Coup de « foudres » aux Caves Byrrh…

Une épopée fantastique, pour une boisson « tonique et hygiénique »

Nous sommes le vendredi 10 novembre 2017. Les Pyrénées-Orientales ont revêtu les couleurs de l’automne. Béatrice et moi-même nous dirigeons vers Thuir, et plus exactement aux Caves Byrrh où nous avons rendez-vous avec Joséphine…

Du plus loin que je me souvienne, ces fameuses caves ont toujours fait partie du patrimoine catalan, et bien plus… Je me rappelle être allée voir des défilés de mode dans cette immensité remplie d’histoire et de Byrrh.

Une vraie tête de mule !

L’histoire de Byrrh est intimement liée à la « Mode » aux étoffes, aux couleurs. En effet, les frères Violet natifs de Corsavy et issus d’une famille de marchands ambulants, sillonnaient les Pyrénées-Orientales avec leur mule qui donna des signes de faiblesses à Thuir. Ville qu’ils ne quittèrent jamais à partir de 1866.

Le goût des merveilles et un palais averti

Simon Violet était un épicurien avec de grandes connaissances dans le domaine du vin. Après avoir monté avec son frère Palade une mercerie à Thuir, il décida d’élaborer un apéritif aromatisé au quinquina ! Naissance d’une boisson tonique et hygiénique. Ce remède, oui je dis bien remède (on est bien loin du Doliprane de nos jours), sera d’ailleurs vendu par les pharmaciens pour ses vertus quelque peu étonnantes. Mais cela, sera de courte durée, car l’ordre des pharmaciens de Montpellier leur intenta un procès. Cette boisson deviendra alors un apéritif. Commencera la grande aventure du BYRRH !

Nom d’ailleurs qui lui sera attribué grâce à 5 étoffes rangées sur 1 étagère et portant portant chacune une lettre, les 2 premières portaient B et Y , BY (coïncidence heureuse : VI qui se prononce BI signifie vin en Catalan), RRH suivi tout simplement.

C’est alors que commence l’incroyable voyage du Byrrh

A lui seul cet apéritif vous invite aux voyages ou plutôt devrais-je dire invite vos papilles (avec des épices telles que le quinquina, le café, le cacao, la cannelle), à faire un tour du monde…

Vous voyagerez également lors de la visite des caves, dans cette immensité qui saura vous surprendre avec ses hologrammes , vous émerveiller avec des spectacles sons et lumières lors des visites nocturnes, vous fasciner au cœur de la salle des foudres dans laquelle vous retrouverez la plus grande cuve en chêne du monde, qui fait plus de 10 mètres de haut, et vous ravir  avec une dégustation de cet élixir autour du kiosque….

Mes chers lecteurs, la visite des Caves Byrrh est un magnifique voyage, un coup de « foudres », des odeurs singulières et, confidences pour confidences, j’ai adoré le cocktail que nous a proposé Joséphine : Le Byrrh Tonic ! Une boisson tonique et hygiénique…

A bientôt pour une prochaine aventure, car comme dans une histoire d’amour, nous avons prévu de nous revoir…

Pour plus de renseignements

Caves  Byrrh

Office de Tourisme Aspres Thuir

Tripadvisor

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Aux portes des Bastions Cathares : Le Fenouillèdes

J’aurais pu intituler mon article : « Rendez-vous insolite dans l’Agly, fief de l’Australopithèque »

Cette fois-ci, nul récit de mon périple dans l’Agly. J’ai opté pour un publi-reportage sans prétention, avec comme acteurs principaux : Teresa, Josep, Joan, Augustin, Concepcion, Maria-Mercé, Lluis, qui composent la Colle du Dimecres de Sant Feliu de Codines. Ce groupe de passionnés, pratique la randonnée pédestre tous les mercredis, d’où leur nom, mais pas que : « ce sont aussi de bons vivants ». Allez, fini le suspense, c’est parti !

Sitôt arrivés à Caudiès-de-Fenouillèdes, nous nous rendons à l’ermitage de Notre-Dame-de-Lavail. Le guide, bien qu’Occitan, (vous le reconnaitrez, il est au centre de la photo) a mené, tambour battant, la visite de ce lieu de pèlerinage.

Impossible de ne pas faire un aller/retour Caudiès Saint-Paul-de-Fenouillet avec le Train Rouge du Pays Cathare et des Fenouillèdes. Cette activité est apparue comme une évidence. Installés dans le wagon découvert sous un soleil radieux, le paysage défile : vignes et domaines viticoles avec les Corbières en toile de fond.

