Arrivée à l'atelier des barques catalanes paulilles

Mais oui, mais oui ! L’école est finie…

L’école buissonnière à Paulilles

Nous sommes le 14 juin 2018, l’été s’installe tout doucement dans les Pyrénées-Orientales. Après une année de multiplications, divisions, grammaire et conjugaisons, l’heure du voyage de fin d’année a sonné.

Cette sortie a un goût très particulier pour moi, puisque j’accompagne la classe de ma fille Valentine qui est élève en CE 2 bilingue catalan, à l’école Pasteur d’Ille-sur-Têt.

9h00 : après une vérification rapide de mon sac à dos, il est temps de rejoindre mes acolytes de la journée : Audrey, Emilie et Laurent (parents de Clara, Baptiste et Lola…). Le Bus arrive, les enfants sortent en courant de l’école, ça y est c’est le grand jour !

L’excitation est palpable, mais peu importe, la sécurité avant tout et c’est donc, d’une voix douce mais d’un ton ferme que Madame Botet et Madame Lafforgue recadrent tout cela, en catalan bien évidement… Et là Flash Back : le fond de l’ autobus est pris d’assaut, rien ne change !

14h00 : nous nous dirigeons vers l’atelier des barques catalanes. Michel, un jeune guide, attend nos petits matelots. Les explications commencent à l’extérieur, au milieu des essences de bois nécessaires à la restauration… Les doigts se lèvent rapidement, la curiosité est bien présente.

La visite se poursuit à l’intérieur. Les enfants sont subjugués par tant de beauté, une barque est justement en rénovation, les rabots tournent à plein régime.

Valentine et ses amis rentrent dans l’intimité des menuisiers ou des restaurateurs devrais-je dire, car à l’image de grands tableaux, ils redonnent vie de façon spectaculaire à des embarcations traditionnelles catalanes.

Michel donne les dernières explications de la journée, au grand dam des enfants, qui seraient restés des heures, car à proximité immédiate se trouve une pièce vitrée dans laquelle nos moussaillons aperçoivent scaphandre, nasse, répliques de cabanes de pêcheur, maquettes de barques, lamparo… Autant d’objets d’antan que d’interrogations. A l’image d’une OLA les doigts se lèvent les uns après les autres… Mais il est temps de partir.

Véritables témoignages des années passées contre vents et marées, qui laissent entrevoir une magnifique seconde vie sur la grande bleue.

C’est le cœur léger, mais des souvenirs plein la tête que nous quittons Paulilles. Valentine, Clara, Baptiste, Lola…Vous êtes  la nouvelle génération. Les ambassadeurs de ce savoir-faire catalan, parlez-en avec fierté.

Pensez à ces hommes passionnés, qui œuvrent  tous les jours afin de vous transmettre un héritage culturel fantastique et peut-être qu’un jour vous aurez la chance de naviguer sur une barque catalane.

Pour plus de renseignements:

Site classé de  l’anse de Paulilles à Port-Vendres

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Trobada del Canigó, la fraternité au sommet

63 ans après le premier feu de joie allumé au Canigou, les Catalans continuent à se retrouver, à se rencontrer au pied du Canigó pour monter au pic déposer au pied de la croix en fer forgé, les fagots de sarments qui alimenteront le feu de la saint Jean. Au fil des ans, la rencontre s’est amplifiée, étoffée et est devenue un événement phare des festivités de l’été. A l’origine,  un amateur de rugby comblé.

Le bouclier de Brennus enfin chez nous

En ce mois de juin 1955, l’équipe de rugby de L’USAP remporte le titre de Champion de France. Tout à son bonheur, le jeune Poujade décide de célébrer à la fois le sacre de ses champions et son anniversaire au Pic du Canigou en allumant un grand feu de joie. L’année d’après, le cercle des jeunes de Perpignan lui prête main forte et à partir de 1963, Jean Iglesis le Président dudit cercle, propose de descendre une flamme du feu du Canigou vers l’emblématique  Palais des Rois de Majorque à Perpignan, avec de nombreuses haltes en plaine. La réception à Perpignan est mémorable, fraternelle et spectaculaire. Au fil des ans, cette flamme symbolique est reçue et attendue avec ferveur à chaque étape pour allumer le feu sacré de la première nuit de l’été, promesse de renouveau et d’espérance. Partagée et distribuée des deux côtés des Pyrénées, elle  devient en ces années de dictature franquiste,  le trait d’union d’une culture et d’une identité partagée mais surtout un souffle de vraie liberté.

La fête du solstice d’été

Devant le chalet des Cortalets, les jeunes se retrouvent pendant des années pour fêter le solstice d’été avec force animations, veillées, chansons et boissons. Les participants chargés de victuailles pour les grillades montent à bord de véhicules qui empruntent la piste du LLech dans une caravane joyeuse, bruyante et pétaradante.
Pendant ces années là, la Trobada devient un évènement très populaire et si l’on monte encore les fagots au pic, nombreux sont ceux qui transforment l’espace en aire de jeux et parfois même en rave party. En 2003, on dénombre jusqu’à 478 véhicules sur le site des Cortalets. Le Canigou est une montagne accessible et sacrifiée sur l’autel de la rentabilité de courte durée.

“Ayatollahs de la Chlorophylle”

Antoine, Jacques et Jordi s’amusent aujourd’hui d’avoir été qualifiés “d’Ayatollahs de la Chlorophylle” alors qu’ils s’insurgeaient contre cette invasion de véhicules polluants. Ils font désormais  partie des instigateurs de la préservation du site qui a connu la consécration du label “Grand Site de France” en 2012, grâce à la pugnacité et volonté de Christian Bourquin assisté d’autres élus. Aujourd’hui, la nature a repris ses droits, ses couleurs, ses marmottes et ses isards et les amateurs peuvent s’adonner à leur passion de la randonnée et de la course de montagne sur les sentiers restaurés et signalés.

La Trobada retrouve son âme et son identité

Au départ de Fillols avec Antoine, Bruno et les autres accompagnateurs de montagne, les marcheurs ont entamé la montée vers le chalet pour une randonnée à pied, joyeuse et identitaire, avec les fagots de sarments sur les ânes et le ruban jaune pour réclamer plus de libertés au sud des Pyrénées. L’arrivée de la caravane est applaudie, saluée et joyeusement commentée. Ramon Gual, le chanteur dont le père est le créateur de l’université catalane d’été de Prades, entonne hymnes et chansons avec sa belle voix de stentor et le récital improvisé se prolongera tard dans la soirée. Tout près, vrombit l’hélicoptère qui vient chercher un sportif blessé, heureux pays où l’on est secouru sous toutes les latitudes.

Lorsque les tentes sont dressées et les participants rassasiés, commence la veillée, ponctuée de Habaneres et autres chansons du répertoire traditionnel catalan. Montserrat distribue le cremat, un mélange d’eau, de sucre et de rhum flambant. Voici plus de 40 ans que cette fidèle et énergique randonneuse du sud  participe à la trobada. Victime d’un souci de santé, l’octogénaire ne montera pas au pic cette année, mais l’année prochaine oui, ajoute-t-elle, opiniâtre.

Les chants vont résonner tard dans la soirée et dès les premières lueurs de l’aube, des petits groupes vont se former pour monter au pic déposer les fagots au pied de la croix du Canigou, en attendant l’embrasement de la saint Jean et la suite des festivités.

Pour l’organisation de votre séjour :

Tourisme Conflent Canigó  – Canigó Grand Site

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Paulilles, l’explosion des sens…

Je me souviens de mes pas de jeune aventurière, adolescente, imprudente…

lorsque je rentrais dans cette ancienne dynamiterie implantée par Alfred Nobel en 1870, sur la Côte Vermeille, à Paulilles, un haut lieu de production industrielle, pendant plus d’un siècle… J’aimais y découvrir ce qui se cachait derrière cette végétation luxuriante, cette terre ocre, ces fils de fer barbelés, ces ruines… A l’époque de mes explorations, l’usine était fermée et interdite au public !

