous faire vivre simplement des  expériences uniques  dans les Pyrénées-Orientales  que nous chérissons et  connaissons parfaitement.

Ici, la terre, la mer et le ciel se laissent regarder, écouter, goûter, toucher, sentir…

Nous ne trichons pas, nous vivons les Pyrénées-Orientales. 

2018, nous sommes prêts  à vivre de nouvelles aventures et à les partager avec vous !

Alors à très bientôt.

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Coup de “foudres” aux Caves Byrrh…

Une épopée fantastique, pour une boisson “tonique et hygiénique”

Nous sommes le vendredi 10 novembre 2017. Les Pyrénées-Orientales ont revêtu les couleurs de l’automne. Béatrice et moi-même nous dirigeons vers Thuir, et plus exactement aux Caves Byrrh où nous avons rendez-vous avec Joséphine…

Du plus loin que je me souvienne, ces fameuses caves ont toujours fait partie du patrimoine catalan, et bien plus… Je me rappelle être allée voir des défilés de mode dans cette immensité remplie d’histoire et de Byrrh.

Une vraie tête de mule !

L’histoire de Byrrh est intimement liée à la « Mode » aux étoffes, aux couleurs. En effet, les frères Violet natifs de Corsavy et issus d’une famille de marchands ambulants, sillonnaient les Pyrénées-Orientales avec leur mule qui donna des signes de faiblesses à Thuir. Ville qu’ils ne quittèrent jamais à partir de 1866.

Le goût des merveilles et un palais averti

Simon Violet était un épicurien avec de grandes connaissances dans le domaine du vin. Après avoir monté avec son frère Palade une mercerie à Thuir, il décida d’élaborer un apéritif aromatisé au quinquina ! Naissance d’une boisson tonique et hygiénique. Ce remède, oui je dis bien remède (on est bien loin du Doliprane de nos jours), sera d’ailleurs vendu par les pharmaciens pour ses vertus quelque peu étonnantes. Mais cela, sera de courte durée, car l’ordre des pharmaciens de Montpellier leur intenta un procès. Cette boisson deviendra alors un apéritif. Commencera la grande aventure du BYRRH !

Nom d’ailleurs qui lui sera attribué grâce à 5 étoffes rangées sur 1 étagère et portant portant chacune une lettre, les 2 premières portaient B et Y , BY (coïncidence heureuse : VI qui se prononce BI signifie vin en Catalan), RRH suivi tout simplement.

C’est alors que commence l’incroyable voyage du Byrrh

A lui seul cet apéritif vous invite aux voyages ou plutôt devrais-je dire invite vos papilles (avec des épices telles que le quinquina, le café, le cacao, la cannelle), à faire un tour du monde…

Vous voyagerez également lors de la visite des caves, dans cette immensité qui saura vous surprendre avec ses hologrammes , vous émerveiller avec des spectacles sons et lumières lors des visites nocturnes, vous fasciner au cœur de la salle des foudres dans laquelle vous retrouverez la plus grande cuve en chêne du monde, qui fait plus de 10 mètres de haut, et vous ravir  avec une dégustation de cet élixir autour du kiosque….

Mes chers lecteurs, la visite des Caves Byrrh est un magnifique voyage, un coup de « foudres », des odeurs singulières et, confidences pour confidences, j’ai adoré le cocktail que nous a proposé Joséphine : Le Byrrh Tonic ! Une boisson tonique et hygiénique…

A bientôt pour une prochaine aventure, car comme dans une histoire d’amour, nous avons prévu de nous revoir…

Pour plus de renseignements

Caves  Byrrh

Office de Tourisme Aspres Thuir

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Aux portes des Bastions Cathares : Le Fenouillèdes

J’aurais pu intituler mon article : “Rendez-vous insolite dans l’Agly, fief de l’Australopithèque”

Cette fois-ci, nul récit de mon périple dans l’Agly. J’ai opté pour un publi-reportage sans prétention, avec comme acteurs principaux : Teresa, Josep, Joan, Augustin, Concepcion, Maria-Mercé, Lluis, qui composent la Colle du Dimecres de Sant Feliu de Codines. Ce groupe de passionnés, pratique la randonnée pédestre tous les mercredis, d’où leur nom, mais pas que : “ce sont aussi de bons vivants”. Allez, fini le suspense, c’est parti !

Sitôt arrivés à Caudiès-de-Fenouillèdes, nous nous rendons à l’ermitage de Notre-Dame-de-Lavail. Le guide, bien qu’Occitan, (vous le reconnaitrez, il est au centre de la photo) a mené, tambour battant, la visite de ce lieu de pèlerinage.

Impossible de ne pas faire un aller/retour Caudiès Saint-Paul-de-Fenouillet avec le Train Rouge du Pays Cathare et des Fenouillèdes. Cette activité est apparue comme une évidence. Installés dans le wagon découvert sous un soleil radieux, le paysage défile : vignes et domaines viticoles avec les Corbières en toile de fond.

Après cette après-midi de découverte, il est temps de rejoindre un lieu unique où les yourtes, les roulottes, les tipis et les bulles cohabitent dans un écrin de verdure. Ce lieu unique est le camping des Randonneurs à Fenouillet. Aucun membre du groupe ne connaissait son hébergement. La surprise a été de taille et a donné lieu à des fous rires mémorables. Une fois installé, tout le monde s’est retrouvé pour l’apéritif avec en prime une chanson en catalan. Après quelques “à la tienne à la mienne”, il est temps de rejoindre le Kopi où Romuald, le maître des lieux, a commencé à allumer le feu pour un repas où chacun a pu faire griller sa viande. Bien entendu, le tout accompagné de vins locaux.

Pour cette deuxième journée, les Gorges et l’Ermitage de Saint-Antoine-de-Galamus, lieux incontournables, les a ravis. Ils reviendront, c’est sûr. Après ces efforts, le réconfort. Halte dégustation croquants, vins et repas terroir digne de ce nom.

Le périple se termine à Tautavel. Tout un programme :  La Caune de l’Arago,  perchée sur un promontoire, est une grotte célèbre dans le monde entier grâce au fait qu’on y a trouvé des ossements d’Homo erectus, dont le plus remarquable est un crâne humain daté de 450 000 ans, ce qui en fait le plus vieil homme d’Europe (d’où mon clin d’oeil à l’australopithèque), les Gorges de Gouleyrous tout simplement splendides et pour clore cette matinée, dégustation à la cave coopérative des vignerons de Tautavel/Vingrau et visite de l’éco-musée du miel.

Clap de fin avec les accompagnants de la journée du vendredi.

