Les Régina Ille sur Têt

Les “Régina” : célébration de Pâques

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Les “Régina” prière à Marie

Je vous emmène à Ille-sur-Têt dans une histoire de famille où grands-parents, parents et enfants se réunissent chaque année pour la célébration de Pâques.

Dans ma maison, au petit matin, tout le monde se prépare. Mes enfants choisissent leurs plus beaux vêtements, mon mari sélectionne avec soin son nœud papillon noir et l’écharpe bleue, réservés aux hommes, un chemisier blanc et un foulard bleu pour les femmes. Telle est la tenue des “Régina”. Il règne à ce moment-là une atmosphère solennelle, impalpable, un calme presque religieux.

Chacun sait ce qu’il a à faire. C’est dans le silence que nous partons rejoindre les autres chanteurs, place de la résistance.

5h du matin, le village se réveille aux sons des tambours !

Il est un dimanche où la tradition perdure depuis des générations.

Le son des tambours résonne dans les rues à 5h du matin pour annoncer la résurrection du Christ. Les habitants d’Ille-sur-Têt et des alentours se préparent à vivre un moment exceptionnel.

Ma mission s’avère complexe, la foule est dense. Je réussis tout de même à me faufiler et m’installe devant les chanteurs. J’attends impatiemment que cela commence.

A 8h précises 130 chanteurs accompagnés des musiciens entonnent le premier « Régina » de Joseph Coll, compositeur originaire d’Ille. La beauté du chant me fait vite oublier le froid matinal. La place est bondée de spectateurs et de photographes venus de tout le département.

“L’émotion m’envahit quand le « Régina Caeli » retentit pour clôturer la première représentation.”

Annouck

Ensuite, je suis la procession formée par la Vierge et le Ressuscité qui se dirige vers les jardins de la Rodona pour entonner le « Régina » de Colomer.

« Maintenir pour Transmettre » telle est la devise des « Régina » d’Ille-sur-Têt

Les Réginas Ille sur Têt

Une magnifique chorale accompagnée des musiciens

Je me presse enfin vers l’Eglise Saint Etienne pour assister à l’entrée triomphale du Christ et de la Vierge Marie. Le «Régina» de Coll clôturera la messe.

Les Régina Ille sur Têt

Les festivités continueront toute la journée autour de la fameuse omelette pascale, sans oublier la chasse aux œufs avec les enfants !

Si vous souhaitez avoir plus d’information sur les “Régina”, vous pouvez consulter le site de la Mairie d’Ille-sur-Têt

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Mont-Louis sur les traces de Vauban

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A l’assaut de la citadelle de Mont-Louis

Chose promise, chose due, je vous retrouve dans le Haut-Conflent pour la visite de la citadelle de Mont-Louis. Halte incontournable du Train Jaune, elle est inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il faut savoir que sur les 160 places Vauban, seulement 12 figurent dans ce classement.

La cité du Soleil-Roi

Après avoir franchi successivement la porte de France puis la porte Royale, je profite des quelques minutes qui me séparent du début de la visite, pour me balader dans les ruelles de la plus petite commune en superficie du département et l’une des 10 moins étendues de France.

Pour commencer, une petite pause s’impose pour admirer l’église Saint-Louis, un bijou architectural, dédiée à un aïeul de Louis XIV. Elle fut construite en 1733 à la demande des habitants sur le modèle de celle de la citadelle. Franchement, elle vaut le coup d’œil. J’en profite ensuite pour faire une photo souvenir devant la fontaine qui porte le même nom.

Je fais un petit détour pour contempler le tout premier four solaire qui fut installé dans les années 50, dans la zone nord de la citadelle. L’ingénieur Félix Trombe fera de Mont-Louis le berceau de l’énergie solaire et lui restituera son appellation de “Cité du Soleil-Roi”. Le four solaire est actuellement situé sur un des bastions de la ville et des visites y sont organisées.

Le temps presse, je file au point de rendez-vous rejoindre Sylvie, notre guide du jour. Il est 11h30 pétantes quand démarre la visite. Ici, pas question d’être en retard, l’heure c’est l’heure quand il s’agit de franchir les portes d’une enceinte militaire.

Le génie de Vauban

Avant de débuter la visite, retour sur l’histoire du lieu. On est alors en 1679, Louis XIV sollicite Sébastien Le Prestre dit Vauban, alors commissaire général des fortifications. Il a pour mission de sécuriser ce territoire annexé à l’Espagne à la suite du traité des Pyrénées en 1659.

Vauban vient en reconnaissance, et dès le mois de mars, le lieu est choisi. L’emplacement est stratégique avec à l’est la vallée de la Têt, à l’ouest le col de la Perche et au nord le Capcir. En mai, le projet est validé, en juin les travaux débutent et deux ans plus tard, le 26 octobre 1681, la place de Mont-Louis est inaugurée. Autant dire que ça n’a pas chômé !

Pour commencer, Sylvie nous explique les caractéristiques des fortifications Vauban. Remparts, bastions, fossés, demi-lunes, leurs confèrent cette forme spécifique en étoile. Quel chef d’oeuvre, tout un art !

Dans la peau d’un militaire

Une fois la porte franchie, interdiction de prendre des photos. Ici c’est secret défense, dans une enceinte qui accueille depuis 1964 le Centre National d’Entrainement Commando. D’ailleurs le régiment est actuellement l’une des dernières unités militaires à occuper un ouvrage conçu par Vauban. Avec comme devise « En pointe toujours », Sylvie nous rappelle les missions actuelles du CNEC.

En arrivant sur la place d’arme, je suis surpris par l’immensité du lieu. Pour être honnête, de l’extérieur il est difficile d’imaginer ce que l’on s’apprête à découvrir. Cette place d’arme grouille de militaires en pleine activité, ça ne rigole pas. Au loin, je repère l’église dont j’ai vu la réplique dans la ville. Sylvie nous explique qu’elle n’est plus un lieu de culte depuis de nombreuses années. Après avoir occupé différentes fonctions, elle est aujourd’hui transformée en gymnase.

Nous poursuivons la visite, traversons la place d’arme afin de nous diriger vers un bâtiment qui héberge une étrange machine. Sur le mur est inscrit le « Puits des forçats ».

L’objet de torture

Il fut un temps où ce puits servait de punition. Pendant 12 heures, une personne prenait place dans ce que l’on appelle « la cage à écureuil ».

La seule consigne, marcher, marcher et encore marcher. Objectif, faire tourner la grande roue, afin que le tambour s’active et fasse remonter les seaux d’eau potable.

Pour corser l’addition, il vaut savoir que les seaux pesaient 25 kg vide et avaient une contenance de 100 litres. Autant vous dire que les 12 heures devaient paraître interminables.

Si je peux vous donner aujourd’hui le poids des seaux, c’est parce que le 1er mars 2005, à la demande de Sylvie, une opération de dépollution fut menée dans les profondeurs du puits.

Une équipe du centre d’instruction nautique de Collioure avait fait le déplacement. Et pour tout vous dire, ils doivent encore en vouloir à Sylvie de les avoir fait plonger dans une eau à 4°C. Mais après avoir remonté de nombreux objets à la surface, la joie fut immense quand les plongeurs sortirent de l’eau 4 seaux d’époque. Deux datant de la période Louix XIV et deux autres plus contemporains datant de 1820.

Ils sont aujourd’hui exposés dans cette salle, avec tous les autres objets, ainsi qu’une maquette de l’œuvre de Vauban.

La visite touche à sa fin, il est temps pour moi de remercier Sylvie pour ses explications claires et ses anecdotes qui font de cette visite un moment riche en découverte. Les enfants sont les bienvenus car Sylvie se met à leur portée pour les captiver tout au long de la visite.

J’espère que cette journée vous aura donné envie de venir découvrir ce joyau du patrimoine architectural catalan. Je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures !

Pour l’organisation de votre séjour : 

 

Communauté de communes Pyrénées CatalanesVisites guidées de la citadelle

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Le Train Jaune : fierté des Pyrénées catalanes

Balade au cœur du Conflent

Après vous avoir fait découvrir le lac des Bouillouses et le site des Orgues d’Ille-sur-Têt, direction cette fois le Conflent et le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes ! Je vais vous faire monter à bord du mythique Train Jaune, véritable symbole du Pays Catalan. Aujourd’hui, il va me permettre de relier deux places fortes de l’architecture Vauban, à savoir Villefranche-de-Conflent (lieu de départ du Train Jaune) et Mont-Louis.

 Un incroyable voyage ! 

Il est 9h37 à ma montre, bien installé à bord du « Canari » (surnom donné au train), je m’apprête à prendre le départ pour une ascension qui va durer un peu plus d’une heure. Laurent, chef de bord attentionné et dessinateur à ses heures perdues, annonce le départ. Dès les premières minutes du parcours, le charme opère et je suis transporté en enfance. Les paysages sont époustouflants, le Train Jaune offre des vues à couper le souffle. Préparez les appareils photos.