Des centaines d’ouvriers ont travaillé, vécu en complète autarcie sur ce site atypique : usine, école, logements, infirmerie, médecin, potagers… sur cette terre mère, Paulilles était un véritable village, un lieu de travail, de dur labeur, mais aussi d’échanges, d’entraide, d’amour, de fraternité…

Un univers apaisé et apaisant… 

Une fois arrivée, au prix de multiples péripéties (j’exagère, un peu ;-)), je découvrais ce village abandonné, en ruine, niché au creux de 2 criques paradisiaques…

Ainsi commençait la mémoire…

Fermé depuis 1984 et laissé à l’abandon, le site a connu à partir de 2005 un réaménagement spectaculaire par la volonté conjointe du Conservatoire du Littoral et du Département des Pyrénées-Orientales.

Nettoyage, défrichage, réhabilitation, sécurisation du site, réaménagement, tout a été mis en œuvre pour rendre à ce site sa beauté et son caractère unique… Restauration de quelques bâtiments, des vigies, de la mémoire industrielle.

Je reviens, bien des années plus tard (non, je ne vous dirai pas combien…). Je respire, je sens, je ressens. C’est une invitation à la paix, un havre, un voyage…

“Ici, tout est luxe, calme et volupté “

Les anciens veillent sur ce lieu de vert et de bleu. Je baigne dans une dimension « hors temps ».

Ouvert librement au public depuis 2008, Paulilles, qui fête aujourd’hui ses 10 ans et propose un beau programme d’animations, donne l’exemple : un écrin, un joyau, entre Méditerranée et Pyrénées.

Aline, petite fille d’ouvrière…

Elle m’entraîne au “Cap Sud” de Paulilles, me guide “Dans les pas de Jeanne” sa grand-mère, en plein cœur de la production de la dynamite : les premiers ateliers, les bâtiments, la vie de l’usine, renaîssent à travers la voix d’Aline.

La magie opère… 

A côté des vieux bâtiments et des citernes rouillées, navires terrestres échoués pour toujours, vue plongeante sur le Cap Béar, la tour à signaux de la Massane, la grande Bleue…

Une halte à la plage, où les eaux bleu turquoise invitent à la baignade. Un dernier stop à la vigie, ancien château d’eau.

Je me laisse séduire par ce panorama à 360° entre Méditerranée et Pyrénées…

J’emprunte le sentier des sous-bois : chemins cachés, dans lesquels se mêlent fraîcheur, senteurs, silence… et me dirige vers la maison du Directeur (maintenant maison d’accueil, abritant régulièrement des expositions).

Paulilles, à la rencontre d’Aline…

Oubliées la friche, les ruines… Le site classé de l’anse de Paulilles s’est inventé une nouvelle vie !

Crédits photo : Nicolas Castets – Spad Drone et ADT Pyrénées-Orientales

Infos pratiques pour l’organisation de votre séjour :

Bureau d’information Touristique de Port-Vendres

Site classé de l’Anse de Paulilles

Quelques idées d’activités et de visites :

Stand Up Padlle : Paddeling Paradise, Paulilles

Dégustation de vins au Clos de Paulilles

Avis Tripadvisor

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa




Absolument Nature, Argelès-Sur-Mer

Nature en bord de mer, si authentique !

Une vision complètement Nature, Authentique ! A travers mon 7D  Canon, vous allez découvrir  ma Méditerranée, mes Pyrénées-Orientales, mes  lieux préférés…

Je vous embarque sur la côte sablonneuse des Pyrénées-Orientales. Focus sur  Argelès-Sur Mer !

#montagnesurmer

Préparez lunettes de soleil, crème solaire, maillot, serviette…

Je vous emmène, loin des plages bondées du front de mer.  Vous allez découvrir le côté sauvage, nature…  d’Argelès-Sur-Mer.

Oui, Argelès est absolument Nature, tant de lieux à découvrir s’offrent à vous. Aujourd’hui, je mets en avant deux d’entre eux : le Racou et la réserve naturelle nationale du Mas Larrieu.

Je vous propose de lâcher prise, de faire corps avec la nature et de laisser ce sentiment de bien-être vous envahir…

Le Racou, c’est un véritable  état d’esprit, complétement  nature, ressourçant, dépaysant… 

Le Recoin en catalan !

Le Racou, c’est une ambiance familiale, incroyablement rétro, d’un autre temps, intensément nature.

Niché au pied de la côte rocheuse, typique et atypique…  A l’origine, il n’y avait que quelques cabines en bois destinées à accueillir les baigneurs. Les premières maisons sont apparues dans les années 30.

Un  lieu préservé totalement unique, un  petit coin de paradis où la Méditerranée et les Pyrénées ne font qu’un.

Un petit bijou au bout du monde

Plus qu’une  plage, c’est un ancien village de pêcheurs,  posé directement sur le sable avec sa propre atmosphère, ses maisons aux couleurs éclatantes, ses allées de sable ombragées par sa végétation méditerranéenne aux milles nuances : vert, jaune , rouge, rose, bleu… La nature est omniprésente.

Déjeuner, prendre un verre sur les terrasses des cafés ou des restaurants, se balader dans les ruelles où se mélangent boutiques, épiceries … De purs moments de bonheur !

Une plage à dimension humaine ! Elle a une âme. L’eau y est transparente et permet de profiter des fonds marins. Palmes, masques et tubas sont des accessoires indispensables.

Un moment, une histoire, du Racou au Mas Larrieu

La réserve naturelle nationale du Mas Larrieu.

Entre eau douce et eau salée.

Un petit peu d’histoire ? Créée en 1984, elle s’étend sur  environ 160 hectares au nord d’Argelès-sur-Mer (embouchure du Tech).

De  nombreux chemins pédestres mènent à la réserve. Vous avez également la possibilité d’y accéder en voiture. Comptez une dizaine de minutes du parking à la plage.

Vous  emprunterez un petit chemin en pleine nature, situé  au milieu d’une zone naturelle protégée  offrant un décor sauvage et une végétation variée représentative de l’écosystème d’une embouchure de rivière (le Tech)  et de la  Méditerranée.

Au bout de ce chemin, une plage authentique, sauvage.

Face à vous l’horizon azur où Méditerranée et ciel s’unissent… Autour de vous les Pyrénées, les Albères se dressent en montagnes protectrices de ce  lieu unique,  calme, bouleversant…

Un panorama divin, exceptionnel, un havre de paix.

Un lieu convivial, chaleureux, à découvrir en couple, en famille ou entre amis.

Les balades au lever du soleil  ou en soirée sont sublimes !

Cet endroit est le symbole même de la Nature. Alors ne soyez pas surpris, la plage accueille également des naturistes. Maillot ou sans maillot, est-ce vraiment si important….

Dans cette nature argelésienne, les parfums, les couleurs, les sons s’unissent….

Infos pratique

L’organisation de votre séjour : Office de Tourisme d’Argelès-sur-Mer

Avis Tripadvisor

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Kayak dans la baie de Paulilles

J’ai découvert le kayak dans la baie de Paulilles

L’anse de Paulilles à Port-Vendres, la plus délicieuse, la plus romantique et la plus merveilleuse de la Côte Vermeille

Baie de Paulilles, plage Bernardi

(66) Pyrénées-Orientales : Baie de Paulilles vue du ciel © Hédelin F.

C’est l’été !! Début juillet, pas trop de touristes… pas de vent… un temps idéal… un site magnifique…

Oui, mais un petit challenge… jamais fait de kayak… toujours vu mais jamais dessus !! Une première pour moi !!

Pourtant j’en avais très envie et depuis fort longtemps… Chaque été, je les voyais passer devant la crique de l’Ouille !!!

Oui, c’est moi qui prend la photo !! en mode farniente à l’ouille !

Et puis… un jour, une opportunité, et oui, une sortie entre amis… Allez je dis oui ! Je me lance…

Kayak, vu de la plage de l'Ouille

Kayak, vu de la plage de l’Ouille

Je vais faire ma première balade en kayak et à Paulilles !!!

 

J’y crois pas… Mon ami de toujours, Louis, devient mon moniteur !!

Préparation du matériel : un kayak, une pagaie double, un gilet de sauvetage, un maillot de bain et des lunettes de soleil !!! et les premiers gestes : position dans le kayak et maniement de la pagaie !

Assise dans le kayak avec les jambes allongées devant, me voilà prête mais pas très à l’aise… vais-je y arriver ?