Pour l’organisation de votre séjour :

Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes

Syndicat Pays Touristique Agly-Verdouble – Tél +33 (0) 4 68 29 10 42

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Dalí, la résurrection

Dalí à Céret, une histoire de vie ou de mort…

Sous un soleil timide, Brice et moi nous rendons au Musée d’Art Moderne de Céret pour y découvrir l’exposition « Dalí : Eurêka ! »

Dalí fait partie du patrimoine catalan, mystérieux personnage qui divise.

Extravagant ? Cet artiste interpelle autant pour ses œuvres que pour ses frasques orales !

Outre le fait qu’il ait qualifié la gare de Perpignan de «  Centre du Monde », sa quête en Catalogne du nord était bien plus profonde… Dalí recherchait l’immortalité !

Un personnage très controversé, Salvador d’un côté et Dalí de l’autre.

Salvador, prénom qu’on lui a imposé en hommage à son frère décédé avant sa naissance, et Dalí héritage familial. Cela marquera toutes les œuvres de l’artiste. On retrouvera des dualités entre la vie et la mort, le monde biologique et le monde mécanique.

Génie et enfant terrible

A 6 ans, il peignait ses premiers paysages. A 14 ans, il possède son atelier et intègre par la suite l’école des Beaux-Arts de Madrid, où il aura la chance d’assister à des conférences animées par Einstein.

Dali, l’anarchiste, sera expulsé à plusieurs reprises de la fac et sera même incarcéré à la prison de Gérone…

Suivront ensuite des rencontres déterminantes avec Miro, Lorca…

Un voyage triomphal 

Céret est qualifiée de Mecque du Cubisme où vit un certain « Génie Ibérique » Picasso, à qui Dalí voue une vraie admiration.

Dans les années 60, le maire de Céret et deux élus à la culture se rendent à Port Lligat (Espagne) afin de solliciter Salvador Dalí pour un « Voyage Triomphal » et surtout une renaissance, une résurrection, l’immortalité….

L’immortalité : ce moment restera dans les mémoires du peuple Catalan… Dali en est conscient car il suit de très près les recherches scientifiques de Marcel Pagès, médecin sur la commune. Ses travaux se portent sur la cryogénisation.

C’est aux arènes de Céret que le peuple est venu acclamer le roi. Des animaux daliniens en carton avaient été créés pour l’occasion, des rhinocéros côtoyaient des bœufs rouges…

Mais la cerise sur le gâteau (n’oublions pas où nous sommes), fut le squelette en mouvement  au-dessus de l’office de Tourisme… devant lequel Salvador se recueillit et se vit offrir un bouquet par un ange tout droit sorti de son thorax… Un vrai miracle, une renaissance !

Revenons à l’exposition Dalí Eurêka ! Je pourrais évoquer les différentes œuvres de l’artiste, mais je vous invite plutôt à venir les découvrir. Car comme disait Dalí : «  Le temps se pourri, il passe pour chacun d’entre nous, la mort est inévitable », alors prenez le temps de Vivre…

 

Pour l’organisation de votre séjour

Office de Tourisme de Céret

Musée d’ Art Moderne de Céret

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Les dimanches de Serrabona

Un festival qui fait battre en musique le cœur de ce beau prieuré roman

L’austère prieuré au diapason de l’été

Aujourd’hui, pour mon anniversaire, je m’offre une virée aux « Dimanches de Serrabona », une animation gratuite du festival Eté 66 qui fait battre en musique le cœur de ce beau prieuré roman du XIIème siècle.

Depuis Bouleternère et 20 minutes de route en lacets plus tard, j’arrive sur le site de la « bonne montagne » au prieuré de Sainte Marie de Serrabona, fondé au XIIème siècle selon la règle de Saint Augustin. J’ai à peine le temps d’admirer les sculptures des chapiteaux de cette tribune de marbre rose du Conflent, un chef d’œuvre gracieux et  préservé.

Prieuré de Serrabona – ©M. Castillo

Tribune de marbre rose – ©M. Castillo

Des musiciens russes sublimés

Le  concert va commencer et les musiciennes du quatuor à Cordes « Euterpe » sont  installées dans la nef bleutée pour interpréter un répertoire des compositeurs russes (Rachmaninov, Glazounov et autres).

Le public subjugué et conquis écoute religieusement les mazurkas, polkas et sarabandes qui nous entraînent  bien au-delà des murs. A la fin du concert, le talentueux quatuor pose dans la galerie.

Alexia Turiaf (violon), Marie-Camille Casenove (violon), Pauline Guernichon (alto) et Delphine Roustany (violoncelle) – ©ADT66

Affiche Festival été 66 – ©CD66

Concert Quatuor Euterpe – ©ADT66

Dialogue entre arts premiers et art sacré

Je retourne dans la chapelle pour scruter en détail les œuvres de Claude Parent Saura, un artiste contemporain qui s’adonne enfin à temps plein à la passion d’une vie, une expérience artistique commencée il y a des décennies.

Les croix et crucifix en plexiglass et autres matières translucides et colorées sont placés aux points cardinaux et font face aux mystérieux masques évoquant quelques  divinités Africaines ou Guatémaltèques. Une installation cruciforme au sol,  des tentures le long des murs, des meubles créés pour l’occasion illustrent ce dialogue entre art sacré et arts premiers et sont  un appel vibrant à l’échange et à la tolérance.

Exposition Claude Parent SauraExposition Claude Parent Saura - ADT66

Exposition Claude Parent Saura – ©ADT66

Un patrimoine animé par le contact avec le public

Un bref passage dans la boutique qui offre quelques ouvrages et reproductions intéressants. A l’extérieur du prieuré, un jardin bien dessiné, véritable conservatoire de simples et d’essences méditerranéennes odorantes, couronne cette sortie où j’ai pu voir, découvrir, écouter et sentir, bref, vivre une expérience toute sensorielle. Loin de tout mais près du ciel, ce lieu connait une vraie renaissance grâce à un regain d’intérêt du public et à des animations comme celle à laquelle j’ai pu assister, sans bourse délier.

Jardin Prieuré de Serrabona – ©ADT66

Prieuré de Serrabona – ©M. Castillo

Pour plus d’informations :

Festival été 66  – Pyrénées-Orientales Tourisme

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Collioure, Pyrénées-Orientales

United colors of Collioure et Paulilles !