Train Jaune

Train jaune

 Une halte sportive 

Pour les amateurs de grands espaces, je vous conseille une halte à la gare de Thuès-Carança, point de départ de l’une des plus belles randonnées du Conflent, les gorges de la Carança. Passerelles, corniches, un pont suspendu, vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

Le train reprend sa marche en avant et emprunte à présent le pont Séjourné, un ouvrage remarquable, inscrit monument historique en 1994. Il va nous permettre de franchir le fleuve de la Têt, qui donne son nom à la vallée.

Train Jaune pont Séjourné
Pont Séjourné

Prenez place au côté du conducteur et vivez quelques moments du parcours du Train Jaune en caméra embarquée.

Émotions garanties !

 Une halte détente 

Une nouvelle gare est alors desservie, il s’agit de celle de Fontpédrouse. Nul doute que les amoureux de bien-être apprécieront de se détendre dans les eaux sulfureuses des Bains de Saint Thomas. Pour ma part, j’ai déjà eu la chance de m’y relaxer et franchement, ce lieu mérite le détour.

Saint-Thomas les Bains

La gare de Mont-Louis approche, le temps pour nous de traverser le pont Gisclard, autre édifice majestueux et seul pont suspendu ferroviaire encore en service en France. Il est d’ailleurs classé monument historique depuis 1997. Je trouve cette œuvre tout simplement grandiose ! A cet endroit, une photo souvenir s’impose !

Pont Gisclard Train Jaune
Train Jaune pont Gisclard

 Une halte culturelle 

Mont-Louis, ici Mont-Louis, il est l’heure pour moi de descendre et de pousser les portes de la citadelle Vauban, inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le train va poursuivre son chemin jusqu’à son terminus, Latour-de-Carol Enveitg en passant par Bolquère, gare la plus haute de France à 1.593 mètres d’altitude.

Ce trajet au milieu d’un environnement préservé, m’aura remémoré à quel point notre montagne est belle. Il m’aura fait prendre conscience de la prouesse technique réalisée par tous ces hommes au début du XXème siècle, dans le but de désenclaver les hauts plateaux catalans.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour la visite de la citadelle de Mont-Louis. A bientôt !

Train Jaune

Pour l’organisation de votre séjour

Infos Train Jaune :

• Gare de Villefranche-de-Conflent / Vernet-les-Bains : +33 (0)4 68 96 63 62

• Gare de Mont-Louis / La Cabanasse : +33 (0)4 68 04 13 58

• Site TER Occitanie et numéro gratuit : 0 800 31 31 31

L’achat des billets s’effectue soit dans le train, soit dans les gares disposant d’un guichet (Villefranche-de-Conflent, Mont-Louis, Font-Romeu, Bourg-Madame, Latour-de-Carol). Il n’est pas possible de réserver, aussi il est conseillé de prendre son billet pour la journée, tôt le matin

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Rando en raquettes

Les raquettes c’est chouette…

Les Pyrénées-Orientales ont revêtu un magnifique blanc manteau d’hiver

Rando en raquettes

Quand pour certains hiver rime avec hibernation, dans notre beau département, l’hiver est synonyme de sports, découvertes, expériences et sensations. D’ailleurs j’ai le sentiment que ma journée va être remplie d’émotions et de courbatures…

Au programme raquettes et ferme

Mes acolytes de la journée seront Brice et France tous deux de grands sportifs… Pour ma part, mon dernier exploit remonte à l’article sur l’ascension du Canigou ! Plus de 2 ans…

8h30 : il est temps d’enfiler ma plus belle tenue, catastrophe mes boots sont trop petits…  Mais peu importe, rien (ou presque) ne viendra ternir cette belle journée.

Après avoir loué les raquettes, direction Matemale au Col de Creu… Ce qui peut paraître facile pour certains est un défi pour moi… En effet, 3.8 km, 1h30 nous voilà partis vers  le refuge du Col del Torn.

Les premiers mètres se font dans un silence solennel. Je me mets en condition, ce qui fait bien rire France et Brice. Après 500 mètres, le sentier laisse place à une magnifique piste balisée. Le rideau est levé, le spectacle commence au milieu des épicéas plus beaux les uns que les autres, un ciel azur et des paysages à couper le souffle (vous l’aurez compris au sens propre comme au sens figuré…).

Après 1h20 de marche, j’aperçois le refuge, France et Brice me font une arrivée triomphale, ils me connaissent bien : The Star is born !

Randonnée en raquettes

Le refuge

Je découvre le refuge du Col del Torn qui est géré d’une main de maître par Dominique… En tant que bons Catalans, nous nous attablons, trinquons à la vie. Oui, je dis bien à la vie, qui peut être parfois difficile, injuste mais tellement douce et belle quelques fois.

refuge del Torn

Et croyez-moi qu’à cet instant précis je n’échangerais pas ma place, d’une, car je ne peux plus me lever de ma chaise (n’oubliez pas que mes chaussures étaient petites….) et de deux, je ne veux rien rater de ce magnifique tableau.

La ferme du Rialet

14h00, il est temps de repartir, direction La Llagonne, La Ferme du Rialet pour être exacte.

Pour moi, cette visite est un retour en enfance.

En effet, j’ai eu la chance de grandir au milieu des champs de tomates, melons, pêches, persil, et de passer mes vacances dans une ferme chère à mon cœur, celle qui a vu naître ma grand-mère.

Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet

Ici au Rialet, j’ai pu revivre ces bons moments : j’ai adoré nourrir les petites chèvres, traire les vaches et donner le biberon aux veaux !

Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet

La belle nuit à l’hôtel

Hôtel Clos Cerdan

La nuit commence à tomber, il faut rentrer. Direction Mont-Louis, hôtel Le Clos Cerdan. Comme à leur habitude, Nelly et Philippe nous ont réservé un accueil des plus chaleureux.

Avant de clôturer la journée par un bon repas, nous allons passer un moment de détente au spa de l’établissement avec une magnifique vue sur le Cambre d’Aze. Waouh !

Cambre d'Aze

C’est des souvenirs plein la tête et des ampoules aux pieds que nous redescendons en direction de Perpignan. Sur le trajet, nous revenons sur ce périple plein de fous rires. Ce qu’il faut retenir, c’est que les raquettes c’est chouette, très facile et pas très technique, même pour une débutante comme moi… A bientôt.

Randonnée en raquettes
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet
Ferme du Rialet

Pour plus d’informations

Cartographie rando raquettes

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Perpignan, centre du monde des saveurs

En 2019 Perpignan devient Ville Européenne du Vin

C’est un label décerné par le réseau Européen Recevin qui regroupe 11 pays et 800 localités liées à la vigne et au vin.

Le goût du gai savoir

Inscrite au calendrier des évènements déployés toute l’année, la balade historique de Perpignan nous emmène le long du quartier Saint Jean, ses ateliers  et ses beaux hôtels particuliers.

Un coup d’œil sur le Castillet, élément des remparts qui entouraient la ville et qui firent place aux boulevards de l’ère nouvelle. Plus question alors de préserver le patrimoine, il fallait faire table rase du passé  et ouvrir la ville à la modernité.

Un tour sur les quais de la Basse et devant, le pont le plus ancien de Perpignan nous rappelle l’importance de l’eau pour toute société voulant se développer.

La Méditerranée en héritage

Cap sur la cathédrale et rappel historique d’un XIIIème siècle lié à la Méditerranée et au Royaume de Majorque, éphémère et pourtant foisonnant. Dans cette période de conflits aux multiples privations et incertitudes, la cathédrale riche de chapelles dorées et de retables sculptés, offre un avant-goût de paradis pour atténuer la rudesse d’une vie de labeur terrestre au Moyen-Âge.

A côté une chapelle sacrée et célébrée par les Perpignanais, puis le Campo Santo, le plus vaste cloître-cimetière de France, un lieu paisible où les strates sociales perdurent dans l’éternité, les tombes des nantis surplombant l’ossuaire des gens de peu. Au-dessus, une rangée de gargouilles qui veillent sur le repos de tous.

Petit passage devant la Casa Xanxo, une belle maison de maître dont la façade arbore une frise d’exception, un rappel des punitions et foudres célestes menaçant le mécréant contrevenant aux lois d’alors. Au début et à la fin de cette sculpture, une tête de mort qui incite à l’humilité et rappelle la condition de l’homme « Mémento Mori » (rappelle-toi que tu vas mourir)…

L’argent roi qui claque

Après cette incursion dans l’imaginaire du moyen-âge, direction l’hôtel Pams, du nom des notables locaux  alliés aux industriels du papier à cigarettes Job. Ici la marque s’exhibe en toute fierté, sur les vitraux, façades et autres éléments du mobilier. On ne craint pas d’afficher l’insolente et rutilante réussite de ce siècle d’entrepreneurs héritiers de Saint-Simon. Alors l’artisanat d’art exulte sur les murs, les colonnes, les dorures, les tableaux, les céramiques et le fer forgé.