Heureusement que Louis est très patient, et plein d’humour… pour désamorcer mon stress…

Ça y est ! C’est parti !!

 

C’est super agréable !! Glisser dans ce cadre là… Je me régale…Mais au bout d’un moment, je commence à faiblir… Mes petits bras se fatiguent… Aïe ! Où sont mes muscles ?? Pffttt

On revient ‘poc a poc’ comme on dit ici !!

Après l’effort, le réconfort… Un pique-nique sympa à l’ombre des pins.

 

Pique-nique à Paulilles

Pique-nique à Paulilles

Une pause pique-nique bien méritée !! Je n’ai plus de bras… mais l’appétit y est !! Un petit apéro pour fêter ça ?? Muscat de Rivesaltes tout droit sorti de la glacière et ‘fuet’ ! Suivi d’une belle tortilla, abricots du Roussillon et quelques rousquilles avec le café !!

C’est une belle journée, une belle expérience…

J’ai adoré ! A refaire sans hésiter !!

Pour l’organisation de votre séjour :

Informations touristiques :

Office du Tourisme Intercommunal Pyrénées MéditerranéeBureau d’Information Touristique de Port-Vendres

Maison du Site de Paulilles – Tél. 04 68 95 23 40

Pour louer votre kayak de mer à Paulilles :

Blue Bear

Tous les prestataires de kayak de mer :

Kayak de mer Pyrénées-Orientales

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bouteilles de bière

L’ Origine de La Vagabonde

Epaulé, jeté !

Nous sommes le 15 mai, France (eh oui j’ai changé de binôme) et moi, partons en direction de Maury, dans les Pyrénées-Orientales,  rejoindre Thomas Billard un jeune entrepreneur à la tête d’une agence réceptive B-Holidays, qui propose des activités cousues mains, aux visiteurs désirant vivre une immersion totale dans notre cher pays Catalan.

Au fil des réunions Thomas m’a bien cernée, donc inutile de vous dire que sa proposition ne s’est pas orientée vers une randonnée ! Œnologie et bierologie rythmeront ma journée, rien de médical rassurez-vous !

9h30 : rendez-vous à Maury, petit village au cœur du Fenouillèdes. Nous sommes attendues  au “Clos de l’origine” . Et croyez-moi, il porte bien son nom !

A notre arrivée, Marc, un viticulteur au physique de rugbyman, nous attend. Dès ses premiers mots je comprends qu’il a sa propre vision du vin, avec un goût unique, non conventionnel,  franc et surtout nature…

J’ai déjà goûté un vin nature… Et je l’avoue c’est assez déroutant, mais pas d’a priori, je me laisse guider par mon hôte et ses  explications.

Marc ne veut pas d’un domaine viticole “tout fait”, il ne veut pas subir mais choisir chaque parcelle de terre, de sa terre, afin de donner à son vin, ce fameux goût unique.

“Il faut oublier les codes, sortir des rangs, mon vin est un peu comme une recette de cuisine, de cuisine familiale, celle qu’on ne trouve pas dans les livres de recettes !”

Marc continue sa présentation quand Caroline, son épouse, arrive. Elle est à l’image de leur vin, avec un discours franc et unique, une femme de caractère, amoureuse des bons produits…

La dégustation peut commencer, nous débutons par de la théorie avec des fiches techniques…

Tout d’abord 4 solutions (sucrée, salée, amère, acide) afin de préparer nos papilles. Voilà, le grand moment arrive.  A première vue c’est un blanc, pour le moment tout va bien et malgré mes efforts je me rends compte qu’il est très difficile de déterminer ce que l’on ressent… Je peux cependant affirmer qu’il me plaît !

2 ème vin : toujours blanc, limpide et là je sèche… Je me retourne vers France qui, je le sais est une experte en vin… Et dit : “amer en fin de bouche, citron et pêche blanche…”.

Pour le  3 ème, Marc nous fait goûter un vin rouge. Cette fois, je le rapproche de mon nez, ce vigneron un peu moqueur me regarde d’un air amusé. Oui il s’agit bien d’un vin nature. La particularité du vin nature, c’est que vous pouvez le reconnaître au milieu de 10 vins ! Il sent le terroir…

Tout d’un coup, Caroline chuchote : “jusqu’à 10 heures nous étions ‘fruits’ et maintenant nous sommes ‘racines’ et nous serons ‘fleurs’ dans 29 jours”. Mais que dit-elle ? Je mets cela sur le compte du vin,  justement…

Elle insiste… C’est alors que la magie opère et  la Biodynamie apparaît ! Tout est une question d’astres et de constellations…

12 heures : les estomacs commencent à gargouiller, Caroline nous propose un casse-croûte de produits locaux… Charcuterie, fromages, tapenades et délices sucrés… Ce moment est une parenthèse, où les langues se délient et laissent place aux confidences. Encore une fois, je me rends compte à quel point ces moments autour de la table sont précieux, plus de masque juste des hommes et femmes amoureux de leur travail, de leurs terres et des Pyrénées-Orientales…

Le temps passe vite, trop vite… Thomas nous a préparé une autre activité. Nous voilà donc embarquées vers Saint Paul-de-Fenouillet pour un cours de biérologie.

Rendez-vous à La Vagabonde avec Nathalie.

Lorsque nous arrivons à Saint Paul de Fenouillet, j’ai des questions plein la tête. Comment fait-on la bière ? Certes j’ai souvent ouvert des bouteilles mais sa fabrication me reste inconnue …

Pendant des années, Nathalie a été à la tête d’une chevrière à Saint-Arnac . Mais le temps passe et elle décide de changer de vie.

C’est alors que tout naturellement elle se dirige vers le métier de brasseur, arrive alors la Vagabonde… Quelle soit blanche, blonde, rousse ou ambrée, peu importe, vous adorerez les saveurs de cette bière, à travers laquelle vous effectuerez un voyage gustatif. De la fleur de sureau, à la pêche blanche, de la noix au miel, vous découvrirez une palette de goûts singuliers, marqués et reconnaissables.

Quel courage !  A l’image d’une petite abeille, ce petit bout de femme, voyage de cuves en cuves, afin de vous donner le meilleur.

A la fois chimiste et passionnée, Nathalie commence ses explications. En tant que bonne élève, je prends des notes afin de ne rien oublier. Nathalie est passionnante, je bois ses paroles , mais pas que… Eau, malt, houblon, mono palier, multi palier, touraille, levure, fermentation primaire, secondaire, clarification, densité de la bière et pour finir, dégustation.

La magie opère rapidement, un verre à la main, penché bien évidemment…

La journée se termine, il est temps pour France et moi de rentrer à Perpignan, des souvenirs plein la tête.

Mes chers lecteurs, ce voyage dans le Fenouillèdes a encore une fois tenu ses promesses. C’est avec beaucoup d’émotion et d’humilité que je salue mes hôtes de la journée, Nathalie, Marc et Caroline. Car, je sais ô combien il faut être passionné et courageux pour tenter l’aventure de la terre. Merci Thomas, pour cette belle invitation au voyage.

Ce que je retiendrais de ces rencontres, c’est que ce magnifique terroir ne serait rien sans la main de l’Homme. Et ici, dans les Pyrénées-Orientales, les deux battent à l’unisson.

Alors, ayez le geste qui sauve : Epaulé-Jeté !!

Pour plus de renseignements:

Thomas Billard – B-Holidays

Agly-Tourisme

Fenouillèdes, le Pays sans Frontière

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Un train vaut mieux que deux tu l’auras…

Parcourir les Vignobles de l’Agly avant d’en savourer les fruits ? C’est le défi relevé par Le Train Rouge…

Eglise Sainte Marie d’Espira de l’Agly, Ermitage Notre-Dame de Pène, Château de Jau, Estagel, patrie du physicien François Arago, circuit du trompe l’oeil à Maury, château cathare de Quéribus, croquants et Gorges de Galamus à Saint-Paul-de-Fenouillet,  tant de sites que n’auraient pas découvert les 196 632 passagers qui ont emprunté les soixante kilomètres de cette ligne ferroviaire centenaire depuis son ouverture en 2001, via l’autorail du Train Rouge, désormais accessible aux personnes en situation de handicap mental (documentation adaptée), moteur (élévateur), et auditif (boucles magnétiques).