Après cette après-midi de découverte, il est temps de rejoindre un lieu unique où les yourtes, les roulottes, les tipis et les bulles cohabitent dans un écrin de verdure. Ce lieu unique est le camping des Randonneurs à Fenouillet. Aucun membre du groupe ne connaissait son hébergement. La surprise a été de taille et a donné lieu à des fous rires mémorables. Une fois installé, tout le monde s’est retrouvé pour l’apéritif avec en prime une chanson en catalan. Après quelques « à la tienne à la mienne », il est temps de rejoindre le Kopi où Romuald, le maître des lieux, a commencé à allumer le feu pour un repas où chacun a pu faire griller sa viande. Bien entendu, le tout accompagné de vins locaux.

Pour cette deuxième journée, les Gorges et l’Ermitage de Saint-Antoine-de-Galamus, lieux incontournables, les a ravis. Ils reviendront, c’est sûr. Après ces efforts, le réconfort. Halte dégustation croquants, vins et repas terroir digne de ce nom.

Le périple se termine à Tautavel. Tout un programme :  La Caune de l’Arago,  perchée sur un promontoire, est une grotte célèbre dans le monde entier grâce au fait qu’on y a trouvé des ossements d’Homo erectus, dont le plus remarquable est un crâne humain daté de 450 000 ans, ce qui en fait le plus vieil homme d’Europe (d’où mon clin d’oeil à l’australopithèque), les Gorges de Gouleyrous tout simplement splendides et pour clore cette matinée, dégustation à la cave coopérative des vignerons de Tautavel/Vingrau et visite de l’éco-musée du miel.

Clap de fin avec les accompagnants de la journée du vendredi.

Pour l’organisation de votre séjour :

Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes

Syndicat Pays Touristique Agly-Verdouble – Tél +33 (0) 4 68 29 10 42

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Chacun sa croix….

La mienne ne se porte pas, elle se mérite…

Nous sommes le 16 Août 2017, c’est un grand jour !

Un exploit sportif , car rappelez-vous que je ne marche que le premier jour des soldes.  Mais en tant que Catalane, et pour l’avoir déjà vécu, je sais très bien que cette journée sera ancrée dans ma mémoire.

Au-delà d’être une randonnée, l’ascension du  Canigó (2784,66 m) se fait généralement en famille et entre amis. Il s’agit avant tout d’un moment de partage et de convivialité.

Pour la petite histoire, j’ai moi-même fait le Canigó en famille, petite, et je m’en souviens comme si c’était hier… J’espère qu’il en sera de même pour ma fille, Valentine, qui a 8 ans.

« 5 heures du mat j’ai des frissons, je claque des dents, je monte  le son ! » Bref il est l’heure de se lever !

6h45 : José (mon mari), Valentine et moi avons rendez-vous chez nos acolytes de la journée : Fabien (dit Fabio), Cécile (la C), Lilly et Ninon.

Les garçons font un point technique : chaises, tables, souches, grilles, saucisse et vin ! Tout y est.

Cette fois, c’est la bonne ! Nous partons d’ Ille-sut-Têt pour un voyage d’1h30 en 4×4 jusqu’au parking du refuge des Cortalets, point de départ de notre périple.

9h00 : Nous y sommes. Je n’ose pas lever les yeux vers le ciel…  C’est pire que l’Everest ! Mais en balayant du regard la troupe joyeuse, je me sens prête à gravir le mont Canigó et toucher la fameuse croix.

A peine descendue de la voiture, une ampoule pointe le bout de son nez… Erreur de débutante, j’avais lavé mes baskets la veille…

C’est parti ! Les premiers temps je regarde devant moi, puis les premières difficultés apparaissent… Quand à Valentine et José, ils disparaissent dans ce majestueux décor.

Assez contente de moi, je me retourne pour estimer le chemin parcouru… Et là, grosse déception je vois encore le 4X4… Bref, la route va être très très longue…

Au loin j’entends Valentine qui m’encourage « Allez maman, allez maman ! », alors, à la Killian Jornet, je baisse la tête, me mets dans ma bulle et avance.

Heureusement Lilly et Ninon ne me laissent pas seule… Fabio devient alors notre coach, allez les filles, c’est bien! Buvez un peu, regardez les marmottes, les isards, la montagne à 3 dents…

Quant à La C, elle trottine …

Après 2h30 de souffrance (oui j’ai bien écrit 2h30…), j’aperçois la croix, droite et majestueuse aux couleurs catalanes, et juste à côté, Valentine qui elle est montée en 1h30 !

«  C’est bien maman, tu as été courageuse » me dit-elle. Courageuse… C’ est peu dire, maman est au bout de sa vie !

Pas le temps de souffler, comme à un mariage, c’est l’heure de faire les traditionnelles photos, en solo, en familles, entre amis…

Puis arrive la phrase classique « C’est quand qu’on mange ? »

Du calme les filles, je viens à peine d’arriver. La réponse ne se fait pas attendre, « oui, mais nous ça fait une heure qu’on est là ! »

Ni une, ni deux c’est parti pour  la descente, passage obligatoire au refuge des Cortalets, histoire de se désaltérer et de récupérer le 4×4.