Trois époques côte à côte

Le temps d’une pause pour se remettre de toute cette débauche d’arts décoratifs et l’on rejoint la mairie de Perpignan sur la place de la loge. Derniers regards sur  un ensemble unique en Europe.

Trois bâtiments d’époques et de pouvoirs différents se côtoient :

• La Loge de style gothique flamboyant a une girouette en forme de nef qui rappelle le commerce maritime.

• Le Palais du Parlement arbore une architecture de défense pour parer à d’éventuelles invasions.

• L’Hôtel de Ville montre sur sa façade les trois mains qui illustrent les catégories des représentants de Perpignan et à l’intérieur, impassible et impériale, trône  la Méditerranée, une sculpture du grand Aristide Maillol.

Ici se termine la visite, d’autres suivront, ponctuées de dégustations et de démonstrations et liées à l’histoire de la ville, de la vigne et du vin. Un gai savoir pour les épicuriens de tous bords et de tous pays en recherche d’expériences historiques ou oeno-gastronomiques.

Informations pratiques

Programme des manifestations dans le cadre de “Perpignan Ville Européenne du Vin” à consulter ici

Plus d’informations sur le site de Perpignan Tourisme

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Sardane, une ronde fraternelle en Pays Catalan

Le Pays Catalan est une terre de traditions, de légendes

Elles donnent lieu à des fêtes atypiques, singulières, des rencontres remplies de partage, de fraternité. Ces traditions sont nombreuses, inspirantes, toujours aussi vivantes. Je vous propose une immersion au cœur des secrets des Pyrénées-Orientales, ce cher Pays Catalan. Je vais partager avec vous mon héritage culturel, les légendes, les traditions qui m’ont été  transmises par ma famille.

Perpignan Capitale de la Sardane 2019. La ville devient pour un an, l’ambassadrice de la danse officielle de la Catalogne élevée au rang d’art. A ce titre, je me devais également de mettre à l’honneur cette danse traditionnelle, chère à tous les catalans.

La Sardane, entrez dans une ronde fraternelle et universelle

Lorsque l’hiver laisse la place à la chaleur de l’été…  Musique et danse font leur entrée…

Les sons des instruments des Coblas envahissent l’air, les mains et les cœurs des danseurs de Sardane s’unissent…

Elle se veut le symbole de la fraternité, de l’harmonie, de l’amitié, de la solidarité entre les hommes et les femmes de toutes strates sociales, main dans la main, dans une ronde universelle…

Plus qu’une tradition, la sardane incarne l’âme catalane

Quelques mots d’histoire…

La sardane est bien plus qu’une danse folklorique, elle représente tout un peuple dans son art de vivre et son esprit. Le géographe grec Strabon y fait référence comme une danse d’offrande à la lune. Elle se dansait en rond par les Ibères vivant dans la partie occidentale du littoral roussillonnais… C’est au XIXème siècle par Pep Ventura que sera créée la Sardane actuelle.

La ronde aux contrepas… Deux airs musicaux différents composent chaque sardane : un pour les pas courts, l’autre pour les pas longs. Une danse unique et  bien « matheuse »… Voilà toute son originalité !

Musiciens et danseurs sont tributaires du rythme qui est de 55 points dans une minute, précisément !

Sur la place de chaque village, les premières notes du Flaviol vous incitent à la danse

Hommes, femmes, enfants déposeront leurs affaires au milieu de la ronde, une alternance homme, femme sera respectée, mains liées, les pas s’enchaîneront au rythme de la Cobla (orchestre). Si vous souhaitez rentrer dans la danse, vous le ferez toujours par la droite et ne vous fiez pas aux apparences, la sardane demande de l’endurance !

Tout le monde peut y participer, débutants ou non, la seule condition est de respecter les pas et bien sûr l’esprit de la Sardane.

La Santa Espina est la sardane la plus symbolique, patriotique et emblématique écrite par Angel Guimera et mise en musique par Enric Morera. Elle fut interdite sous la dictature de Franco.

Quelle est jolie la sardane, que l’on danse main dans la main, du pays des tramontanes, elle vole jusqu’au pays voisin”

chantait Charles Trenet.

Petite, nous avions un rituel que j’adorais. L’été, nous allions à Perpignan, place de la Loge, déguster une glace au Café de France (aujourd’hui, devenu l’Office de Tourisme). Je regardais ces rondes de danseurs de Sardane, bercée par la musique qui les accompagnait…

Pour organiser votre séjour 

www.tourisme-pyreneesorientales.com

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A la rencontre des chiens de traîneau du Cambre

Une évasion, une liberté, de la magie… dans l’air !

Sur le site grandiose de Porté-Puymorens, au bout de la vallée du Carol

Porté-Puymorens est un petit village niché à 1600m d’altitude à l’entrée du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes au carrefour de l’Andorre (15 km) et de l’Espagne (20 km). C’est une station conviviale avec un enneigement d’altitude exceptionnel.

Ça pique ce matin sur Porté… vive les moufles !!!

Pas de vent, un ciel azur, un beau soleil, un site merveilleux… la piste de Font Vives, l’ancienne piste de ski de fond prêtée par la commune de Porté-Puymorens, c’est là que nous avons rendez-vous.

Rencontre avec Cyrille, le musher des traîneaux du Cambre, ici, sur le site de Porté-Puymorens, pour un baptême en chiens de traîneau.

Sa devise : « L’homme et le chien, merveilleux complices unis dans l’aventure du traîneau à chiens »

Les chiens qu’il possède sont de race samoyède et husky, ils sont magnifiques !

De la tendresse, de la douceur… et de la fougue !

Ils sont une dizaine par attelage. Ils ont tous un petit nom trop joli et chacun a sa particularité au niveau caractère !!!  Allons-y, faisons connaissance : Shadow (la force tranquille), Démon (celui qui mord les cordes d’attelage), Shelby (la petite crevette), Ayko (le foufou), Iris et Freija (mère et fille en tête, qui causent comme d’hab’), Apache et Lovely (les dingos), Taïga et Mystic, etc. Ils sont trop beaux ! J’ai envie de les garder tout contre moi. De vraies peluches vivantes, craquantes et impatientes de repartir dans ce qu’elles adorent faire : courir dans la neige, se rouler dans la neige et tracter les accros de sensations douces comme moi, amoureuse de la tendresse qui émane de ces bêtes.

Un amour de chiens de traîneau !

Je suis prête, en mode cool pour l’instant ! 😊

Attention au départ !

Les chiens sont au taquet ! Ça aboie dans tous les sens ! La meute s’impatiente, houla…

Ça y est on part ! 20 mn pour un baptême en chiens de traîneau, une balade qui démarre sur les chapeaux de roues mais qui ralentit une fois que les chiens prennent leur rythme.

Quelle force ! Les “patounes” ou plutôt les “patoches” dans la neige et hop ça tire, tire, tire… A gauche, à droite… suivant les ordres du musher…

Vivez quelques moments choisis de notre belle balade

Avec le son c’est mieux !

Contempler les vallées enneigées à travers les forêts à bord d’un traîneau tracté par des chiens est une expérience unique et vraiment magique !

De la neige, de la glisse, des sensations… waouh ! On passe de la piste étroite vallonnée à travers bois à une étendue, style lac ! Gloups, on est sur un lac gelé ? Non, il s’agit simplement d’un champ recouvert de neige.

Et on repart, c’est reposant, on n’entend que le glissement du traîneau sur la neige, la nature est là.

Oh le coquin, il s’est détaché de la meute… Allez, au bercail !

En attendant, on l’installe dans la remorque à chiens

Voilà, c’est fini, j’ai du mal à partir. C’était une belle rencontre, une belle expérience. J’ai envie de refaire une balade… Allez, à bientôt sans doute !

Un grand merci à Cyrille, à Charlotte et à toute l’équipe des traîneaux du Cambre pour leur accueil et leur disponibilité en pleine saison.

Merci France de m’avoir accompagnée sur cette activité, je sais que tu es fan toi aussi de ces bêtes à poils ! Et bravo pour les vidéos et photos.

Informations pratiques

Les traîneaux du Cambre (Eyne/Porté-Puymorens) – Tél : 06 75 36 61 94 –  

Autres professionnels de l’activité chiens de traîneau : Alaskan team   Alaskan forever   Ozone 3

Stations pour l’organisation de votre séjour : Cambre d’AzePorté-PuymorensFont-Romeu Pyrénées 2000Les AnglesStation Nordique du Capcir

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Commémoration de la Retirada acte I

 Hiver 39 : les PO se souviennent 

Brûlante actualité

Il est des sujets d’une brûlante actualité qui s’inscrivent  en nous, figés à jamais, comme ces scènes  de réfugiés qui ne cessent d’affluer à bord de frêles esquifs, fuyant  les guerres, les aléas climatiques et autres fléaux de tous temps.