Un parfum solaire aux notes multicolores…

Je vous emmène  au royaume de la lumière et des couleurs… Une escapade en Méditerranée : Collioure, Paulilles. C’est une belle invitation au voyage, à la contemplation…

A travers mon 7D  Canon, vous allez découvrir  ma Méditerranée, mes Pyrénées-Orientales, mes  lieux préférés…

Une alternance de plages de sable fin, de dunes et de criques sauvages… Du galet au sable qui glisse entre vos doigts, une Méditerranée toute en nuances, passant du vert au turquoise. La caresse du soleil sublimera votre teint et bercera vos siestes sous les pins parasols…

Ah, les vacances d’été ! On les attend  toute l’année avec impatience ! C’est le moment de décompresser, de profiter de la famille, des amis…

Partir à la découverte d’une destination et  vivre de grandes aventures… 

Aujourd’hui, découverte haute en couleur de Collioure et Paulilles ! Farniente, explorations, baignades, balades, rencontres…  Bref,  le programme est idéal pour s’éclater !

Collioure : dans chaque couleur, il y a la lumière…

Embarquement immédiat ! 

Mettez vos lunettes de soleil, top départ pour Collioure.

Ce village typiquement catalan est inondé de soleil, il irradie….

La couleur est incroyablement intense, lumineuse. Matisse disait que : 
La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération.

Collioure est le berceau du Fauvisme. Ruelles typiques couvertes de fleurs, maisons  multicolores… Une explosion de couleurs : rose, fauve, ocre, vert, rouge, bleu…. Je me laisse toujours charmer par son port et ses barques catalanes, ses plages  de galets, au cœur du village ! Un savant mélange des eaux de la Méditerranée et des roches pyrénéennes.

Paulilles ou le passé recomposé…

On quitte Collioure, cap sur l’anse de Paulilles : suivre Port-Vendres, Banyuls Sur-Mer. Certes sinueuse mais superbe, la route épouse chaque  ligne de la côte rocheuse, entourée par le vignoble et la mer… Cette vue est incroyable… Vous allez surplomber l’anse de Paulilles. Je vous le dit d’ores et déjà, vous aurez le souffle coupé par tant de beauté !

C’est un site classé, préservé, le plus magique du littoral des Pyrénées-Orientales, un panorama  é(PO)ustouflant….  Aux pieds du massif des Albères, une eau transparente… Vous aurez l’impression d’être au bout du monde. Impossible de ne pas visiter le site de l’ancienne dynamiterie Nobel. J’ai suivi le guide dont les grands parents vivaient et travaillaient sur place. A l’époque, c’était un village. J’ai eu l’impression de changer d’époque !

Pour l’organisation de votre séjour  : Office de Tourisme de Collioure

Collioure

  • Le Chemin du Fauvisme : incontournable ! Vous marcherez sur les pas de Matisse et Derain…
  • A déguster : Les anchois Roques et Desclaux

 Paulilles 

Le Site Classé : l’Anse de Paulilles avec son ancienne usine de dynamite et l’atelier de rénovation des barques catalanes.

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Maury honore ses Voix de Femmes

Ils sont venus, ils sont tous là

Qui ça ? Les inconditionnels du festival Voix de Femmes bien sûr, les défenseurs de la culture en milieu rural, comme se plaît à le souligner en introduction le maire de Maury. Après s’être arrêtées acheter un hamburger végétarien au food truck bio et de quoi se réhydrater, nous attendons la chanteuse Cléa Vincent. La chaleur de cette fin de printemps s’estompe peu à peu, donnant libre cours à une nuit agitée, puisque le groupe Deluxe, qui doit prendre le relais, est attendu de pied ferme par ses fans, arborant la moustache fétiche de leurs idoles en guise de clin d’oeil.Cléa Vincent, l’accent français de la scène électro« Electricité… empreinte digitale, image subliminale… », la voix cristalline de Cléa retentit depuis la scène… Chemise à fleurs psyché rentrée dans son mini-short en jean, elle nous fait part de sa joie d’être là, dans un festival à taille humaine où les artistes peuvent côtoyer leurs fans en toute simplicité et se fondre dans le public pour regarder passer leurs confrères.. C’est peut être aussi pour cela que notre emblématique Flodama, humoriste local, assiste chaque année à « Voix de Femmes » et pose à mes côtés à cette occasion…

”Tandis que j’interviewe Cléa dans sa loge, ma collègue Annouck ( au milieu de la photo) prend le relais et nous livre son retour d’expérience : “Dhamma ? Je ne connaissais pas, mais j’adore le duo que forme Khalil et Sacha, car ils mêlent des accords trip-hop, électro-pop et fusion jazz… Trop bon ce mélange des genres, ces influences “Musiques du Monde”… J’avoue que je me suis facilement  laissée emporter par la voix envoûtante de Sacha,  que je qualifierais d’aérienne, sur fond d’improvisation instrumentale… A la fin de leur représentation, une sorte de transe a envahi la foule et Sacha, bras ouverts tel un ange, est prête à s’envoler, dos au public,  emportée par cette ivresse collective et cette joie communicative qui se dégage de ce duo exceptionnel”.Des blogueuses conquises…

Cléa en aparté …Cliquez ici pour voir l’interview…

« Tu me baiseras des baisers de ta bouche, ton amour t’entrainera plus haut si tu me touches »

                                                                                                                                         ( Deluxe, M- Baby That’s You )

Les exaltés Deluxe envahissent la scène… Dans leurs costumes rouges, scintillant de mille feux, cinq  musiciens mi-hommes, mi-bêtes, semblant tout droit sortis d’un cirque, entourent Lili Boy, la chanteuse du groupe, vêtue d’une moustache en guise de jupe… Leurs accords funk, électro, hip-hop et groove, se mêlent à la voix suave de Lili, qui ne cesse de sauter et danser tandis qu’une dose de « good vibes » et d’optimisme envahit l’assistance…

La voix de Lili qui ressemble à s’y méprendre à celle de Selah Sue, résonne sur les contreforts de granit et monte dans le ciel étoilé, comme la promesse d’un bel été.

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Pays Touristique Agly-Verdouble

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Nous et Dionysos

Aujourd’hui, tout est permis !

Très pieux, mes amis et moi avons décidé en ce dimanche 14 mai, de nous vouer corps et âme au seul dieu grec en lequel nous croyons : Dionysos, celui de la vigne, du vin, de l’ivresse et de la comédie…

Chaque année, les falaises calcaires du massif des Corbières entendent résonner pas et commentaires de randonneurs un peu particuliers…

Ce sont ceux des 50 participants aux Dionysiades, événement annuel organisé depuis maintenant 24 ans par le Pays Touristique Agly-Verdouble pour promouvoir 22 caves et 14 producteurs locaux.

Native « du coin » et amatrice de ses crus, c’est donc tout naturellement que je convie ma « clique d’amis » à découvrir cet arrière-pays sauvage et quelque peu caractériel, je l’avoue…

En pleine préparation de l’ascension du Canigó, Caro et Raph répondent présents pour la rando matinale qui intronise la journée.

Sur notre droite les contreforts de pierre, sur notre gauche, les genêts jaunes fluorescents abritent d’anciennes bergeries, refuges des contrebandiers d’antan, nous explique le guide.