Dans le train j’ai rencontré Vinçent Guillo, un touriste originaire du Val d’Oise…

“Nous sommes en vacances sur Saint-Cyprien et avons connu le Train Rouge grâce à un dépliant touristique à la réception de la résidence dans laquelle nous séjournons. Nous n’avons pas hésité car nous méconnaissions totalement cette partie du département”

Lors de mon reportage, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Lucette Ribeaucourt, qui m’a communiqué son ressenti…

“Mon mari et moi avons choisi de passer notre retraite dans les Pyrénées-Orientales pour ses loisirs et ses atouts environnementaux. Nous avons pris connaissance de l’évènement “Maury, fromage et chocolat”,  via L’Indépendant.

Nous avons particulièrement apprécié l’atmosphère d’antan que le bruit des roues et des rails confèrent à ce train… Etonnement des petits et nostalgie des plus grands… La vue depuis le train révèle des curiosités invisibles depuis la route : soutènements anciens de la voie ferrée, vues sur les citadelles cathares, travaux des vignerons… Quant à la dégustation de vins, elle fût instructive et nous a permis de découvrir le Maury Grenat Alcôve 2014 et d’apprécier les accords mets et vins sans une culture oenologique approfondie”.

Quand les différents avis fusent bon train…

“Nous souhaitions mettre en avant la qualité de nos Vins Doux Naturels lors de cet évènement et permettre aux participants d’en savourer les arômes en les accordant aux mets, fromages et chocolats fins…” souligne Aurélie Pereira, Présidente du Syndicat du Cru Maury.

Au micro de Xavier Hardy,  du Conseil Interprofessionnel des vins du Roussillon, qui animait cette journée,  et en présence du fromager Alain Vaucelle et de la chocolatière Florence Losa, les avis des 120 dégustateurs ont fusé bon train autour des thèmes de l’accord parfait et des arômes du vin…

“- L’accord parfait ? C’est l’Alcôve ( Grenache Noir Bio 2014) et ce brebis herbacé de fin d’estive !

– Non, pour ma part, c’est le mariage du Maury Blanc ultra frais et de ce chèvre sucré, laissant une note de fruits verts en bouche.

– L’élevage oxydatif et l’affinage dans le bois confèrent à cet ambré son caractère naturel conforté par la saveur “étable” de ce brie raffiné.”

Agnes Le-Masson nous raconte son train train quotidien…

“Plus qu’un mode de transport les trains touristiques sont là pour faire découvrir une région, un territoire. Les passagers sont soit des locaux, soit des vacanciers qui souhaitent faire une balade, en profitant d’un matériel ferroviaire préservé qu’ils affectionnent”.

“Mon travail consiste à commercialiser au mieux le train touristique, c’est-à-dire le faire connaître, par de la communication et du partenariat avec les professionnels du tourisme. Je renseigne notre clientèle, établis les devis pour les groupes, leur donne des adresses pour complémenter leur trajet. Je prépare également les trains, vends billets et souvenirs, et commente le parcours. A ceci s’ajoute la formation des saisonniers et la conduite des trains sur la ligne, que j’assure si besoin.”

Depuis 2008, le wagon Ambiance permet de recevoir des évènements privés dans le Train Rouge. Les sociétés nationales ou régionales ont vite compris l’intérêt de privatiser un train pour organiser leurs séminaires ou récompenser leurs clients : le voyage greffe  paysages et souvenirs aux messages de l’entreprise. La configuration du wagon permet de travailler dans la convivialité. La possibilité de privatiser un rail confère la sensation d’être privilégié le temps d’un évènement.

Bel outil au service de son environnement, il y a  fort à parier que le Train Rouge se retrouve d’ici peu au centre de nombreuses aventures dont vous pourriez être les protagonistes… Evènement privé ? Séminaire d’entreprise ? N’hésitez pas à soumettre vos projets à l’Equipe d’Animation…

Pour plus d’informations :

Le Train Rouge

Syndicat Agly-Verdouble

Fenouillèdes, le Pays sans Frontière

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L’Hermione, en vedette américaine

Une étoile en Méditerranée

En arrivant à Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales, sous un ciel limpide pour voir la frégate l’Hermione, j’étais loin d’imaginer l’engouement suscité par la venue de cette réplique d’un bateau du XVIIIème siècle. Les visiteurs semblent avoir afflué vers la cité comme en plein été et le succès va s’amplifier au fil des heures.

Des gabiers sous le ciel catalan

Au pied de l’échelle qui mène à bord du navire, il faut patienter car tous ne pourront pas monter, pas plus de 80 personnes sur le pont, nous disent les gabiers, matelots tous volontaires.

Alors à bord, les représentants des collectivités qui ont contribué au financement de ce projet, le sous-préfet et la Présidente de l’exécutif départemental, le maire qui s’entend féliciter pour avoir donné un supplément d’âme à Port-Vendres, les autorités consulaires et tous affichent une joie non dissimulée, comme si l’Hermione laissait affleurer tous les rêves d’enfant, assouvis ou enfouis.

A l’origine du projet, un groupe de passionnés de patrimoine maritime qui, après avoir restauré l’ancienne Corderie royale de Rochefort (un édifice du XVIIIème siècle tout en longueur), se sont attelés en 1997 à la reconstruction d’une réplique du trois-mâts Hermione, du nom de la frégate de guerre  affrétée en 1770 par le fringant Lafayette pour soutenir les insurgés américains luttant autour du général Washington pour s’émanciper de la tutelle de l’empire britannique.

La Frégate se saborda au large des côtes françaises en 1790, après 20 ans de bons et loyaux services.

Sa réplique, parachevée avec la collaboration de tous les corps de métiers au savoir-faire sauvegardé, fût mise à l’eau en 2012.

Avec à bord 18 canons non percés pour ne pas être considérés comme des armes, l’Hermione nouvelle version hissait les voiles et arborait le pavillon offert par la Marine Nationale pour une traversée épique de l’Atlantique. Elle rejoignait alors Yorktown, ville de la côte Est des Etats-Unis, jumelée avec Port-Vendres.

Depuis, le trois-mâts promène son élégante silhouette sur l’eau sans que son succès ne soit jamais démenti. Le formidable pouvoir d’attraction de l’Hermione (40 000 visiteurs à Port-Vendres pour le week-end) nous rappelle que la France est un pays à vocation maritime et avec une zone économique exclusive de quelques 11 millions de kilomètres carrés.

Port-Vendres, un patrimoine préservé

La venue de l’Hermione nous offre l’opportunité de visiter cette cité portuaire catalane.

Réputée pour son patrimoine historique constitué des vigies attentives que sont les redoutes militaires de Vauban, flanquée de l’obélisque en marbre rose seul monument à la gloire de Louis XVI en France, et cité de prédilection de l’artiste urbaniste-designer écossais Rennie Mackintosh, Port-Vendres se découvre aussi en arpentant l’arrière-pays, en goûtant les figues de barbarie et en savourant les paisibles soirées sur les quais.

C’est un port de pêche, de plaisance et fruitier qui vit et palpite toute l’année. Une cité qui attira de nombreux rapatriés d’Afrique du Nord dans les années 60 et qui a toujours gardé un lien privilégié avec l’autre côté de la Méditerranée.

 

Pour respirer l’air du large et faire le plein d’ions positifs, on emprunte le sentier littoral qui longe toute la Côte Vermeille et passe au pied du phare du cap Bear, une vraie référence en météo marine, pour déboucher à quelques encablures au sud, sur le site classé de l’anse de Paulilles.

L’ancienne dynamiterie fermée à la fin des années 70, a conservé la tour du haut fourneau mais a cédé la place à un espace entièrement restauré par le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales avec un parc, un atelier de restauration de barques catalanes, un sentier de randonnée et des plages idylliques et dépaysantes, un espace sous haute protection au charme intact.

Pour organiser votre séjour :

Bureau d’information touristique de Port-Vendres

OTI Pyrénées-Méditerranée

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La Procession de la Sanch, un sacré retour vers le passé

Spectaculaires, singulières et rescapées des temps anciens, les processions de Pâques dans les Pyrénées-Orientales sont uniques en France.