En ce lointain hiver 1939, les habitants des Pyrénées-Orientales virent débarquer  des colonnes de réfugiés sans se douter un instant qu’ils assistaient à un évènement historique majeur, la répétition d’un conflit qui n’osait dire son nom, la seconde guerre mondiale. Il fallut bien des années et la parution d’un livre intitulé « Vous avez la mémoire courte » en 1981 (Fèbres, Grando et Quéralt)  pour que l’on affronte ici la guerre d’Espagne, un passé enfoui, mais  non dénué de partage et de fraternité. Si  la non- intervention de la France était officielle, les gestes d’entraide et de solidarité avec le soutien des organisations non gouvernementales,  furent nombreux à l’égard des réfugiés. La paix et la prospérité revenues depuis des décennies, les PO se souviennent et commémorent le 80ème anniversaire de la Retirada, cet épisode douloureux au panthéon de nombreuses familles d’ici.

Spectacle Chœurs de l’exil et de l’espoir

Alors en ce dimanche après-midi,  l’émotion est palpable sur le site de la Baillie à Arles-sur-Tech ;  une foule dense se presse pour assister au spectaculaire récital  intitulé « les chœurs de l’exil et de l’espoir ». Cette chorale éphémère est  l’émanation roussillonnaise des « Cors de Clavé », crées  au XIXème siècle à Barcelone par le député Josep Anselm Clavé et  inspirés des orphéons français, pour émanciper les ouvriers grâce à la pratique du chant choral.

Des textes, poèmes et chansons de Neruda, Machado, Prévert, Alberti, Desnos  et autres qui nous semblent si familiers,  vont être chantés et récités alors que défilent les images du film  « L’Exode d’un peuple »  qui montre  des personnes éreintées et  ballotées mais empreintes de dignité. Le spectacle leur est dédié.

Quand  les 200 choristes entonnent l’hymne de la République (promesse d’émancipation en 1936) ou la Santa Espina, cette vibrante sardane catalane, le silence se fait solennel  et le recueillement réel. Le public écoute, sans nostalgie mais sans oubli.

Engagement sans faille

Puis la chanteuse Marina Rossell, toujours solaire  et solidaire arrive sur scène avec un contrebassiste. Avec son inaltérable énergie, elle enchaîne les chansons devant un parterre charmé, acquis et conquis. Longs applaudissements pleins de gratitude pour ce moment plein d’émotion et vibrant de sincérité.

Expositions et riche programme

Il est temps alors de feuilleter le volumineux  matériel photographique collecté par les partenaires de cet événement, les Archives Nationales de Catalogne, les collections de l’Institut Jean Vigo et le Musée MUME de la Jonquera et autres. Des images qui restent alors que les contemporains de cette histoire disparaissent et des poèmes mis en musique par Lluis Llach comme “Corrandes d’exili”.

« Avui en terres de França i demà més lluny potser,
no em moriré d’enyorança ans d’enyorança viuré »

« Aujourd’hui en terres de France, et demain plus loin peut-être,
je ne mourrai pas de nostalgie mais je vivrai dans la nostalgie »

Programme des évènements 2019

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Retour en terre de bien-être

Bains de bienfaits

Départ de bon matin de Perpignan pour les hauts cantons et une route des eaux naturelles sulfureuses qui va nous mener de Llo à Saint-Thomas en passant par Dorres. Les trois sites de bains chauds aux eaux riches de soufre, d’oligo-éléments, de sels minéraux et d’oxygène rivalisent d’innovation et d’invention pour attirer jeunes et vétérans, locaux et touristes, sportifs et contemplatifs et procurer ainsi une expérience inoubliable. Ici, tout est calme et volupté dirait le poète Baudelaire, un luxe abordable avec des tarifs raisonnables.

A Llo, soins tout nouveaux tout bios

Par cette froide journée de janvier, la perspective de plonger à Llo dans un bain douillet riche de bienfaits, est très réconfortante et nous incite à rentrer illico dans une eau à 38 °, refroidie à sa sortie des entrailles de la terre.

Après cet instant de grâce, Isabelle la responsable nous fait visiter son établissement et dit sa fierté pour la dizaine d’emplois permanents créés dans cet espace forme et santé ouvert à l’année. Les traitements offerts sont relaxants et  tonifiants avec des produits bio labellisés et certifiés d’une gamme de soins élaborée sur place. Dans ce spa nature aux équipements dernier cri, le temps a suspendu son vol et on resterait volontiers dans ce cocon de bien-être mais la nature omniprésente nous appelle, Isabelle nous montre la trace de la faille des Pyrénées dans le rocher, et explique que le site de Llo regorge de randonnées, d’espaces protégés et d’activités de plein air, été comme hiver. Je remarque aussi l’église romane Saint Fructueux du nom d’un évêque martyr de Tarragone, ainsi que ses cloches appelées « demoiselles » en raison de leurs formes de poupées.

Dorres, des bains sauvages apprivoisés

   

Cap ensuite vers le village de Dorres et ses bains romains connus depuis des lustres par les habitants qui venaient ici baigner leurs animaux malades et profiter librement des baignoires romaines tandis que les villageoises se servaient du lavoir où coule toujours une eau chaude et abondante. Les bains sont maintenant payants avec des équipements mais on a en prime un magnifique panorama sur le Puigmal et les autres pics de la chaîne. Un trésor caché plébiscité par des célébrités comme l’acteur Smaïn.

Saint-Thomas, un nectar hors d’âge et inestimable

Dernière étape de cette route revigorante et d’ordinaire ensoleillée, les bains de Saint-Thomas, des équipements renommés qui ont contribué à dynamiser ces villages et cette vallée enclavée. L’établissement thermal original a fermé ses portes en 1981 et Jean-Louis,  élu des hauts cantons a livré bataille pour faire émerger en 1995 l’établissement actuel qui affiche en toute modestie 115000 visiteurs par an et emploie une dizaine de permanents.

L’hôte de ces lieux, Stéphane, nous montre les nouveaux aménagements, nous dévoile quelques projets et nous fait pénétrer dans un endroit secret et un peu sacré, les bassins de culture du plancton thermal, un micro-organisme du fond des âges qui enrichit les produits de beauté. La vapeur et la chaleur ici sont intenses et le précieux dépôt est collecté et prélevé avec soin avant d’être distribué dans la haute cosmétique et aussi dans la boutique de l’établissement qui commercialise la gamme de produits de beauté Authentica Bio intégrant le précieux plancton.

Revigorées par les bains d’eaux chaudes l’enthousiasme de ces hommes et femmes qui défendent et protègent un territoire au climat clément et irrigué d’eau thermale, nous repartons vers la plaine avec de bonnes résolutions pour garder la forme tout au long de l’année et l’intention de revenir aussi souvent que possible sur ces hautes terres si accueillantes.

Pour l’organisation de votre séjour

Les bains : Bains Llo Bains Dorres Bains Saint ThomasLes offices de tourisme : Pyrénées Cerdagne Conflent Canigo

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Fête des Vendanges

Fête des vendanges de Banyuls-sur-Mer, soif d’authenticité

Une fête qui a tout bon

Affiche fête des vendanges

Malgré le ciel d’orage, l’ambiance est festive et bon enfant, de la musique fuse à tous les coins de rues, des groupes d’amis se pressent devant les stands et boutiques des vignerons, heureux de se retrouver, d’échanger et de partager.

« Même sous la pluie, la fête est jolie » disent les organisateurs de cette 23ème édition de la Fête des Vendanges. La rue Saint Pierre parée pour l’occasion, bruisse d’expectation pour la dégustation de Banyuls et autres précieux nectars.

Devant le front de mer, les bénévoles s’activent pour préparer la paella géante du repas en plein air et soudain les effluves gourmandes embaument l’air. Jean-Pierre brasse avec entrain des moules à grandes pelletées tandis que son voisin aligne des rangées de saucisses à griller.

A table !

Derrière la grande table, des vignerons offrent un verre de Banyuls en guise de bienvenue et des dizaines de personnes affluent sur la plage avec leur propre panier de pique-nique sur le bras.

Les tables en enfilade qui s’étalent sur la plage, accueillent déjà les convives On reconnait là les dynasties du cru Banyuls qui profitent de cette journée pour rassembler familles, amis et relations en toute convivialité.

Ici point de châteaux prestigieux mais une longue tradition de travail acharné et de savoir-faire préservé En toile de fonds, la mémoire des pionniers comme André Parcé ou Jules Pams artisans infatigables de la notoriété de ce prodigieux nectar, qui se réjouiraient de cette belle réussite et affluence Dans la salle de la Mairie, les autorités locales rassemblées, s’apprêtent elles aussi à festoyer et à célébrer le vin doux naturel et son terroir.