Départ vers le refuge de la Molina pour le déjeuner tant attendu.

Pendant que les garçons allument le feu, la C, en tant que bonne copine, prépare la table, les filles jouent et moi j’essaie de me remettre de mes émotions, un verre de vin à la main.

A cet instant très précis, je n’échangerai ma place contre rien au monde…

L’odeur du feu, les amis qui me félicitent, les filles qui rigolent, mon mari avec son petit sourire en coin.

« On est riche que de ses amis, c’est dit ». Calogéro

Voilà, mes chers lecteurs, faire la Canigó c’est ça… Peu importe votre condition physique, l’ascension de cette montagne si riche à mon cœur ne se calcule ni en temps (heureusement pour moi), ni en kilomètre, mais en amitié et en amour.

Pour l’organisation de votre séjour

Tourisme Canigó

Canigó Grand Site

L’amour du patrimoine Catalan, l’amour de la famille, l’amour du partage… Promis, un jour, j’y retournerai avec mon petit Martin…

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Les vendanges de l’amour : l’union sacrée entre la terre, le soleil et l’homme.

« Boire du vin, c’est boire du Génie » : Charles Baudelaire

Trilla, une terre si chère à mon cœur…

7 heures sonnent au clocher de Trilla. Le Soleil de septembre perce la brume matinale de ce petit coin niché au cœur du Fenouillèdes.

C’est avec une réelle fierté que je viens vendanger sur cette terre si chère à mon cœur.

Belle-fille d’un viticulteur du village, les vendanges dans ce coin de paradis ne sont pas une première pour moi ; mais aujourd’hui, c’est avec Lionel et sa colla que je pars.
Lionel a 40 ans, c’est le seul enfant du village de sa génération, à perpétuer la tradition.

Voilà, une journée empreinte de travail et de douceur va commencer.

La colla, rencontre avec de belles personnes.

Dans le camion qui nous mène à la première parcelle, c’est avec beaucoup d’humilité que je me mêle au groupe car je sais ô combien ce travail est difficile, mais tellement beau..

Ça y est. Nous voilà arrivés. Les rires et les cris fusent, la vigne est en fête !

Que la cueillette commence !

Dans les rangées, les sécateurs commencent à couper ces grappes gorgées de soleil. Les premières hottes se remplissent.

– « La récolte devrait être bonne » me dit Lionel

Dans ma tête ne résonne qu’une phrase :
-« simple récompense pour ce viticulteur dévoué à sa profession ».

Les minutes défilent à vitesse grand V, tellement le moment est plaisant.

La remorque est pleine. Il est temps d’apporter le raisin à Trévillach, où Lionel est coopérateur.
Dans la cave sombre et fraîche, le fouloir est lancé.
Le raisin libère un parfum, un parfum de travail accompli, de vendanges réussies et de vin prometteur…

Ma journée s’achève déjà…

Demain, le soleil se lèvera sur une autre parcelle. C’est la gorge nouée que s’achève ma journée et mon récit.

« Trilla, tu es béni des dieux, la mécanisation n’est pas encore arrivée jusqu’à toi, et m’a permis de vivre une nouvelle fois ce moment d’exception ».

Mon plus grand souhait est que, d’ici quelques années, ces mots ne résonnent pas comme un simple témoignage.

Merci à tous !

Merci Lionel pour ton accueil, ta joie de vivre, ta gentillesse.
Merci de porter aussi haut et fort le dur labeur accompli par tant de générations.

Merci à toute la colla, à cette équipe colorée de travailleurs passionnés, qui m’a adoptée dès le premier instant.

Et encore bravo ! Vous donnez au vin ce supplément d’âme qui le rend unique.


Pour plus de renseignements :

Les vignerons des Coteaux Têt Fenouillèdes
66 130 Ille-sur-Têt – Tél : 04 68 84 70 59

Commune de Trilla 

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Dalí, la résurrection

Dalí à Céret, une histoire de vie ou de mort…

Sous un soleil timide, Brice et moi nous rendons au Musée d’Art Moderne de Céret pour y découvrir l’exposition « Dalí : Eurêka ! »

Dalí fait partie du patrimoine catalan, mystérieux personnage qui divise.

Extravagant ? Cet artiste interpelle autant pour ses œuvres que pour ses frasques orales !

Outre le fait qu’il ait qualifié la gare de Perpignan de «  Centre du Monde », sa quête en Catalogne du nord était bien plus profonde… Dalí recherchait l’immortalité !

Un personnage très controversé, Salvador d’un côté et Dalí de l’autre.