L’ambiance est recueillie et survoltée comme avant le départ d’une épreuve sportive

Devot Christ © M.Castillo

Devot-Christ © M.Castillo

La foule composée de fidèles et de curieux (ou les deux) commence à se presser le long des rues du centre, derrière les barrières mais je décide d’aller voir le dévot crucifix qui est installé devant la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan, trop fragile désormais pour être transporté à dos d’homme. Je m’approche et réalise stupéfaite, qu’il s’agit –non je ne rêve pas- d’un cadavre. Mystère, mystère car les christs en croix connus jusqu’à présent, étaient vivants, je dirais presque, triomphants. Quel est donc cet artiste qui a osé défier une loi non écrite et présenter un cadavre aux côtes saillantes, un corps martyrisé et si terriblement humain ? Il faudra attendre les années 50 pour qu’un antiquaire découvre lors d’un examen minutieux, qu’il s’agit d’un christ rhénan (et non castillan) du XVème siècle.

Départ de la Procession à 15h de l’église Saint-Jacques de Perpignan

Procession de la Sanch - © JC Milhet

Procession de la Sanch, Vendredi saint à Perpignan – © JC Milhet

Bon, maintenant que l’énigme est résolue, rendons-nous vite là où tout a commencé, à l’église Saint-Jacques. Louis un des confrères, m’invite à le suivre dans la sacristie de l’église transformée en vestiaire.

Il y règne une ambiance à la fois fiévreuse et toute en gravité. Les pénitents enfilent leur tunique, le scapulaire, nouent leur cordelière servant de ceinture et prennent l’impressionnante coiffe « caperutxa » sous le bras. En tête du défilé qui s’ébranle lentement la croix des injures avec les objets qui symbolisent la crucifixion (éponge, lance, roseau, marteau, tenailles, etc.) puis viennent les lourds « misteris » représentations grandeur nature des scènes de la passion du Christ, portés sur les épaules de quatre pénitents.

Certains poussent l’humilité jusqu’à marcher pieds nus, comme pour expier quelque péché. Les femmes vêtues de noir portent une mantille de dentelle sur la tête et je reconnais quelques représentantes des familles aristocratiques du département. Sans les flashes qui crépitent, on pourrait se croire projeté à l’obscur siècle de l’inquisition, quand le prédicateur fondateur de l’ordre des Dominicains Vincent Ferrier, voulait réhabiliter la crainte du créateur.

Agitant la cloche qui avertissait du passage du condamné à mort que l’on conduisait à l’échafaud, le « regidor » ouvre le spectaculaire cortège

Cette procession du Vendredi saint tombée en désuétude au fil des siècles a été rétablie dans les années 50 par le conservateur du musée de la ville de Perpignan Joseph Deloncle. Il rassembla quelques amis qui se constituèrent en confrérie (du Précieux Sang du Christ). Il y avait là le bijoutier, l’avocat et l’huissier, les notables qui n’hésitaient jamais à revêtir la robe, pour la bonne cause, celle du catholicisme et de la catalanité. Aujourd’hui, la procession de Perpignan est le point d’orgue de cette Semaine sainte empreinte de spiritualité et l’on vient de loin pour assister à cette manifestation jaillie de temps anciens et participer le temps d’une journée, à un moment d’union sacrée.

Agenda des autres processions en Pyrénées-Orientales :

 Jeudi saint                                                                                                                                                                             Bouleternère : Procession nocturne des pénitents                                                                                                                                 Elne : Procession nocturne des pénitents

 Vendredi saint                                                                                                                                                                                 Arles-sur-Tech : Procession nocturne des pénitents                                                                                                                       Collioure : Procession nocturne des pénitents

 Dimanche de Pâques                                                                                                                                                                       Céret : Procession du Ressuscité en matinée                                                                                                                                         Ille-sur-Têt : Procession du Ressuscité et chants des “Régina” en matinée

Pour l’organisation de votre séjour :

Office de Tourisme de Perpignan

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Les Pyrénées-Orientales : 365 nouvelles journées, 365 nouvelles expériences….

 Les Pyrénées-Orientales 

365 nouvelles journées, 365 nouvelles nuits, 365 nouvelles expériences….

Les Pyrénées-Orientales, là où vous avez rencontré le soleil, ressenti le bonheur d’être  ensemble, vécu  des aventures !

Pour 2018, nous vous promettons du Fun, du Glam, du Zen, de l’Aventure,  beaucoup de rires en famille, entre amis et bien-sûr de vivre des expériences incroyables dans les Pyrénées-Orientales !

Tous les blogueurs, Amandine, France, Chantal, Emmanuelle, Béatrice, Gloria, Brice et Julien vous souhaitent  une année é(P.O.)ustouflante !

Amandine, France, Julien, Béa

Chantal, Emmanuelle, Brice, Gloria

Depuis un peu plus d’un an, nous avons parcouru les Pyrénées-Orientales de la Méditerranée aux Pyrénées pour vous transmettre nos expériences, nos émotions, notre amour de cette destination où le soleil règne plus de 320 jours par an. Non, ce n’est pas une légende !

Pour vous…

  • Nous avons défié la loi de la gravité et tenté de trouver  l’équilibre sur nos planches de S.U.P, de kite
  •  Nous avons affronté la grande amie d’Eole : la Tramontane.

  • Nous nous sommes remis au sport 
  • Nous avons eu très froid mais aussi très chaud !!!

  • Nous avons gravi des montagnes.
  • Nous avons enquêté afin de résoudre des énigmes

Grâce à vous…

  • Nous  avons testé les sources d’eaux chaudes naturelles, les spas de la Méditerranée aux Pyrénées.
  • Nous avons découvert des expositions exceptionnelles :  Dali, Picasso

  • Nous avons  exploré des sites culturels empreints de cette histoire catalane si intense.
  • Nous avons participé à des concerts dans des lieux magiques.

Nous avons rencontré des personnes passionnées et passionnantes. 

Nous ne sommes pas de grands sportifs, ni de grands historiens… 

Nous sommes comme vous !

Nous aimons apprendre, visiter, découvrir, bouger, manger, déguster, rencontrer, rire  et surtout partager !  Notre plaisir est  de  vous faire vivre simplement des  expériences uniques  dans les Pyrénées-Orientales  que nous chérissons et  connaissons parfaitement.

Ici, la terre, la mer et le ciel se laissent regarder, écouter, goûter, toucher, sentir…

Nous ne trichons pas, nous vivons les Pyrénées-Orientales. 

2018, nous sommes prêts  à vivre de nouvelles aventures et à les partager avec vous !

Alors à très bientôt.

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa

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Coup de “foudres” aux Caves Byrrh…

Une épopée fantastique, pour une boisson “tonique et hygiénique”

Nous sommes le vendredi 10 novembre 2017. Les Pyrénées-Orientales ont revêtu les couleurs de l’automne. Béatrice et moi-même nous dirigeons vers Thuir, et plus exactement aux Caves Byrrh où nous avons rendez-vous avec Joséphine…

Du plus loin que je me souvienne, ces fameuses caves ont toujours fait partie du patrimoine catalan, et bien plus… Je me rappelle être allée voir des défilés de mode dans cette immensité remplie d’histoire et de Byrrh.

Une vraie tête de mule !

L’histoire de Byrrh est intimement liée à la « Mode » aux étoffes, aux couleurs. En effet, les frères Violet natifs de Corsavy et issus d’une famille de marchands ambulants, sillonnaient les Pyrénées-Orientales avec leur mule qui donna des signes de faiblesses à Thuir. Ville qu’ils ne quittèrent jamais à partir de 1866.

Le goût des merveilles et un palais averti

Simon Violet était un épicurien avec de grandes connaissances dans le domaine du vin. Après avoir monté avec son frère Palade une mercerie à Thuir, il décida d’élaborer un apéritif aromatisé au quinquina ! Naissance d’une boisson tonique et hygiénique. Ce remède, oui je dis bien remède (on est bien loin du Doliprane de nos jours), sera d’ailleurs vendu par les pharmaciens pour ses vertus quelque peu étonnantes. Mais cela, sera de courte durée, car l’ordre des pharmaciens de Montpellier leur intenta un procès. Cette boisson deviendra alors un apéritif. Commencera la grande aventure du BYRRH !