Le vin vedette

D’humeur joyeuse grâce à l’ambiance (et au verre de bienvenue), je me surprends à fredonner les vers de ce poète catalan Josep Maria de Sagarra, mis en musique par LLuis LLach « vinyes verdes vora el mar…vinyes verdes del coster…verd vora el blau mariner… »

Lorsque la pluie fait irruption, les vignerons habitués à composer avec les éléments, se replient momentanément et modifient le format de cette journée dont on gardera un goûteux et chaleureux souvenir.

Clar i català

©Nicole Come

André Mariotti et une équipe de volontaires ont pris la suite de cette fête basée sur la convivialité, le patrimoine, l’identité catalane et les échanges professionnels. La première édition, lancée par le domaine Vial Magnères, a eu lieu en 1996. Le succès a été immédiat et au fil des années, la fête s’est étoffée, enrichie et médiatisée. Aujourd’hui, elle se décline sur 5 jours avec une palette d’animations diverses et complémentaires mais toujours liées à la vigne et à l’identité catalane. André promet que l’équipe et lui seront bientôt à pied d’œuvre, pour préparer la 24 édition, avec au fond des yeux et du cœur, une flamme intacte et une passion jamais démentie pour son territoire.

Instantanés ensoleillés des autres années ©Laurent Lacombe

Pour plus d’informations : https://www.banyuls-sur-mer.com/fr

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Pyrénées-Orientales Plongée sous marine Pyrénées-Orientales Plongée sous marine

La plongée dans les eaux des Pyrénées-Orientales

Découvrir la Plongée dans l’eau bleue des Pyrénées-Orientales, admirer la richesse des fonds marins de la Méditerranée, tel est mon objectif en accueillant les blogueurs de Spotmydive. Lou, Lukas, et Alice parcourent le monde entier à la recherche de spots extraordinaires. Pourtant, à 5 h de train, 1h30 en avion de Paris, il existe une destination magique, unique où la faune et la flore sous-marines foisonnent : anémones, coralligènes, saupes, mérous, congres, sars tambours, murènes…. plus de 1200 espèces animales et de 500 espèces végétales…  Les Pyrénées-Orientales.

3 jours, 3 blogueurs ! Que l’immersion commence sur 4 spots d’exception !

Pyrénées-Orientales Plongée sous marine
Pyrénées-Orientales Plongée sous marine
Pyrénées-Orientales Plongée sous marine

Une terre de contraste où les Pyrénées se jettent dans la Méditerranée…  La réserve naturelle marine de Cerbère – Banyuls, le Parc naturel marin du golfe du Lion regorgent de spots de plongée, des Univers subaquatiques tellement différents les uns des autres… Chaque plongée  est unique… Chaque spot évolue en fonction des éléments. La Terre, l’Eau, le Vent sculptent  les fonds… A chaque plongée, son aventure, ses rencontres…

 

11h, je les attends sur le quai de la gare de Perpignan. Je suis impatiente de les revoir !!! Ils sont un peu fatigués, le réveil était très matinal !!! Les sourires sont déjà posés sur les visages. Je leur laisse les clés de la voiture et c’est parti ! Direction Argelès-Sur-Mer pour leur première plongée avec le centre de plongée la Sirène Plongée.

Jour 1 : première plongée, tout en douceur…

Cap gros : quelques minutes de navigation, un saut et le silence des profondeurs…

Cap gros est composé de 2 spots de plongée. C’est le site de ma première plongée en automne et de mes premiers 30 mètres ! Roches et sable vers le large et une étendue de posidonie vers la côte… Ouvrez l’œil, les hippocampes sont présents !!!

“Isabelle est un amour, elle nous a chouchouté 🙂  Plongée sympa !”SMS du soir, Lou

Jour 2 : blogueurs & raie, une rencontre inattendue…

L’Alice Robert ou le «Le Bananier» repose à 47 mètres de profondeur, la plus mythique des épaves, des Pyrénées-Orientales.

Ils seront accompagnés par le Centre de plongée Archipel Plongée, d’Argelès-sur-Mer.

Situé au large de Saint-Cyprien, le bananier a été envoyé au fond par un sous-marin britannique, en 1944. Vous pourrez contempler son mât de charge, son canon de 107mm à l’avant et même plusieurs batteries de mitrailleuses et des munitions.

Plonger sur une épave est une expérience troublante, un moment d’une intense émotion. C’est la possibilité de visiter un vestige insolite. Vous quitterez la réalité pour accéder à un univers où le temps s’est arrêté… 

 

Direction Banyuls-Sur-Mer,  c’est l’équipe d’Aquablue qui les guidera sur les spots de la réserve naturelle marine Cerbère-Banyuls.

Les Tignes : 2 îlots remplis de belles surprises…

Coralligènes vers le large et une étendue de posidonie vers la côte, très riches en poissons…

“Alors, vous avez kiffé ?”SMS du soir, Happy Board
“Excellentes plongées, l’équipe était trop trop sympa. Puis l’aprem la réserve… Canon :-)”SMS du soir, Lou
“on kiffe encore :-)” RE SMS du soir, Lou

Jour 3 : Cap l’Abeille. Sur ce site, un jour, j’ai fait une belle rencontre : une tortue de mer !  

“Situé en plein cœur de la réserve  naturelle marine de Cerbère-Banyuls dans les Pyrénées-Orientales, le site du cap L’Abeille – ou cap La Vella en catalan – est bien connu des plongeurs qui viennent y observer les espèces endémiques de la Méditerranée. Mérous, corbes, sars tambours et autres raies pastenagues ont élu domicile sur cette côte rocheuse recouverte de corail rouge sur sa pointe sud.”

Eric Delmas, Aquablue Plongée

“La plongée ouvre les portes vers les profondeurs où la passion l’emporte parfois sur la raison… Un voyage intérieur vers les miroirs de l’Ame.”Jean Marc Barr

17h30, je les retrouve. Leurs visages souriants, leurs yeux pétillants  me touchent… J’avoue ! Je les chambre un peu. Lou et Lukas ont quelques coups de soleil ! Ils sont encore troublés par la beauté des paysages, l’accueil et les plongées… Ok la visibilité n’était pas toujours au rendez-vous mais les souvenirs restent tout de même intenses. Pari réussi !

C’est décidé rendez-vous cet hiver, que l’aventure continue dans l’Univers des Glaces : plongée sous glace !

La danse des bulles le long de la glace… Un spectacle magique dont Ils seront les témoins.

Vous pouvez suivre les aventures de Lou, Lukas, Alice sur le Blog spotmydive

Merci à nos centres de plongée :

Isabelle, La sirène Plongée, Argelès-Sur-Mer

Eric et Carole, Archipel Plongée, Argelès-Sur-Mer

Eric et Marie, Aquablue Plongée, Banyuls-Sur-Mer

Merci aux offices de tourisme :

Jean Florent et à Nathalie d’Argelès-Sur-Mer  et Antoine de Banyuls-Sur-Mer

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Arrivée à l'atelier des barques catalanes paulilles

Mais oui, mais oui ! L’école est finie…

L’école buissonnière à Paulilles

Nous sommes le 14 juin 2018, l’été s’installe tout doucement dans les Pyrénées-Orientales. Après une année de multiplications, divisions, grammaire et conjugaisons, l’heure du voyage de fin d’année a sonné.

Cette sortie a un goût très particulier pour moi, puisque j’accompagne la classe de ma fille Valentine qui est élève en CE 2 bilingue catalan, à l’école Pasteur d’Ille-sur-Têt.

9h00 : après une vérification rapide de mon sac à dos, il est temps de rejoindre mes acolytes de la journée : Audrey, Emilie et Laurent (parents de Clara, Baptiste et Lola…). Le Bus arrive, les enfants sortent en courant de l’école, ça y est c’est le grand jour !

L’excitation est palpable, mais peu importe, la sécurité avant tout et c’est donc, d’une voix douce mais d’un ton ferme que Madame Botet et Madame Lafforgue recadrent tout cela, en catalan bien évidement… Et là Flash Back : le fond de l’ autobus est pris d’assaut, rien ne change !

14h00 : nous nous dirigeons vers l’atelier des barques catalanes. Michel, un jeune guide, attend nos petits matelots. Les explications commencent à l’extérieur, au milieu des essences de bois nécessaires à la restauration… Les doigts se lèvent rapidement, la curiosité est bien présente.

La visite se poursuit à l’intérieur. Les enfants sont subjugués par tant de beauté, une barque est justement en rénovation, les rabots tournent à plein régime.

Valentine et ses amis rentrent dans l’intimité des menuisiers ou des restaurateurs devrais-je dire, car à l’image de grands tableaux, ils redonnent vie de façon spectaculaire à des embarcations traditionnelles catalanes.