En bas, au village, la fête bat son plein :

Sur 33 stands, producteurs de fromages, légumes, miels et vins font déguster le fruit de leur travail et de leur passion aux 600 convives, touristes et locaux confondus… Le rosé coule à flot sous les “flonflons” de l’accordéon, tandis que 43 amateurs et 17 initiés activent neurones et papilles à l’occasion du concours de dégustateurs.

Dans leur costume d’apparat, deux ânes tirent une calèche pour le plus grand bonheur des enfants qui découvriront également en ce dimanche les joies de jouets de bois…

Après l’effort, le réconfort… Et quel réconfort !

Au moment du déjeuner, 260 convives se retrouvent  autour de grandes tablées, pour déguster le repas gastronomique préparé par Thierry Tarrius du restaurant le Silex à Tautavel, servi avec sympathie par une équipe de bénévoles amoureux du vin.

Thierry Tarrius : « J’ai choisi de mettre en avant des  produits locaux de qualité, avec le vin comme fil rouge, puisque le “Vedell” (comprenez veau IGP des Pyrénées-Orientales) est assaisonné au Rancio et les fruits frais du dessert au Muscat ».

«  Les Dionysiades permettent de casser les habitudes et d’introduire les vins doux naturels à l’apéritif trop souvent conditionné par la bière ou le pastis »

« C’est aussi l’occasion de se rencontrer entre viticulteurs et restaurateurs, ces derniers privilégiant trop souvent les grands domaines, limitant ainsi la découverte de nouveaux produits ».

«  Un restaurant avec une bonne carte des vins est le gage d’une cuisine réussie »

Confidences, pour confidences…

C’est au café du village autour d’une Sémillante bien méritée après la valse des vins et des mets ,  que nous et Dionysos nous retrouvons pour un debrief haut en couleur…

Raphael, 43 ans : « Un bon moment à partager entre amis sans modération »

Jessica, 33 ans, dite « La Blonde » : «Une rencontre chaleureuse dans un village atypique »

Cécile, 31 ans, souligne : « le travail formidable fait par toute une équipe de bénévoles, du vin d’exception en toute modération »

Force est de constater que cet arrière-pays recèle trésors cachés, événements “qu’il faut aller dénicher”, produits d’exception au détour d’une rencontre avec les producteurs,  accords de musique improbables sur Corbières en toile de fond… Une nouvelle occasion de confirmer notre foi en Dionysos et de lui adresser nos louanges d’une seule et même voix : “Que ta volonté soit faite sur la Terre comme dans l’Agly”.

 

 

 

Nicole Sarda, nous raconte…

“Cet événement créé en 1994 par le regretté Antoine Sarda, Président du Pays d’Accueil Agly-Verdouble de l’époque, a toujours eu pour but de faire connaître les vins de l’Agly, hautement qualitatifs mais néanmoins méconnus malgré leurs 4 AOC Village  (comprenez appellations d’origine contrôlée Village : Tautavel, Caramany, Lesquerde, Latour de France). Initialement destinée aux prescripteurs que sont les sommeliers et journalistes spécialisés, cette manifestation vise aujourd’hui un public plus local, amateur de vins et de patrimoine, partant du principe que les habitants des Pyrénées-Orientales sont les meilleurs ambassadeurs de leurs produits.

Sous l’impulsion de Louis Malet, des focus orchestrent les éditions précédentes, comme l’immersion de 480 bouteilles dans le lac de Caramany en 2000, ou “La Rosée des Rosés” en 2004, lors de laquelle producteurs de viande bovine IGP “Rosée des Pyrénées” et producteurs de vins rosés mêlent leurs saveurs pour le plus grand plaisir des participants.

Les Dionysiades reposent aussi sur l’investissement bénévole des habitants de la commune et des étudiants du CFPPA (Centre de Formation professionnelle pour adultes de Rivesaltes), permettant à ces derniers de s’entraîner à promouvoir les vins.”

Evolutions :
“Lors de la prochaine édition, les 55 vins servis au cours du repas devraient faire l’objet d’une liste permettant ainsi aux convives de cocher les bouteilles appréciées afin de les acheter l’après-midi.
Le concours de dégustateurs devrait être retransmis sur écran géant en plein marché au lieu de se produire en aparté.
Un concours d’initiation à la dégustation devrait être animé, proposant aux participants novices de monter sur scène, créant ainsi une interaction entre organisateurs et convives.”

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La cerise sur le Tableau, à la découverte de Céret

A Céret, nous ne sommes ni français, ni espagnols, mais catalans…

Quand on parle de Céret, nous pensons aux cerises, à  son musée d’Art moderne, à  sa célèbre féria et même à son équipe de rugby…

Mais moi, le Céret que j’ai redécouvert a bien plus de facettes.

Il est 9 heures, nous sommes le mardi 14 mars, le temps semble être suspendu. Les cafetiers installent leurs terrasses, le soleil brille sur les façades multicolores aux volets arc  en ciel, les passants sourient, les Cérétans lisent L’Indépendant en buvant leur café… Rien à dire, nous sommes dans le Sud.

J’ai rendez-vous avec Renée Léonardi, personnage incontournable de la commune.

Renée, c’est elle ! Passionnée, passionnante… Elue à la culture, prof, féministe,  mamie et colombine à ses heures perdues…

Au premier regard, j’ai un très bon sentiment. Je sens que la matinée va être forte en émotions…

Endavant

La visite commence. En levant la tête je souris et pour cause : le Carrer del petit Barri, s’appelle la rue du petit Paris… Renée comprend que je suis catalane… Eh oui « barri » signifie « quartier » et non pas « Paris ».

Le secrétaire d’Etat n’était pas catalan me dit-elle…

Renée évoque également l’histoire du musée qui n’est autre que l’ancien Couvent des Carmes, de son fondateur Pierre Brune, me fait passer devant des platanes centenaires, sous la porte d’Espagne, puis la porte de France.

Elle m’explique également qu’à Céret, si les habitants avaient pu quelques fois manquer de nourriture ils n’auraient jamais pu manquer d’eau. En témoignent d’ailleurs toutes les conduites d’eau, et fontaines, dont celle des 9 jets, avec sa tête de lion qui regarde à nouveau vers l’Espagne…

La visite continue : passage devant le monument aux morts de Maillol, puis la rue des Evadés, le numéro 3 exactement, où j’ai eu la surprise de découvrir la maison de Braque et Picasso…

Etonnant non ?

Je pourrais évoquer la vie de Picasso à Céret. Ses conquêtes chaque fois différentes, ses 53 œuvres qu’il a offertes à la ville en présence de son ami Jean Cocteau, de sa passion pour les corridas, certainement son côté minotaure.