Nom d’ailleurs qui lui sera attribué grâce à 5 étoffes rangées sur 1 étagère et portant portant chacune une lettre, les 2 premières portaient B et Y , BY (coïncidence heureuse : VI qui se prononce BI signifie vin en Catalan), RRH suivi tout simplement.

C’est alors que commence l’incroyable voyage du Byrrh

A lui seul cet apéritif vous invite aux voyages ou plutôt devrais-je dire invite vos papilles (avec des épices telles que le quinquina, le café, le cacao, la cannelle), à faire un tour du monde…

Vous voyagerez également lors de la visite des caves, dans cette immensité qui saura vous surprendre avec ses hologrammes , vous émerveiller avec des spectacles sons et lumières lors des visites nocturnes, vous fasciner au cœur de la salle des foudres dans laquelle vous retrouverez la plus grande cuve en chêne du monde, qui fait plus de 10 mètres de haut, et vous ravir  avec une dégustation de cet élixir autour du kiosque….

Mes chers lecteurs, la visite des Caves Byrrh est un magnifique voyage, un coup de « foudres », des odeurs singulières et, confidences pour confidences, j’ai adoré le cocktail que nous a proposé Joséphine : Le Byrrh Tonic ! Une boisson tonique et hygiénique…

A bientôt pour une prochaine aventure, car comme dans une histoire d’amour, nous avons prévu de nous revoir…

Pour plus de renseignements

Caves  Byrrh

Office de Tourisme Aspres Thuir

Tripadvisor

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Aux portes des Bastions Cathares : Le Fenouillèdes

J’aurais pu intituler mon article : “Rendez-vous insolite dans l’Agly, fief de l’Australopithèque”

Cette fois-ci, nul récit de mon périple dans l’Agly. J’ai opté pour un publi-reportage sans prétention, avec comme acteurs principaux : Teresa, Josep, Joan, Augustin, Concepcion, Maria-Mercé, Lluis, qui composent la Colle du Dimecres de Sant Feliu de Codines. Ce groupe de passionnés, pratique la randonnée pédestre tous les mercredis, d’où leur nom, mais pas que : “ce sont aussi de bons vivants”. Allez, fini le suspense, c’est parti !

Sitôt arrivés à Caudiès-de-Fenouillèdes, nous nous rendons à l’ermitage de Notre-Dame-de-Lavail. Le guide, bien qu’Occitan, (vous le reconnaitrez, il est au centre de la photo) a mené, tambour battant, la visite de ce lieu de pèlerinage.

Impossible de ne pas faire un aller/retour Caudiès Saint-Paul-de-Fenouillet avec le Train Rouge du Pays Cathare et des Fenouillèdes. Cette activité est apparue comme une évidence. Installés dans le wagon découvert sous un soleil radieux, le paysage défile : vignes et domaines viticoles avec les Corbières en toile de fond.

Après cette après-midi de découverte, il est temps de rejoindre un lieu unique où les yourtes, les roulottes, les tipis et les bulles cohabitent dans un écrin de verdure. Ce lieu unique est le camping des Randonneurs à Fenouillet. Aucun membre du groupe ne connaissait son hébergement. La surprise a été de taille et a donné lieu à des fous rires mémorables. Une fois installé, tout le monde s’est retrouvé pour l’apéritif avec en prime une chanson en catalan. Après quelques “à la tienne à la mienne”, il est temps de rejoindre le Kopi où Romuald, le maître des lieux, a commencé à allumer le feu pour un repas où chacun a pu faire griller sa viande. Bien entendu, le tout accompagné de vins locaux.

Pour cette deuxième journée, les Gorges et l’Ermitage de Saint-Antoine-de-Galamus, lieux incontournables, les a ravis. Ils reviendront, c’est sûr. Après ces efforts, le réconfort. Halte dégustation croquants, vins et repas terroir digne de ce nom.

Le périple se termine à Tautavel. Tout un programme :  La Caune de l’Arago,  perchée sur un promontoire, est une grotte célèbre dans le monde entier grâce au fait qu’on y a trouvé des ossements d’Homo erectus, dont le plus remarquable est un crâne humain daté de 450 000 ans, ce qui en fait le plus vieil homme d’Europe (d’où mon clin d’oeil à l’australopithèque), les Gorges de Gouleyrous tout simplement splendides et pour clore cette matinée, dégustation à la cave coopérative des vignerons de Tautavel/Vingrau et visite de l’éco-musée du miel.

Clap de fin avec les accompagnants de la journée du vendredi.

Pour l’organisation de votre séjour :

Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes

Syndicat Pays Touristique Agly-Verdouble – Tél +33 (0) 4 68 29 10 42

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Chacun sa croix….

La mienne ne se porte pas, elle se mérite…

Nous sommes le 16 Août 2017, c’est un grand jour !

Un exploit sportif , car rappelez-vous que je ne marche que le premier jour des soldes.  Mais en tant que Catalane, et pour l’avoir déjà vécu, je sais très bien que cette journée sera ancrée dans ma mémoire.

Au-delà d’être une randonnée, l’ascension du  Canigó (2784,66 m) se fait généralement en famille et entre amis. Il s’agit avant tout d’un moment de partage et de convivialité.

Pour la petite histoire, j’ai moi-même fait le Canigó en famille, petite, et je m’en souviens comme si c’était hier… J’espère qu’il en sera de même pour ma fille, Valentine, qui a 8 ans.

“5 heures du mat j’ai des frissons, je claque des dents, je monte  le son !” Bref il est l’heure de se lever !

6h45 : José (mon mari), Valentine et moi avons rendez-vous chez nos acolytes de la journée : Fabien (dit Fabio), Cécile (la C), Lilly et Ninon.

Les garçons font un point technique : chaises, tables, souches, grilles, saucisse et vin ! Tout y est.

Cette fois, c’est la bonne ! Nous partons d’ Ille-sut-Têt pour un voyage d’1h30 en 4×4 jusqu’au parking du refuge des Cortalets, point de départ de notre périple.

9h00 : Nous y sommes. Je n’ose pas lever les yeux vers le ciel…  C’est pire que l’Everest ! Mais en balayant du regard la troupe joyeuse, je me sens prête à gravir le mont Canigó et toucher la fameuse croix.

A peine descendue de la voiture, une ampoule pointe le bout de son nez… Erreur de débutante, j’avais lavé mes baskets la veille…

C’est parti ! Les premiers temps je regarde devant moi, puis les premières difficultés apparaissent… Quand à Valentine et José, ils disparaissent dans ce majestueux décor.

Assez contente de moi, je me retourne pour estimer le chemin parcouru… Et là, grosse déception je vois encore le 4X4… Bref, la route va être très très longue…

Au loin j’entends Valentine qui m’encourage « Allez maman, allez maman ! », alors, à la Killian Jornet, je baisse la tête, me mets dans ma bulle et avance.

Heureusement Lilly et Ninon ne me laissent pas seule… Fabio devient alors notre coach, allez les filles, c’est bien! Buvez un peu, regardez les marmottes, les isards, la montagne à 3 dents…

Quant à La C, elle trottine …

Après 2h30 de souffrance (oui j’ai bien écrit 2h30…), j’aperçois la croix, droite et majestueuse aux couleurs catalanes, et juste à côté, Valentine qui elle est montée en 1h30 !

«  C’est bien maman, tu as été courageuse » me dit-elle. Courageuse… C’ est peu dire, maman est au bout de sa vie !

Pas le temps de souffler, comme à un mariage, c’est l’heure de faire les traditionnelles photos, en solo, en familles, entre amis…

Puis arrive la phrase classique “C’est quand qu’on mange ?”

Du calme les filles, je viens à peine d’arriver. La réponse ne se fait pas attendre, « oui, mais nous ça fait une heure qu’on est là ! »

Ni une, ni deux c’est parti pour  la descente, passage obligatoire au refuge des Cortalets, histoire de se désaltérer et de récupérer le 4×4.

Départ vers le refuge de la Molina pour le déjeuner tant attendu.

Pendant que les garçons allument le feu, la C, en tant que bonne copine, prépare la table, les filles jouent et moi j’essaie de me remettre de mes émotions, un verre de vin à la main.