Michel donne les dernières explications de la journée, au grand dam des enfants, qui seraient restés des heures, car à proximité immédiate se trouve une pièce vitrée dans laquelle nos moussaillons aperçoivent scaphandre, nasse, répliques de cabanes de pêcheur, maquettes de barques, lamparo… Autant d’objets d’antan que d’interrogations. A l’image d’une OLA les doigts se lèvent les uns après les autres… Mais il est temps de partir.

Véritables témoignages des années passées contre vents et marées, qui laissent entrevoir une magnifique seconde vie sur la grande bleue.

C’est le cœur léger, mais des souvenirs plein la tête que nous quittons Paulilles. Valentine, Clara, Baptiste, Lola…Vous êtes  la nouvelle génération. Les ambassadeurs de ce savoir-faire catalan, parlez-en avec fierté.

Pensez à ces hommes passionnés, qui œuvrent  tous les jours afin de vous transmettre un héritage culturel fantastique et peut-être qu’un jour vous aurez la chance de naviguer sur une barque catalane.

Pour plus de renseignements:

Site classé de  l’anse de Paulilles à Port-Vendres

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Trobada del Canigó, la fraternité au sommet

63 ans après le premier feu de joie allumé au Canigou, les Catalans continuent à se retrouver, à se rencontrer au pied du Canigó pour monter au pic déposer au pied de la croix en fer forgé, les fagots de sarments qui alimenteront le feu de la saint Jean. Au fil des ans, la rencontre s’est amplifiée, étoffée et est devenue un événement phare des festivités de l’été. A l’origine,  un amateur de rugby comblé.

Le bouclier de Brennus enfin chez nous

En ce mois de juin 1955, l’équipe de rugby de L’USAP remporte le titre de Champion de France. Tout à son bonheur, le jeune Poujade décide de célébrer à la fois le sacre de ses champions et son anniversaire au Pic du Canigou en allumant un grand feu de joie. L’année d’après, le cercle des jeunes de Perpignan lui prête main forte et à partir de 1963, Jean Iglesis le Président dudit cercle, propose de descendre une flamme du feu du Canigou vers l’emblématique  Palais des Rois de Majorque à Perpignan, avec de nombreuses haltes en plaine. La réception à Perpignan est mémorable, fraternelle et spectaculaire. Au fil des ans, cette flamme symbolique est reçue et attendue avec ferveur à chaque étape pour allumer le feu sacré de la première nuit de l’été, promesse de renouveau et d’espérance. Partagée et distribuée des deux côtés des Pyrénées, elle  devient en ces années de dictature franquiste,  le trait d’union d’une culture et d’une identité partagée mais surtout un souffle de vraie liberté.

La fête du solstice d’été

Devant le chalet des Cortalets, les jeunes se retrouvent pendant des années pour fêter le solstice d’été avec force animations, veillées, chansons et boissons. Les participants chargés de victuailles pour les grillades montent à bord de véhicules qui empruntent la piste du LLech dans une caravane joyeuse, bruyante et pétaradante.
Pendant ces années là, la Trobada devient un évènement très populaire et si l’on monte encore les fagots au pic, nombreux sont ceux qui transforment l’espace en aire de jeux et parfois même en rave party. En 2003, on dénombre jusqu’à 478 véhicules sur le site des Cortalets. Le Canigou est une montagne accessible et sacrifiée sur l’autel de la rentabilité de courte durée.

“Ayatollahs de la Chlorophylle”

Antoine, Jacques et Jordi s’amusent aujourd’hui d’avoir été qualifiés “d’Ayatollahs de la Chlorophylle” alors qu’ils s’insurgeaient contre cette invasion de véhicules polluants. Ils font désormais  partie des instigateurs de la préservation du site qui a connu la consécration du label “Grand Site de France” en 2012, grâce à la pugnacité et volonté de Christian Bourquin assisté d’autres élus. Aujourd’hui, la nature a repris ses droits, ses couleurs, ses marmottes et ses isards et les amateurs peuvent s’adonner à leur passion de la randonnée et de la course de montagne sur les sentiers restaurés et signalés.

La Trobada retrouve son âme et son identité

Au départ de Fillols avec Antoine, Bruno et les autres accompagnateurs de montagne, les marcheurs ont entamé la montée vers le chalet pour une randonnée à pied, joyeuse et identitaire, avec les fagots de sarments sur les ânes et le ruban jaune pour réclamer plus de libertés au sud des Pyrénées. L’arrivée de la caravane est applaudie, saluée et joyeusement commentée. Ramon Gual, le chanteur dont le père est le créateur de l’université catalane d’été de Prades, entonne hymnes et chansons avec sa belle voix de stentor et le récital improvisé se prolongera tard dans la soirée. Tout près, vrombit l’hélicoptère qui vient chercher un sportif blessé, heureux pays où l’on est secouru sous toutes les latitudes.

Lorsque les tentes sont dressées et les participants rassasiés, commence la veillée, ponctuée de Habaneres et autres chansons du répertoire traditionnel catalan. Montserrat distribue le cremat, un mélange d’eau, de sucre et de rhum flambant. Voici plus de 40 ans que cette fidèle et énergique randonneuse du sud  participe à la trobada. Victime d’un souci de santé, l’octogénaire ne montera pas au pic cette année, mais l’année prochaine oui, ajoute-t-elle, opiniâtre.

Les chants vont résonner tard dans la soirée et dès les premières lueurs de l’aube, des petits groupes vont se former pour monter au pic déposer les fagots au pied de la croix du Canigou, en attendant l’embrasement de la saint Jean et la suite des festivités.

Pour l’organisation de votre séjour :

Tourisme Conflent Canigó  – Canigó Grand Site

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Paulilles, l’explosion des sens…

Je me souviens de mes pas de jeune aventurière, adolescente, imprudente…

Lorsque je rentrais dans cette ancienne dynamiterie implantée par Alfred Nobel en 1870, sur la Côte Vermeille, à Paulilles, un haut lieu de production industrielle, pendant plus d’un siècle… J’aimais y découvrir ce qui se cachait derrière cette végétation luxuriante, cette terre ocre, ces fils de fer barbelés, ces ruines… A l’époque de mes explorations, l’usine était fermée et interdite au public !

Des centaines d’ouvriers ont travaillé, vécu en complète autarcie sur ce site atypique : usine, école, logements, infirmerie, médecin, potagers… sur cette terre mère, Paulilles était un véritable village, un lieu de travail, de dur labeur, mais aussi d’échanges, d’entraide, d’amour, de fraternité.

Un univers apaisé et apaisant… 

Une fois arrivée, au prix de multiples péripéties (j’exagère, un peu ;-)), je découvrais ce village abandonné, en ruine, niché au creux de 2 criques paradisiaques…

Ainsi commençait la mémoire…

Fermé depuis 1984 et laissé à l’abandon, le site a connu à partir de 2005 un réaménagement spectaculaire par la volonté conjointe du Conservatoire du Littoral et du Département des Pyrénées-Orientales.

Nettoyage, défrichage, réhabilitation, sécurisation du site, réaménagement, tout a été mis en œuvre pour rendre à ce site sa beauté et son caractère unique… Restauration de quelques bâtiments, des vigies, de la mémoire industrielle.

Je reviens, bien des années plus tard (non, je ne vous dirai pas combien…). Je respire, je sens, je ressens. C’est une invitation à la paix, un havre, un voyage…

“Ici, tout est luxe, calme et volupté “

Les anciens veillent sur ce lieu de vert et de bleu. Je baigne dans une dimension « hors temps ».

Ouvert librement au public depuis 2008, Paulilles, site préservé, donne l’exemple : un écrin, un joyau, entre Méditerranée et Pyrénées.

Aline, petite fille d’ouvrière…

Elle m’entraîne au “Cap Sud” de Paulilles, me guide “Dans les pas de Jeanne” sa grand-mère, en plein cœur de la production de la dynamite : les premiers ateliers, les bâtiments, la vie de l’usine, renaîssent à travers la voix d’Aline.

La magie opère… 

A côté des vieux bâtiments et des citernes rouillées, navires terrestres échoués pour toujours, vue plongeante sur le Cap Béar, la tour à signaux de la Massane, la grande Bleue…

Une halte à la plage, où les eaux bleu turquoise invitent à la baignade. Un dernier stop à la vigie, ancien château d’eau.

Je me laisse séduire par ce panorama à 360° entre Méditerranée et Pyrénées…

J’emprunte le sentier des sous-bois : chemins cachés, dans lesquels se mêlent fraîcheur, senteurs, silence… et me dirige vers la maison du Directeur (maintenant maison d’accueil, abritant régulièrement des expositions).

Paulilles, à la rencontre d’Aline

Oubliées la friche, les ruines… Le site classé de l’anse de Paulilles s’est inventé une nouvelle vie !