Ou celle de Soutine « l’artiste maudit » qui était venu à Céret par peur d’être exécuté dans son pays. Son côté très marginal,  son obsession pour l’absinthe,  son horreur pour les Catalans, car il ne les comprenait pas. Mais surtout, du jour où il a pu racheter toutes les toiles qu’il avait réalisées  à Céret, afin de les brûler. Il voulait effacer toutes traces de son passage…

Pointé, posé….

Renée, me parle de traditions, de culture,  de Goigs dels Ous, de carnaval, des feux de la Saint Jean, des bouquets de ramallets, toute mon enfance…

C ‘est alors que mon regard se pose sur un dessin. Celui d’une danse qui me tient particulièrement à coeur… Celle-ci a traversé les générations. Encore de nos jours aucune fête ne se passe sans que petits et grands se donnent la main en regardant dans le même sens.

Cette ronde rythmée au son des coblas, rallie le peuple sous les yeux bienveillants de nos aïeuls, évidement chaussés de vigatanes.

La Sardane était une danse d’hommes, avec de vraies revendications politiques, symbole de liberté elle a su se démocratiser et survivre au franquisme.

D’ailleurs, en 1953, après une grillade à Saint Féreol, Picasso a fait une pause au Grand Café à Céret. Habitué des lieux, il demande une feuille et un pinceau (celui qui servait à écrire les prix sur l’ardoise) et il dessine une sardane. Mais celle-ci lui semble un peu  vide et de deux coups de pinceau, la colombe est apparue. Naissance de la “Sardane de la Paix”, un message d’espoir…La ville de Céret a tenu bien plus que des promesses. Un doux mélange d’aquarelle, de peinture à l’huile, de Santa Espina et de traditions…

Mes chers lecteurs, je vais vous faire une confidence, entre deux portes j’ai entendu parler d’un lieu magique où le temps serait resté suspendu…Ce lieu porte le nom des Arbousiers… promis un jour je vous en parlerai…

 

A bientôt…

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Office de Tourisme de Céret 

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Sur la route des Orgues d’Ille-sur-Têt

Balade à travers les coulisses du temps

Vous avez peut-être déjà expérimenté ma première escapade au Lac des Bouillouses, partagée au mois de décembre ? Pour cette fin d’hiver, je vous emmène découvrir un autre coin du département des Pyrénées-Orientales.

Aujourd’hui direction le Riberal et plus précisément le village d’Ille-sur-Têt, qui se trouve à environ 15 minutes à l’ouest de Perpignan. Pour vous situer le secteur, le Riberal correspond à la vallée de la Têt, limité au nord par le belvédère de Força Réal et au sud par le secteur des Aspres. Riberal signifie en catalan « arrosé », rassurez-vous, nous ne l’avons pas été ce jour-là, au contraire un ciel lumineux et une tramontane modérée firent le chemin avec nous.

Pour commencer, je vous présente la « Dream Team » ou plutôt « la fine équipe » : Béa à la photo et Amandine en tant que guide (car résidant à Ille-sur-Têt), m’accompagnent pour cette journée en pleine nature.

Début d’une partie de cache cache

Cueillette d’asperges sauvages

Nous démarrons notre circuit par la traditionnelle cueillette d’asperges. En effet, avec l’arrivée des beaux jours, ce véritable moment de partage en famille ou entre amis fait partie d’un rituel, d’une passation pour tout bon méridional. Dans notre région, dès le mois de février et jusqu’à la mi-avril, les asperges sont de sortie. Les conditions climatiques de ces derniers jours nous ont décidées à arpenter ce formidable terrain de jeu. De bonnes pluies, suivies d’un grand soleil avec une grande douceur, le cocktail semble idéal pour partir à la recherche d’asparagus (plante très répandue dans le sud de la France, due au vieillissement de l’asperge). Quand je vous parlais de douceur, vous n’allez pas me croire. Entre le 20 et le 23 février, nous avons flirté avec les 25°C sur toute la plaine du Roussillon (et je ne suis pas de Marseille !). Quel bonheur de vivre en Pays Catalan !

Revenons à nos asperges. Normalement, pas un mot sur les endroits de cueillette. C’est comme pour les champignons, quand on demande, toujours les mêmes réponses : « vers ici, par là, dans ce coin… ». Bref, on ne sait jamais. Aujourd’hui, je vais vous faire une fleur. Direction, l’église Saint-Sauveur de Casesnoves, sur la commune d’Ille-sur-Têt. En plus de marcher dans une nature préservée, cela vous permettra de découvrir un patrimoine culturel bien caché. Casesnoves est un ancien hameau abandonné et l’un des premiers villages situé au bord de la Têt. Vous pourrez y admirer l’église qui fut en partie rénovée, les vestiges de la tour principale de forme carrée et des ruines d’habitations envahies par la végétation. Pour récolter les asperges sauvages, il ne faut pas hésiter à crapahuter, à traverser la flore parfois dense, mais surtout, il faut avoir l’œil. Après 1h30 de marche et de recherche, une halte s’impose, pour faire le bilan de la matinée. Et le résultat est très satisfaisant. Je porte haut et fort, une belle botte d’asperges sauvages, fruit d’un beau travail d’équipe.

A table !

Pour être honnête, je les imagine déjà dans mon assiette, parfumant une merveilleuse omelette.

D’ailleurs l’heure du repas approche. Amandine, notre guide du jour, propose de nous accueillir chez elle, pour un agréable moment de partage. Vous avez peut-être déjà compris à quel point j’aime me dépenser en extérieur, mais j’attache également une place importante à la gastronomie.

Du coup, sans attendre, je prends place derrière les fourneaux, avec l’aide d’Amandine, pour la réalisation de la traditionnelle omelette aux asperges. Rien de bien compliqué, faire revenir les pointes d’asperges avec un peu d’échalotes dans une poêle bien chaude. Pendant ce temps, battre les œufs, les ajouter dans la poêle et laisser cuire. Le tour est joué, maintenant, place à la dégustation, mon moment préféré.

En route pour les Orgues d’Ille-sur-Têt…

Le ventre bien rempli, nous reprenons la route, cap sur les Orgues d’Ille-sur-Têt, pour une balade dans un environnement spectaculaire.

Le site des Orgues d’Ille est un incontournable des Pyrénées-Orientales. Un patrimoine à la fois unique et exceptionnel, surveillé par le regard protecteur de sa majesté le Canigó (montagne sacrée des Catalans culminant à 2 784 mètres d’altitude).