A cet instant très précis, je n’échangerai ma place contre rien au monde…

L’odeur du feu, les amis qui me félicitent, les filles qui rigolent, mon mari avec son petit sourire en coin.

“On est riche que de ses amis, c’est dit”. Calogéro

Voilà, mes chers lecteurs, faire la Canigó c’est ça… Peu importe votre condition physique, l’ascension de cette montagne si riche à mon cœur ne se calcule ni en temps (heureusement pour moi), ni en kilomètre, mais en amitié et en amour.

Pour l’organisation de votre séjour

Tourisme Canigó

Canigó Grand Site

L’amour du patrimoine Catalan, l’amour de la famille, l’amour du partage… Promis, un jour, j’y retournerai avec mon petit Martin…

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Les vendanges de l’amour : l’union sacrée entre la terre, le soleil et l’homme.

“Boire du vin, c’est boire du Génie” : Charles Baudelaire

Trilla, une terre si chère à mon cœur…

7 heures sonnent au clocher de Trilla. Le Soleil de septembre perce la brume matinale de ce petit coin niché au cœur du Fenouillèdes.

C’est avec une réelle fierté que je viens vendanger sur cette terre si chère à mon cœur.

Belle-fille d’un viticulteur du village, les vendanges dans ce coin de paradis ne sont pas une première pour moi ; mais aujourd’hui, c’est avec Lionel et sa colla que je pars.
Lionel a 40 ans, c’est le seul enfant du village de sa génération, à perpétuer la tradition.

Voilà, une journée empreinte de travail et de douceur va commencer.

La colla, rencontre avec de belles personnes.

Dans le camion qui nous mène à la première parcelle, c’est avec beaucoup d’humilité que je me mêle au groupe car je sais ô combien ce travail est difficile, mais tellement beau..

Ça y est. Nous voilà arrivés. Les rires et les cris fusent, la vigne est en fête !

Que la cueillette commence !

Dans les rangées, les sécateurs commencent à couper ces grappes gorgées de soleil. Les premières hottes se remplissent.

– “La récolte devrait être bonne” me dit Lionel

Dans ma tête ne résonne qu’une phrase :
-“simple récompense pour ce viticulteur dévoué à sa profession”.

Les minutes défilent à vitesse grand V, tellement le moment est plaisant.

La remorque est pleine. Il est temps d’apporter le raisin à Trévillach, où Lionel est coopérateur.
Dans la cave sombre et fraîche, le fouloir est lancé.
Le raisin libère un parfum, un parfum de travail accompli, de vendanges réussies et de vin prometteur…

Ma journée s’achève déjà…

Demain, le soleil se lèvera sur une autre parcelle. C’est la gorge nouée que s’achève ma journée et mon récit.

“Trilla, tu es béni des dieux, la mécanisation n’est pas encore arrivée jusqu’à toi, et m’a permis de vivre une nouvelle fois ce moment d’exception”.

Mon plus grand souhait est que, d’ici quelques années, ces mots ne résonnent pas comme un simple témoignage.

Merci à tous !

Merci Lionel pour ton accueil, ta joie de vivre, ta gentillesse.
Merci de porter aussi haut et fort le dur labeur accompli par tant de générations.

Merci à toute la colla, à cette équipe colorée de travailleurs passionnés, qui m’a adoptée dès le premier instant.

Et encore bravo ! Vous donnez au vin ce supplément d’âme qui le rend unique.


Pour plus de renseignements :

Les vignerons des Coteaux Têt Fenouillèdes
66 130 Ille-sur-Têt – Tél : 04 68 84 70 59

Commune de Trilla 

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Dalí, la résurrection

Dalí à Céret, une histoire de vie ou de mort…

Sous un soleil timide, Brice et moi nous rendons au Musée d’Art Moderne de Céret pour y découvrir l’exposition « Dalí : Eurêka ! »

Dalí fait partie du patrimoine catalan, mystérieux personnage qui divise.

Extravagant ? Cet artiste interpelle autant pour ses œuvres que pour ses frasques orales !

Outre le fait qu’il ait qualifié la gare de Perpignan de «  Centre du Monde », sa quête en Catalogne du nord était bien plus profonde… Dalí recherchait l’immortalité !

Un personnage très controversé, Salvador d’un côté et Dalí de l’autre.

Salvador, prénom qu’on lui a imposé en hommage à son frère décédé avant sa naissance, et Dalí héritage familial. Cela marquera toutes les œuvres de l’artiste. On retrouvera des dualités entre la vie et la mort, le monde biologique et le monde mécanique.

Génie et enfant terrible

A 6 ans, il peignait ses premiers paysages. A 14 ans, il possède son atelier et intègre par la suite l’école des Beaux-Arts de Madrid, où il aura la chance d’assister à des conférences animées par Einstein.

Dali, l’anarchiste, sera expulsé à plusieurs reprises de la fac et sera même incarcéré à la prison de Gérone…

Suivront ensuite des rencontres déterminantes avec Miro, Lorca…

Un voyage triomphal 

Céret est qualifiée de Mecque du Cubisme où vit un certain « Génie Ibérique » Picasso, à qui Dalí voue une vraie admiration.

Dans les années 60, le maire de Céret et deux élus à la culture se rendent à Port Lligat (Espagne) afin de solliciter Salvador Dalí pour un « Voyage Triomphal » et surtout une renaissance, une résurrection, l’immortalité….

L’immortalité : ce moment restera dans les mémoires du peuple Catalan… Dali en est conscient car il suit de très près les recherches scientifiques de Marcel Pagès, médecin sur la commune. Ses travaux se portent sur la cryogénisation.

C’est aux arènes de Céret que le peuple est venu acclamer le roi. Des animaux daliniens en carton avaient été créés pour l’occasion, des rhinocéros côtoyaient des bœufs rouges…

Mais la cerise sur le gâteau (n’oublions pas où nous sommes), fut le squelette en mouvement  au-dessus de l’office de Tourisme… devant lequel Salvador se recueillit et se vit offrir un bouquet par un ange tout droit sorti de son thorax… Un vrai miracle, une renaissance !

Revenons à l’exposition Dalí Eurêka ! Je pourrais évoquer les différentes œuvres de l’artiste, mais je vous invite plutôt à venir les découvrir. Car comme disait Dalí : «  Le temps se pourri, il passe pour chacun d’entre nous, la mort est inévitable », alors prenez le temps de Vivre…

 

Pour l’organisation de votre séjour

Office de Tourisme de Céret

Musée d’ Art Moderne de Céret

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Une nuit au refuge Sant Guillem

Des personnalités brillantes et attachantes

Hommage à Christian Bourquin – © ADT66

Ce vendredi après-midi, je me rends en compagnie d’Aurélie, une universitaire passionnée par cette terre du Haut Vallespir, au refuge Sant Guillem, dans la haute vallée de la Coumelade.

Porté à bout de bras par le charismatique Christian Bourquin, ce 5ème refuge a vu le jour en juillet 2015 et permet de vivre l’expérience du tour du Canigó en 5 jours de randonnée et 5 nuits. Une plaque dans la salle à manger rend hommage à l’amoureux de la montagne pyrénéenne,  hélas disparu.

Sur la route du refuge – © ADT66

Une expérience vraie et humaine

Stéphane et Nil en cuisine – © ADT66

Passer une nuit à Sant Guillem, c’est vivre une expérience multiple, familiale, montagnarde et écologique. Stéphane, Myriam sont les gardiens passionnés et engagés des lieux. Avec leurs trois enfants Milan, Nil et Lila, ils accueillent, hébergent, restaurent et conseillent les randonneurs, marcheurs ou naturalistes  passionnés qui passent dans ce refuge de moyenne montagne, à la portée de tous, profanes ou initiés.

Nul besoin d’être un sportif de haute volée pour atteindre le refuge ; depuis le hameau de La LLau (Le Tech), une heure trente de marche suffit et une piste pour véhicules tout terrain arrive tout près.

Pour l’heure, Myriam veut  me montrer l’arboretum ; avec Lila juchée sur ses épaules, elle se fraye avec aisance un chemin, à travers la forêt d’essences méditerranéennes endémiques, tout en évoquant les projets à venir comme l’installation de grands jeux en bois ou d’autres aménagements.