Crédits photo : Nicolas Castets – Spad Drone et ADT Pyrénées-Orientales

Infos pratiques pour l’organisation de votre séjour :

Bureau d’information Touristique de Port-Vendres

Site classé de l’Anse de Paulilles

Quelques idées d’activités et de visites :

Stand Up Padlle : Paddling Paradise, Paulilles

Dégustation de vins au Clos de Paulilles

Avis Tripadvisor

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Absolument Nature, Argelès-Sur-Mer

Nature en bord de mer, si authentique !

Une vision complètement Nature, Authentique ! A travers mon 7D  Canon, vous allez découvrir  ma Méditerranée, mes Pyrénées-Orientales, mes  lieux préférés…

Je vous embarque sur la côte sablonneuse des Pyrénées-Orientales. Focus sur  Argelès-Sur Mer !

#montagnesurmer

Préparez lunettes de soleil, crème solaire, maillot, serviette…

Je vous emmène, loin des plages bondées du front de mer.  Vous allez découvrir le côté sauvage, nature…  d’Argelès-Sur-Mer.

Oui, Argelès est absolument Nature, tant de lieux à découvrir s’offrent à vous. Aujourd’hui, je mets en avant deux d’entre eux : le Racou et la réserve naturelle nationale du Mas Larrieu.

Je vous propose de lâcher prise, de faire corps avec la nature et de laisser ce sentiment de bien-être vous envahir…

Le Racou, c’est un véritable  état d’esprit, complétement  nature, ressourçant, dépaysant… 

Le Recoin en catalan !

Le Racou, c’est une ambiance familiale, incroyablement rétro, d’un autre temps, intensément nature.

Niché au pied de la côte rocheuse, typique et atypique…  A l’origine, il n’y avait que quelques cabines en bois destinées à accueillir les baigneurs. Les premières maisons sont apparues dans les années 30.

Un  lieu préservé totalement unique, un  petit coin de paradis où la Méditerranée et les Pyrénées ne font qu’un.

Un petit bijou au bout du monde

Plus qu’une  plage, c’est un ancien village de pêcheurs,  posé directement sur le sable avec sa propre atmosphère, ses maisons aux couleurs éclatantes, ses allées de sable ombragées par sa végétation méditerranéenne aux milles nuances : vert, jaune , rouge, rose, bleu… La nature est omniprésente.

Déjeuner, prendre un verre sur les terrasses des cafés ou des restaurants, se balader dans les ruelles où se mélangent boutiques, épiceries … De purs moments de bonheur !

Une plage à dimension humaine ! Elle a une âme. L’eau y est transparente et permet de profiter des fonds marins. Palmes, masques et tubas sont des accessoires indispensables.

Un moment, une histoire, du Racou au Mas Larrieu

La réserve naturelle nationale du Mas Larrieu.

Entre eau douce et eau salée.

Un petit peu d’histoire ? Créée en 1984, elle s’étend sur  environ 160 hectares au nord d’Argelès-sur-Mer (embouchure du Tech).

De  nombreux chemins pédestres mènent à la réserve. Vous avez également la possibilité d’y accéder en voiture. Comptez une dizaine de minutes du parking à la plage.

Vous  emprunterez un petit chemin en pleine nature, situé  au milieu d’une zone naturelle protégée  offrant un décor sauvage et une végétation variée représentative de l’écosystème d’une embouchure de rivière (le Tech)  et de la  Méditerranée.

Au bout de ce chemin, une plage authentique, sauvage.

Face à vous l’horizon azur où Méditerranée et ciel s’unissent… Autour de vous les Pyrénées, les Albères se dressent en montagnes protectrices de ce  lieu unique,  calme, bouleversant…

Un panorama divin, exceptionnel, un havre de paix.

Un lieu convivial, chaleureux, à découvrir en couple, en famille ou entre amis.

Les balades au lever du soleil  ou en soirée sont sublimes !

Cet endroit est le symbole même de la Nature. Alors ne soyez pas surpris, la plage accueille également des naturistes. Maillot ou sans maillot, est-ce vraiment si important….

Dans cette nature argelésienne, les parfums, les couleurs, les sons s’unissent….

Infos pratique

L’organisation de votre séjour : Office de Tourisme d’Argelès-sur-Mer

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Kayak dans la baie de Paulilles

J’ai découvert le kayak dans la baie de Paulilles

L’anse de Paulilles à Port-Vendres, la plus délicieuse, la plus romantique et la plus merveilleuse de la Côte Vermeille

Baie de Paulilles, plage Bernardi

(66) Pyrénées-Orientales : Baie de Paulilles vue du ciel © Hédelin F.

C’est l’été !! Début juillet, pas trop de touristes… pas de vent… un temps idéal… un site magnifique…

Oui, mais un petit challenge… jamais fait de kayak… toujours vu mais jamais dessus !! Une première pour moi !!

Pourtant j’en avais très envie et depuis fort longtemps… Chaque été, je les voyais passer devant la crique de l’Ouille !!!

Oui, c’est moi qui prend la photo !! en mode farniente à l’ouille !

Et puis… un jour, une opportunité, et oui, une sortie entre amis… Allez je dis oui ! Je me lance…

Kayak, vu de la plage de l'Ouille

Kayak, vu de la plage de l’Ouille

Je vais faire ma première balade en kayak et à Paulilles !!!

 

J’y crois pas… Mon ami de toujours, Louis, devient mon moniteur !!

Préparation du matériel : un kayak, une pagaie double, un gilet de sauvetage, un maillot de bain et des lunettes de soleil !!! et les premiers gestes : position dans le kayak et maniement de la pagaie !

Assise dans le kayak avec les jambes allongées devant, me voilà prête mais pas très à l’aise… vais-je y arriver ?

Heureusement que Louis est très patient, et plein d’humour… pour désamorcer mon stress…

Ça y est ! C’est parti !!

 

C’est super agréable !! Glisser dans ce cadre là… Je me régale…Mais au bout d’un moment, je commence à faiblir… Mes petits bras se fatiguent… Aïe ! Où sont mes muscles ?? Pffttt

On revient ‘poc a poc’ comme on dit ici !!

Après l’effort, le réconfort… Un pique-nique sympa à l’ombre des pins.

 

Pique-nique à Paulilles

Pique-nique à Paulilles

Une pause pique-nique bien méritée !! Je n’ai plus de bras… mais l’appétit y est !! Un petit apéro pour fêter ça ?? Muscat de Rivesaltes tout droit sorti de la glacière et ‘fuet’ ! Suivi d’une belle tortilla, abricots du Roussillon et quelques rousquilles avec le café !!

C’est une belle journée, une belle expérience…

J’ai adoré ! A refaire sans hésiter !!

Pour l’organisation de votre séjour

Informations touristiques : Bureau d’Information Touristique de Port-Vendres – Maison du Site de Paulilles – Tél. 04 68 95 23 40

Pour louer votre kayak de mer à Paulilles : Blue Bear

Tous les prestataires de kayak de mer : Kayak de mer Pyrénées-Orientales

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bouteilles de bière

L’ Origine de La Vagabonde

Epaulé, jeté !

Nous sommes le 15 mai, France (eh oui j’ai changé de binôme) et moi, partons en direction de Maury, dans les Pyrénées-Orientales,  rejoindre Thomas Billard un jeune entrepreneur à la tête d’une agence réceptive B-Holidays, qui propose des activités cousues mains, aux visiteurs désirant vivre une immersion totale dans notre cher pays Catalan.

Au fil des réunions Thomas m’a bien cernée, donc inutile de vous dire que sa proposition ne s’est pas orientée vers une randonnée ! Œnologie et bierologie rythmeront ma journée, rien de médical rassurez-vous !

9h30 : rendez-vous à Maury, petit village au cœur du Fenouillèdes. Nous sommes attendues  au “Clos de l’origine” . Et croyez-moi, il porte bien son nom !

A notre arrivée, Marc, un viticulteur au physique de rugbyman, nous attend. Dès ses premiers mots je comprends qu’il a sa propre vision du vin, avec un goût unique, non conventionnel,  franc et surtout nature…

J’ai déjà goûté un vin nature… Et je l’avoue c’est assez déroutant, mais pas d’a priori, je me laisse guider par mon hôte et ses  explications.

Marc ne veut pas d’un domaine viticole “tout fait”, il ne veut pas subir mais choisir chaque parcelle de terre, de sa terre, afin de donner à son vin, ce fameux goût unique.

“Il faut oublier les codes, sortir des rangs, mon vin est un peu comme une recette de cuisine, de cuisine familiale, celle qu’on ne trouve pas dans les livres de recettes !”

Marc continue sa présentation quand Caroline, son épouse, arrive. Elle est à l’image de leur vin, avec un discours franc et unique, une femme de caractère, amoureuse des bons produits…

La dégustation peut commencer, nous débutons par de la théorie avec des fiches techniques…

Tout d’abord 4 solutions (sucrée, salée, amère, acide) afin de préparer nos papilles. Voilà, le grand moment arrive.  A première vue c’est un blanc, pour le moment tout va bien et malgré mes efforts je me rends compte qu’il est très difficile de déterminer ce que l’on ressent… Je peux cependant affirmer qu’il me plaît !