Une fois arrivés, nous laissons la voiture au parking de la maison d’accueil, récupérons une brochure explicative qui nous sera bien utile par la suite. Fin prêts, nous démarrons notre marche en direction de ce lieu si particulier. Aucune crainte, cette ascension est accessible car vous allez emprunter un chemin aménagé d’environ 800 m. Tout au long de ce parcours, vous rencontrerez des piquets en bois numérotés, correspondant aux haltes reprises sur le document (c’est à ce moment-là qu’il vous faut sortir la fameuse brochure explicative récupérée à l’accueil). Après 15 minutes de marche, nous y voilà !

Le site des Orgues s’ouvre tel un amphithéâtre. Le lieu est à couper le souffle. Devant ce spectacle, je me dis que nous n’avons rien à envier aux Américains et leur Grand Canyon d’Arizona… La ressemblance est réelle (je vous l’accorde, je m’emballe peut-être un peu, mais bon, c’est tellement beau).

D’un coup, je me sens tout petit au milieu de cette immensité naturelle : des parois sculptées de gigantesques colonnes, hautes de 10 à 12 mètres, me font face. Un paysage unique et aride, aux reliefs colorés que l’eau a sculptés dans des argiles et des sables arrachés au massif Pyrénéen. La combinaison des éléments, de la terre, de l’eau, du vent et du feu solaire a donné naissance à une symphonie de formes et de couleurs qui interpellent l’imagination. D’apparence figée, ce paysage est en réalité sans cesse remanié. A chaque pluie, les formes anciennes s’effacent et de nouvelles sont esquissées. L’érosion est ici maîtresse du lieu.

Epoustouflés par cet environnement, nous poursuivons notre balade et prenons le temps de contempler ces pics isolés, appelés « cheminées de fées », en raison de la partie supérieure dure, qui les chapeaute. On resterait assis des heures à admirer ce spectacle grandiose.

Avant de quitter le site, nous prenons la direction du labyrinthe. Je vous rassure, il s’agit du seul labyrinthe où vous ne risquez pas de vous perdre, je vous laisse imaginer…

Si cet endroit vous séduit, un conseil, n’attendez plus, ce site mérite le détour et vous n’allez pas le regretter.

J’espère vous avoir fait voyager et je vous dis à très vite, pour une nouvelle escapade sauvage et gourmande en Pyrénées-Orientales.

Pour l’organisation de votre séjour :

Les Orgues d’Ille-sur-Têt • Office de Tourisme d’Ille-sur-Têt

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Le Camp Joffre de Rivesaltes, un autre regard

Souvenirs d’enfance…

De la petite histoire à l’Histoire : le Camp Joffre de Rivesaltes, un autre regard

 

Samedi 08 Octobre 1988 :

Nous venons de traverser deux jours de pluie, la mousson pour notre département…

09h00 sonnent au clocher de Rivesaltes. Départ pour le camp Joffre à la quête des “Girboules”, champignons plus communément appelés “Pleurote de Panicot”.

Papi, Papa, ma soeur et moi, c’est bon, l’équipe est au complet. Direction les “WC”, nom du coin à champignons qui “donne” le plus.

Sur la route, à la sortie du village nous passons toujours devant un groupe de maisons isolées, appelées la Cité du Réart.

A chaque fois, la même question me taraude : pourquoi ces personnes habitent-elles aussi loin du village …?

Nous voilà arrivés au camp. Je descends de la voiture. La pluie de la veille fait ressortir des odeurs végétales de fenouil, de thym et de romarin.

Le cadre : une dizaine de baraques en ciment laissées à l’abandon…

Habituée à venir sur ces lieux depuis ma plus tendre enfance, je n’y prête aucune attention. Du haut de mes 7 ans, cette garrigue “aménagée” n’est pour moi qu’un simple terrain de jeux.

Une seule baraque intrigue ma sœur et moi, celle des latrines.

Alors, quand la cueillette  commence à nous ennuyer, nous passons un moment à jouer dans ce lieu insolite.

On pouvait trouver quelquefois, aux alentours, des boîtes de conserves rouillées, des vieilles chaussures usées par le temps qui nous faisaient marrer… Tout cela faisait partie intégrante du décor et semblait être là naturellement.

Et puis les années ont passé.

J’ai appris que mon terrain de jeux avait un lourd passif : celui d’un camp d’internement, de transit, d’accueil pour Républicains Espagnols, prisonniers de guerre de l’Axe, Tsiganes, Juifs, Harkis. Au total 60 000 personnes…

J’ai appris que la Cité du Réart avait été construite pour reloger les familles de Harkis et que certains de mes camarades de classes avaient des grands-parents voire des parents qui avaient vécu au camp.

Tout cela a cheminé dans ma tête. J’ai fait des liens et j’ai compris que les boites de conserves, les semelles de chaussures… n’étaient pas là par hasard, mais les tristes vestiges d’un passé oublié.

Voilà en quelques mots, le regard candide d’une petite fille Rivesaltaise sur le Camp Joffre

 

J’ai choisi de vous raconter la cueillette des champignons, mais j’aurais pu vous conter le mois de mai avec les asperges sauvages ou le camp Joffre en septembre pour la récolte des mûres.

Aujourd’hui, jeudi 1 septembre 2016, je suis revenue sur ce lieu avec une certaine émotion, visiter le mémorial.

De vous à moi, je n’ai pas pu m’empêcher de cueillir quelques mûres… Ma madeleine de Proust.

Voilà, tout est dit.

N’étant pas historienne, j’ai préféré vous raconter mon histoire du camp Joffre. Je vous laisse maintenant le soin d’aller visiter ce site de découvrir ou redécouvrir son Histoire.

Pour l’organisation de votre séjour:

Mémorial du camp de Rivesaltes : http://www.memorialcamprivesaltes.eu/

Office de tourisme de Rivesaltes : http://www.tourisme-rivesaltes.fr/

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La montagne, ça nous gagne ! Des Angles à Sainte Léocadie

Envie de grands espaces, de découvertes, d’émotions.

 

Les Pyrénées sont le lieu idéal !

01 ENTREE PARC ANIMALIER FEV 2016Perchée à 1800 m d’altitude, j’arrive aux Angles, une des 8 stations de sports d’hiver des Pyrénées-Orientales. L’ambiance y est festive et familiale !

De la musique, de supers pro mais surtout un grand soleil !! C’est alors que je me tâte : ski, raquettes, rando… Non ce sera loups, ours, bisons !

En route vers le Parc Animalier… Il occupe 37 hectares de forêt et 2 circuits s’offrent à moi : le grand 3500 m et le petit 1500 m, mais comme vous le savez, je suis très curieuse. Je me dirige donc vers le grand !

C’est à ce moment-là que 2 soigneurs arrivent et nous annoncent que des marcassins viennent de naître alors je vous l’accorde ce n’est pas la naissance du siècle, mais moi, j’adore les animaux, je suis donc hyper excitée de pouvoir les découvrir.