Au retour de la promenade, le dîner est prêt, Stéphane a concocté un repas de produits locaux, secondé par le jeune Nil qui adore la cuisine ou son père, ou les deux… Repas convivial et vrai moment de partage avec un couple franco-allemand de jeunes musiciens harpistes dans un grand orchestre à Berlin. Ils font l’expérience du tour du Canigó, avec des étapes dans les refuges.

Ambiance familiale – © ADT66

Atomes crochus et ancêtres communs

Cloche en fer forgé – © ADT66

Après une nuit dans une chambre nette et fonctionnelle et un petit déjeuner exclusivement local, je me rends à « l’aplec » de  l’ermitage de Sant Guillem de Combret, juste au-dessus du refuge, un sanctuaire du Xème et XIIème, inscrit aux monuments historiques, occupé et restauré avec opiniâtreté par une famille de la vallée.

La toiture, le cadran solaire et la porte de la chapelle au beau chevet pré-roman ont été rénovés, mais il faut encore engager des frais pour restaurer le rétable et les différentes statues. Après la bénédiction d’usage par un prêtre globe-trotter et gastronome, un apéritif est servi dehors, au soleil. La vénérable cloche en fer forgé du Xème siècle (une des plus anciennes productions campanaires de France) est de sortie, posée sur la table, Henri le maître des lieux, me raconte l’histoire de la vallée, de sa famille et nous nous découvrons même des ancêtres communs.

Refuge Sant-Guillem – © ADT66

…De retour au refuge, il est temps de refermer cette parenthèse enchantée comme un album coloré, parfumé, empreint d’émotions et de rencontres. Sur le chemin du retour avec Philippe, de la Communauté de Communes du Haut Vallespir, nous évoquons les projets d’aménagement en cours et surtout le festival « Jazz en Tech » qui a lieu en Juillet  avec de très grands musiciens. Un vrai passionné pour cette terre d’exception dans les Pyrénées-Orientales.

Pour plus d’informations :

Refuge Sant Guillem – Sud CanigóTourisme Canigó

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Les dimanches de Serrabona

Un festival qui fait battre en musique le cœur de ce beau prieuré roman

L’austère prieuré au diapason de l’été

Aujourd’hui, pour mon anniversaire, je m’offre une virée aux « Dimanches de Serrabona », une animation gratuite du festival Eté 66 qui fait battre en musique le cœur de ce beau prieuré roman du XIIème siècle.

Depuis Bouleternère et 20 minutes de route en lacets plus tard, j’arrive sur le site de la « bonne montagne » au prieuré de Sainte Marie de Serrabona, fondé au XIIème siècle selon la règle de Saint Augustin. J’ai à peine le temps d’admirer les sculptures des chapiteaux de cette tribune de marbre rose du Conflent, un chef d’œuvre gracieux et  préservé.

Prieuré de Serrabona – ©M. Castillo

Tribune de marbre rose – ©M. Castillo

Des musiciens russes sublimés

Le  concert va commencer et les musiciennes du quatuor à Cordes « Euterpe » sont  installées dans la nef bleutée pour interpréter un répertoire des compositeurs russes (Rachmaninov, Glazounov et autres).

Le public subjugué et conquis écoute religieusement les mazurkas, polkas et sarabandes qui nous entraînent  bien au-delà des murs. A la fin du concert, le talentueux quatuor pose dans la galerie.

Alexia Turiaf (violon), Marie-Camille Casenove (violon), Pauline Guernichon (alto) et Delphine Roustany (violoncelle) – ©ADT66

Affiche Festival été 66 – ©CD66

Concert Quatuor Euterpe – ©ADT66

Dialogue entre arts premiers et art sacré

Je retourne dans la chapelle pour scruter en détail les œuvres de Claude Parent Saura, un artiste contemporain qui s’adonne enfin à temps plein à la passion d’une vie, une expérience artistique commencée il y a des décennies.

Les croix et crucifix en plexiglass et autres matières translucides et colorées sont placés aux points cardinaux et font face aux mystérieux masques évoquant quelques  divinités Africaines ou Guatémaltèques. Une installation cruciforme au sol,  des tentures le long des murs, des meubles créés pour l’occasion illustrent ce dialogue entre art sacré et arts premiers et sont  un appel vibrant à l’échange et à la tolérance.

Exposition Claude Parent SauraExposition Claude Parent Saura - ADT66

Exposition Claude Parent Saura – ©ADT66

Un patrimoine animé par le contact avec le public

Un bref passage dans la boutique qui offre quelques ouvrages et reproductions intéressants. A l’extérieur du prieuré, un jardin bien dessiné, véritable conservatoire de simples et d’essences méditerranéennes odorantes, couronne cette sortie où j’ai pu voir, découvrir, écouter et sentir, bref, vivre une expérience toute sensorielle. Loin de tout mais près du ciel, ce lieu connait une vraie renaissance grâce à un regain d’intérêt du public et à des animations comme celle à laquelle j’ai pu assister, sans bourse délier.

Jardin Prieuré de Serrabona – ©ADT66

Prieuré de Serrabona – ©M. Castillo

Pour plus d’informations :

Festival été 66  – Pyrénées-Orientales Tourisme

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Collioure, Pyrénées-Orientales

United colors of Collioure et Paulilles !

Un parfum solaire aux notes multicolores…

Je vous emmène  au royaume de la lumière et des couleurs… Une escapade en Méditerranée : Collioure, Paulilles. C’est une belle invitation au voyage, à la contemplation…

A travers mon 7D  Canon, vous allez découvrir  ma Méditerranée, mes Pyrénées-Orientales, mes  lieux préférés…

Une alternance de plages de sable fin, de dunes et de criques sauvages… Du galet au sable qui glisse entre vos doigts, une Méditerranée toute en nuances, passant du vert au turquoise. La caresse du soleil sublimera votre teint et bercera vos siestes sous les pins parasols…

Ah, les vacances d’été ! On les attend  toute l’année avec impatience ! C’est le moment de décompresser, de profiter de la famille, des amis…

Partir à la découverte d’une destination et  vivre de grandes aventures… 

Aujourd’hui, découverte haute en couleur de Collioure et Paulilles ! Farniente, explorations, baignades, balades, rencontres…  Bref,  le programme est idéal pour s’éclater !

Collioure : dans chaque couleur, il y a la lumière…

Embarquement immédiat ! 

Mettez vos lunettes de soleil, top départ pour Collioure.

Ce village typiquement catalan est inondé de soleil, il irradie….

La couleur est incroyablement intense, lumineuse. Matisse disait que : 
La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération.

Collioure est le berceau du Fauvisme. Ruelles typiques couvertes de fleurs, maisons  multicolores… Une explosion de couleurs : rose, fauve, ocre, vert, rouge, bleu…. Je me laisse toujours charmer par son port et ses barques catalanes, ses plages  de galets, au cœur du village ! Un savant mélange des eaux de la Méditerranée et des roches pyrénéennes.

Paulilles ou le passé recomposé…

On quitte Collioure, cap sur l’anse de Paulilles : suivre Port-Vendres, Banyuls Sur-Mer. Certes sinueuse mais superbe, la route épouse chaque  ligne de la côte rocheuse, entourée par le vignoble et la mer… Cette vue est incroyable… Vous allez surplomber l’anse de Paulilles. Je vous le dit d’ores et déjà, vous aurez le souffle coupé par tant de beauté !

C’est un site classé, préservé, le plus magique du littoral des Pyrénées-Orientales, un panorama  é(PO)ustouflant….  Aux pieds du massif des Albères, une eau transparente… Vous aurez l’impression d’être au bout du monde. Impossible de ne pas visiter le site de l’ancienne dynamiterie Nobel. J’ai suivi le guide dont les grands parents vivaient et travaillaient sur place. A l’époque, c’était un village. J’ai eu l’impression de changer d’époque !

Pour l’organisation de votre séjour  : Office de Tourisme de Collioure

Collioure

  • Le Chemin du Fauvisme : incontournable ! Vous marcherez sur les pas de Matisse et Derain…
  • A déguster : Les anchois Roques et Desclaux

 Paulilles 

Le Site Classé : l’Anse de Paulilles avec son ancienne usine de dynamite et l’atelier de rénovation des barques catalanes.

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