2 ème vin : toujours blanc, limpide et là je sèche… Je me retourne vers France qui, je le sais est une experte en vin… Et dit : “amer en fin de bouche, citron et pêche blanche…”.

Pour le  3 ème, Marc nous fait goûter un vin rouge. Cette fois, je le rapproche de mon nez, ce vigneron un peu moqueur me regarde d’un air amusé. Oui il s’agit bien d’un vin nature. La particularité du vin nature, c’est que vous pouvez le reconnaître au milieu de 10 vins ! Il sent le terroir…

Tout d’un coup, Caroline chuchote : “jusqu’à 10 heures nous étions ‘fruits’ et maintenant nous sommes ‘racines’ et nous serons ‘fleurs’ dans 29 jours”. Mais que dit-elle ? Je mets cela sur le compte du vin,  justement…

Elle insiste… C’est alors que la magie opère et  la Biodynamie apparaît ! Tout est une question d’astres et de constellations…

12 heures : les estomacs commencent à gargouiller, Caroline nous propose un casse-croûte de produits locaux… Charcuterie, fromages, tapenades et délices sucrés… Ce moment est une parenthèse, où les langues se délient et laissent place aux confidences. Encore une fois, je me rends compte à quel point ces moments autour de la table sont précieux, plus de masque juste des hommes et femmes amoureux de leur travail, de leurs terres et des Pyrénées-Orientales…

Le temps passe vite, trop vite… Thomas nous a préparé une autre activité. Nous voilà donc embarquées vers Saint Paul-de-Fenouillet pour un cours de biérologie.

Rendez-vous à La Vagabonde avec Nathalie.

Lorsque nous arrivons à Saint Paul de Fenouillet, j’ai des questions plein la tête. Comment fait-on la bière ? Certes j’ai souvent ouvert des bouteilles mais sa fabrication me reste inconnue …

Pendant des années, Nathalie a été à la tête d’une chevrière à Saint-Arnac . Mais le temps passe et elle décide de changer de vie.

C’est alors que tout naturellement elle se dirige vers le métier de brasseur, arrive alors la Vagabonde… Quelle soit blanche, blonde, rousse ou ambrée, peu importe, vous adorerez les saveurs de cette bière, à travers laquelle vous effectuerez un voyage gustatif. De la fleur de sureau, à la pêche blanche, de la noix au miel, vous découvrirez une palette de goûts singuliers, marqués et reconnaissables.

Quel courage !  A l’image d’une petite abeille, ce petit bout de femme, voyage de cuves en cuves, afin de vous donner le meilleur.

A la fois chimiste et passionnée, Nathalie commence ses explications. En tant que bonne élève, je prends des notes afin de ne rien oublier. Nathalie est passionnante, je bois ses paroles , mais pas que… Eau, malt, houblon, mono palier, multi palier, touraille, levure, fermentation primaire, secondaire, clarification, densité de la bière et pour finir, dégustation.

La magie opère rapidement, un verre à la main, penché bien évidemment…

La journée se termine, il est temps pour France et moi de rentrer à Perpignan, des souvenirs plein la tête.

Mes chers lecteurs, ce voyage dans le Fenouillèdes a encore une fois tenu ses promesses. C’est avec beaucoup d’émotion et d’humilité que je salue mes hôtes de la journée, Nathalie, Marc et Caroline. Car, je sais ô combien il faut être passionné et courageux pour tenter l’aventure de la terre. Merci Thomas, pour cette belle invitation au voyage.

Ce que je retiendrais de ces rencontres, c’est que ce magnifique terroir ne serait rien sans la main de l’Homme. Et ici, dans les Pyrénées-Orientales, les deux battent à l’unisson.

Alors, ayez le geste qui sauve : Epaulé-Jeté !!

Pour plus de renseignements:

Thomas Billard – B-Holidays

Agly-Tourisme

Fenouillèdes, le Pays sans Frontière

+ d'infos sur Amandine




Un train vaut mieux que deux tu l’auras…

Parcourir les Vignobles de l’Agly avant d’en savourer les fruits ? C’est le défi relevé par Le Train Rouge…

Eglise Sainte Marie d’Espira de l’Agly, Ermitage Notre-Dame de Pène, Château de Jau, Estagel, patrie du physicien François Arago, circuit du trompe l’oeil à Maury, château cathare de Quéribus, croquants et Gorges de Galamus à Saint-Paul-de-Fenouillet,  tant de sites que n’auraient pas découvert les 196 632 passagers qui ont emprunté les soixante kilomètres de cette ligne ferroviaire centenaire depuis son ouverture en 2001, via l’autorail du Train Rouge, désormais accessible aux personnes en situation de handicap mental (documentation adaptée), moteur (élévateur), et auditif (boucles magnétiques).

Dans le train j’ai rencontré Vinçent Guillo, un touriste originaire du Val d’Oise…

“Nous sommes en vacances sur Saint-Cyprien et avons connu le Train Rouge grâce à un dépliant touristique à la réception de la résidence dans laquelle nous séjournons. Nous n’avons pas hésité car nous méconnaissions totalement cette partie du département”

Lors de mon reportage, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Lucette Ribeaucourt, qui m’a communiqué son ressenti…

“Mon mari et moi avons choisi de passer notre retraite dans les Pyrénées-Orientales pour ses loisirs et ses atouts environnementaux. Nous avons pris connaissance de l’évènement “Maury, fromage et chocolat”,  via L’Indépendant.

Nous avons particulièrement apprécié l’atmosphère d’antan que le bruit des roues et des rails confèrent à ce train… Etonnement des petits et nostalgie des plus grands… La vue depuis le train révèle des curiosités invisibles depuis la route : soutènements anciens de la voie ferrée, vues sur les citadelles cathares, travaux des vignerons… Quant à la dégustation de vins, elle fût instructive et nous a permis de découvrir le Maury Grenat Alcôve 2014 et d’apprécier les accords mets et vins sans une culture oenologique approfondie”.

Quand les différents avis fusent bon train…

“Nous souhaitions mettre en avant la qualité de nos Vins Doux Naturels lors de cet évènement et permettre aux participants d’en savourer les arômes en les accordant aux mets, fromages et chocolats fins…” souligne Aurélie Pereira, Présidente du Syndicat du Cru Maury.

Au micro de Xavier Hardy,  du Conseil Interprofessionnel des vins du Roussillon, qui animait cette journée,  et en présence du fromager Alain Vaucelle et de la chocolatière Florence Losa, les avis des 120 dégustateurs ont fusé bon train autour des thèmes de l’accord parfait et des arômes du vin…

“- L’accord parfait ? C’est l’Alcôve ( Grenache Noir Bio 2014) et ce brebis herbacé de fin d’estive !

– Non, pour ma part, c’est le mariage du Maury Blanc ultra frais et de ce chèvre sucré, laissant une note de fruits verts en bouche.

– L’élevage oxydatif et l’affinage dans le bois confèrent à cet ambré son caractère naturel conforté par la saveur “étable” de ce brie raffiné.”

Agnes Le-Masson nous raconte son train train quotidien…

“Plus qu’un mode de transport les trains touristiques sont là pour faire découvrir une région, un territoire. Les passagers sont soit des locaux, soit des vacanciers qui souhaitent faire une balade, en profitant d’un matériel ferroviaire préservé qu’ils affectionnent”.

“Mon travail consiste à commercialiser au mieux le train touristique, c’est-à-dire le faire connaître, par de la communication et du partenariat avec les professionnels du tourisme. Je renseigne notre clientèle, établis les devis pour les groupes, leur donne des adresses pour complémenter leur trajet. Je prépare également les trains, vends billets et souvenirs, et commente le parcours. A ceci s’ajoute la formation des saisonniers et la conduite des trains sur la ligne, que j’assure si besoin.”

Depuis 2008, le wagon Ambiance permet de recevoir des évènements privés dans le Train Rouge. Les sociétés nationales ou régionales ont vite compris l’intérêt de privatiser un train pour organiser leurs séminaires ou récompenser leurs clients : le voyage greffe  paysages et souvenirs aux messages de l’entreprise. La configuration du wagon permet de travailler dans la convivialité. La possibilité de privatiser un rail confère la sensation d’être privilégié le temps d’un évènement.

Bel outil au service de son environnement, il y a  fort à parier que le Train Rouge se retrouve d’ici peu au centre de nombreuses aventures dont vous pourriez être les protagonistes… Evènement privé ? Séminaire d’entreprise ? N’hésitez pas à soumettre vos projets à l’Equipe d’Animation…

Pour plus d’informations :

Le Train Rouge

Syndicat Agly-Verdouble

Fenouillèdes, le Pays sans Frontière

+ d'infos sur Emmanuelle

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