Promenons-nous dans les bois …

Mon  parcours est le jaune. Je m’applique à suivre  les flèches les 20 premiers mètres, puis toute mon  attention est attirée par les cerfs, les « Bambis » de mon enfance. D’ailleurs, discrètement, je tends l’oreille et tout le monde les appelle Bambi. Ils sont majestueux et magnifiques. Puis c’est au tour des sangliers. Je balaie du regard la forêt à la recherche des nouveau-nés, mais impossible de les voir. C’est alors que les soigneurs arrivent…
A peine visible à l’œil nu, ils nous indiquent la « nurserie » : au détour d’un épicéa. La laie est allongée avec ses marcassins, le spectacle est fabuleux.
Je continue mon périple : mouflons, bouquetins, isards, marmottes, puis arrive le tour des loups. Je suis très impressionnée face à ces prédateurs en semi-liberté.

Le temps semble s’être arrêté. Le paysage est féerique presque irréel. Les craquements de branches, les bruits des animaux, celui de l’eau, la chaleur du soleil et cette vue sur tout le Capcir… Je pourrais rester des heures…

Mais la réalité me rappelle. J’entends que Cannelle et ses 3 petits sont dehors !

Ni une, ni deux, je cours, je ne veux pas rater ce spectacle, et croyez-moi, ça en valait la peine ! Les 3 oursons s’amusent entre eux. Cannelle, leur maman, se tient droite, majestueuse au milieu des arbres, elle regarde ses petits chahuter à l’écart.
En ce qui concerne le papa, il hibernait encore, évidemment…

La  fin  de  la  matinée  approche  tout  comme  la  fin  du  parcours. Je  décide de prendre les « œufs », les  télécabines,  afin  de monter  en  haut  des  pistes  et  d’aller  déjeuner  au « Chalet ». Dans la file d’attente, j’aperçois à mes pieds un panier avec du pain, de la saucisse et des roustes… Me voyant interrogative, ma « voisine » me dit qu’elle va faire griller en haut des pistes, dans la salle hors sac ou des barbecues sont à disposition…
En arrivant, un sentiment de bien-être m’envahit. Certains rigolent, bronzent, contemplent le panorama, une douceur de vivre s’installe. Le temps s’arrête à nouveau… mais l’appel du ventre est plus fort et je décide donc de m’asseoir en terrasse afin de ne rien louper et de déjeuner !

Il est temps de repartir, car je suis attendue à Sainte Léocadie. Je ne vais pas vous mentir, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre…
Avant de rentrer au musée Cal mateu, je remarque tout de suite que cet endroit est propice aux pique-niques… J’imagine la scène : une nappe des toiles catalanes, du bon pain, de la charcuterie catalane, un verre de vin ! Du soleil, des rires…What else ?

A l’entrée, plusieurs éléments me sautent aux yeux : un grand pigeonnier symbole de pouvoir, une cour pavée (chose rare dans une ferme cerdane), des fresques murales du XVIII siècle, des espantes bruixes (repousses sorcières), un jardin potager, des charrues… Le mot Musée prend tout son sens.
Témoignage de la vie parfois difficile mais authentique de nos aïeuls.
En discutant avec les guides, je comprends que toute la dynamique du musée est basée sur des valeurs ancestrales, « revenir à l’essentiel, en proposant des ateliers : infusions et vieux remèdes, bunyetes, boutures… ».

Le soleil commence à décliner, ma journée se termine. Le Capcir et la Cerdagne ont tenu leurs promesses…
Merci à mes acolytes de la journée.

Merci à l’office de tourisme des Angles, au Parc animalier des Angles, au restaurant “Le Chalet” aux Angles, la Communauté de communes Pyrénées-Cerdagne, la boucherie/charcuterie Bonzom et au musée de Cerdagne.

Pour l’organisation de votre séjour :

Office de Tourisme des Angles : http://www.lesangles.com/fr

Parc Animalier des Angles : http://parc-animalier.faune-pyreneenne.fr/

Communauté de Communes Pyrénées-Cerdagne : http://www.pyrenees-cerdagne.fr/

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lecture au lever du soleil sur le site du camp de Rivesaltes

Le jour se lève sur les mémoires

Echanges et émotions partagées pour un moment d’exception…

Lève-tôt dans la nuit noire

Il fait encore nuit lorsque je rejoins le groupe de lève-tôt venus assister à une lecture de textes au camp de Rivesaltes. Je me dis que la nuit n’est jamais aussi noire qu’avant l’aube. Je me retrouve vite plongée dans l’atmosphère et j’imagine sans peine l’arrivée les pas des nouveaux internés, perclus de fatigue, rongés d’angoisse et d’incertitude, dénués de tout et même d’espoir, s’acheminant d’un pas pesant vers l’inconnu.

Pour l’heure, nous suivons en silence les personnes venues nous chercher. De petites loupiotes à même le sol de la garrigue odorante guident nos pas assurés de curieux et de passionnés d’histoire. Happés par la solennité du moment, nous nous installons en silence.

Lectures dédiées

La gorge serrée, Agnès Sajaloli, directrice du Mémorial va dédier cette lecture à son père. A ses côtés, la musicienne Marie Grollier cale son violoncelle. La lecture comme et toujours le silence. Les premiers mots sont égrenés tandis que résonnent des notes de musique tout en gravité, une improvisation sur de la musique Kletzmer, nous expliquera plus tard, Marie.

copie-lecture-rivesaltes

Une lecture assurée par Agnès Sajaloli et mise en musique par Marie Grollier, violoncelliste.

Des extraits de témoignages de personnes internées ou hébergées au camp de Rivesaltes.

Le premier texte est un témoignage d’un réfugié républicain espagnol qui raconte sa sidération d’être captif, lui qui n’a rien fait, qui est juste un vaincu. Suit le témoignage d’une famille d’Ashkénazes après les rafles de 1942, fuyant une traque qui s’achèvera tragiquement, et puis un texte sur l’arrivée des Harkis, après la guerre d’Algérie, hagards, épuisés et mis au ban de la société, eux qui avaient manifesté leur fidélité. Vient ensuite le bouleversant témoignage d’un Ivoirien, victime des séismes et crises politiques des années 60 et enfin, la quête éperdue d’un groupe de syriens, traversant le marasme dans lequel est plongé leur pays et en proie à tous les prédateurs, debout à l’affût.

Duettistes de la mémoire

Cette litanie de tous les exils lue avec émotion et précaution provoque des larmes qui s’écoulent sans bruit tandis que montent vers le ciel qui s’éclaire, les dernières notes de musique. La lectrice et la musicienne se regardent souvent, plongées qu’elles sont dans cet exercice de duettistes de la mémoire. Le public saisi, ne sait s’il doit se taire ou remercier puis il applaudit doucement, de peur de briser cette fragile alchimie.
Le soleil s’est enfin levé. Après cette expérience d’exception, les appétits se sont creusés et tout le monde a dégusté un petit déjeuner riche d’échanges et d’émotions partagées.

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Mémorial du camp de Rivesaltes ⋅ Office de tourisme de Rivesaltes

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Nuit enchantée au Palais

Nuit enchantée au Palais

Une joyeuse expectative

Aux marches du Palais, se presse une foule habillée et joyeuse pour le spectacle “Grands Airs d’Opéra”. Ces soirées du joli mois de juillet, programmées dans le cadre du festival Été66, offrent une occasion de sortie entièrement gratuite à un large public.

Les spectateurs installés savourent d’emblée l’ambiance avec en toile de fond la Tour de l’Hommage du Palais des Rois de Majorque. Les techniciens terminent les réglages, les derniers arrivés gagnent rapidement leurs sièges tandis qu’on annonce le programme.

La sérénité de ceux qui sont prêts

“Attention mesdames et messieurs, dans un instant ça va commencer, installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment”

fredonnerait Michel Fugain…

Pour moi, direction les coulisses – enfin les jardins – pour échanger quelques mots avec les artistes. Il règne l’effervescence mesurée de ceux qui sont prêts. Christian Papis, ancien ténor et professeur au conservatoire qui a repris l’aventure de l’Opéra Mosset il y a quelques mois, encourage ses troupes. Sabine Riva, la jolie soprane élégante en robe d’Eve Meunier, costumière de théâtre à Thuir, fait quelques vocalises comme le baryton chinois Jiaming Zhang qui pose avec son amie.

Fabienne Leloup, la pianiste qui va accompagner l’ensemble des artistes avec l’aide de Bénédicte Vermeersch se concentre, les membres du chœur de l’opéra Mosset et de l’atelier lyrique lissent leur tenue…

Et la magie opère, avec des extraits des Contes d’Hoffmann d’Offenbach, suivis de quatre autres morceaux de l’opéra « Roméo et Juliette » de Gounod. Le baryton, le ténor et la soprane virevoltent sur scène, en donnant toute la mesure de leur talent.

Une magistrale apothéose

Enfin, clôturant ce bouquet d’artistes, le chœur des esclaves du Nabucco de Verdi surgit lentement de l’obscurité et c’est en virtuoses que les chanteurs terminent leur spectacle, en laissant le public savourer les trompettes de la marche triomphale d’Aïda avec de très jeunes artistes.

Pour l’organisation de votre séjour :

Festival Eté66Office de Tourisme de PerpignanPalais de Rois de Majorque

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Un peu plus près des étoiles…

Le Paradis, certains en rêvent, moi je l’ai vu…

En ce jeudi 28 Juillet, je décide d’aller me ressourcer près des étoiles. L’abbaye de Saint Martin du Canigou ne se dévoile pas au premier regard. Elle se fait désirer et surtout , elle se mérite…
Me voilà en route, direction Casteil, le ciel est d’un bleu incroyable, l’air est frais et pur. Une fois garée, me voici partie vers cet extraordinaire lieu de «  zen-attitude ».
Et laissez-moi vous dire qu’en ces temps difficiles, j’ai besoin de revenir à l’essentiel, au calme, « pour recharger les batteries ! »

Mais cela, c’était sans compter la petite ascension qui m’attendait.

Sac à dos et mal chaussée (c’est alors que je m’en veux d’être une fashion victime), je commence à arpenter cette petite route goudronnée. Moi, d’ordinaire rieuse et très enjouée, je commence à pâlir au bout de 20 minutes de marche. Car, comme vous le savez, hormis le nom de nos athlètes catalans, le sport je ne connais pas…

Mais j’ai une arme secrète, Brice, mon binôme. Il sera mon lièvre de la journée. En effet, ce capitaine d’équipe de rugby pourra me coacher et m’encourager comme il se doit !

Enfin, c’est ce que je croyais, car au bout de 20 minutes, il est dans le même état que moi, silencieux !

Ca y est, nous y sommes ! Plus de fatigue… Je redeviens petite fille devant ce majestueux clocher  (témoignage du premier Art Roman de la Région). Françoise de Sagazan, notre guide, est là, elle m’attend.

D’une voix très douce et apaisante, elle commence à m’expliquer l’histoire de ce lieu cher aux Catalans !

Mais… J’ai besoin de me vider la tête, j’en prends plein les yeux, mon regard est happé par tant de beauté.

Dans un premier temps, la vue ! Certains parlent d’elle comme d’un paysage chinois ou vietnamien… Puis, comme dans un tableau, j’observe les différents plans : le jardin méditerranéen avec ses plantes aromatiques, son sublime hortensia, les chapiteaux aux sculptures très surprenantes, qui, pour certaines, rappellent aux moines la nécessité de leur combat contre le mal !

Cette abbaye bénédictine, vieille de 1000 ans, est née au début du 11éme siècle, édifiée par Guifred II, qui n’est autre que l’arrière-petit-fils de Guifred « El Pelut », considéré comme le fondateur de la Catalogne.

Des hivers très rudes, un isolement insupportable, ont valu à l’abbaye d’être abandonnée dans les années 1780. En 1988, celle-ci a été confiée à la communauté des Béatitudes par l’évêque de Perpignan. De nos jours, 14 personnes vivent à Saint-Martin: 5 frères, 5 sœurs et 4 laïques.

«  J’ai du bol, c’est très séduisant d’habiter au bout du monde » F.S.

La fin de matinée approche, mais impossible de partir sans aller jusqu’au promontoire. Je n’ai pas de mot… Mais une chanson… Devinez laquelle.

Un peu plus près des étoiles, au jardin de lumière et d’argent… Gold

Me voilà repartie en direction de Vernet-les-Bains. Ma journée était basée sur le bien-être qu’il soit spirituel ou corporel ! Direction les thermes de Vernet, pour un petit moment privilégié dans l’espace Spa.
Hammam, sauna, jacuzzi, piscine. Ni une, ni deux, j’enfile mon maillot et me dirige vers cet havre de paix et de détente ! J’oublie tout, je me laisse aller…

Encore une fois, les Pyrénées-Orientales ont tenu leurs promesses… Rechargée en ondes positives, je me sens prête pour une nouvelle journée de visites mais surtout de découvertes.

Pour l’organisation de votre séjour :

Abbaye de Saint Martin du Canigou

Thermes de Vernet-les-Bains ⋅ Office de Tourisme Conflent Canigó

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