Salvador, prénom qu’on lui a imposé en hommage à son frère décédé avant sa naissance, et Dalí héritage familial. Cela marquera toutes les œuvres de l’artiste. On retrouvera des dualités entre la vie et la mort, le monde biologique et le monde mécanique.

Génie et enfant terrible

A 6 ans, il peignait ses premiers paysages. A 14 ans, il possède son atelier et intègre par la suite l’école des Beaux-Arts de Madrid, où il aura la chance d’assister à des conférences animées par Einstein.

Dali, l’anarchiste, sera expulsé à plusieurs reprises de la fac et sera même incarcéré à la prison de Gérone…

Suivront ensuite des rencontres déterminantes avec Miro, Lorca…

Un voyage triomphal 

Céret est qualifiée de Mecque du Cubisme où vit un certain « Génie Ibérique » Picasso, à qui Dalí voue une vraie admiration.

Dans les années 60, le maire de Céret et deux élus à la culture se rendent à Port Lligat (Espagne) afin de solliciter Salvador Dalí pour un « Voyage Triomphal » et surtout une renaissance, une résurrection, l’immortalité….

L’immortalité : ce moment restera dans les mémoires du peuple Catalan… Dali en est conscient car il suit de très près les recherches scientifiques de Marcel Pagès, médecin sur la commune. Ses travaux se portent sur la cryogénisation.

C’est aux arènes de Céret que le peuple est venu acclamer le roi. Des animaux daliniens en carton avaient été créés pour l’occasion, des rhinocéros côtoyaient des bœufs rouges…

Mais la cerise sur le gâteau (n’oublions pas où nous sommes), fut le squelette en mouvement  au-dessus de l’office de Tourisme… devant lequel Salvador se recueillit et se vit offrir un bouquet par un ange tout droit sorti de son thorax… Un vrai miracle, une renaissance !

Revenons à l’exposition Dalí Eurêka ! Je pourrais évoquer les différentes œuvres de l’artiste, mais je vous invite plutôt à venir les découvrir. Car comme disait Dalí : «  Le temps se pourri, il passe pour chacun d’entre nous, la mort est inévitable », alors prenez le temps de Vivre…

 

Pour l’organisation de votre séjour

Office de Tourisme de Céret

Musée d’ Art Moderne de Céret

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Une nuit au refuge Sant Guillem

Des personnalités brillantes et attachantes

Hommage à Christian Bourquin – © ADT66

Ce vendredi après-midi, je me rends en compagnie d’Aurélie, une universitaire passionnée par cette terre du Haut Vallespir, au refuge Sant Guillem, dans la haute vallée de la Coumelade.

Porté à bout de bras par le charismatique Christian Bourquin, ce 5ème refuge a vu le jour en juillet 2015 et permet de vivre l’expérience du tour du Canigó en 5 jours de randonnée et 5 nuits. Une plaque dans la salle à manger rend hommage à l’amoureux de la montagne pyrénéenne,  hélas disparu.

Sur la route du refuge – © ADT66

Une expérience vraie et humaine

Stéphane et Nil en cuisine – © ADT66

Passer une nuit à Sant Guillem, c’est vivre une expérience multiple, familiale, montagnarde et écologique. Stéphane, Myriam sont les gardiens passionnés et engagés des lieux. Avec leurs trois enfants Milan, Nil et Lila, ils accueillent, hébergent, restaurent et conseillent les randonneurs, marcheurs ou naturalistes  passionnés qui passent dans ce refuge de moyenne montagne, à la portée de tous, profanes ou initiés.

Nul besoin d’être un sportif de haute volée pour atteindre le refuge ; depuis le hameau de La LLau (Le Tech), une heure trente de marche suffit et une piste pour véhicules tout terrain arrive tout près.

Pour l’heure, Myriam veut  me montrer l’arboretum ; avec Lila juchée sur ses épaules, elle se fraye avec aisance un chemin, à travers la forêt d’essences méditerranéennes endémiques, tout en évoquant les projets à venir comme l’installation de grands jeux en bois ou d’autres aménagements.

Au retour de la promenade, le dîner est prêt, Stéphane a concocté un repas de produits locaux, secondé par le jeune Nil qui adore la cuisine ou son père, ou les deux… Repas convivial et vrai moment de partage avec un couple franco-allemand de jeunes musiciens harpistes dans un grand orchestre à Berlin. Ils font l’expérience du tour du Canigó, avec des étapes dans les refuges.

Ambiance familiale – © ADT66

Atomes crochus et ancêtres communs

Cloche en fer forgé – © ADT66

Après une nuit dans une chambre nette et fonctionnelle et un petit déjeuner exclusivement local, je me rends à « l’aplec » de  l’ermitage de Sant Guillem de Combret, juste au-dessus du refuge, un sanctuaire du Xème et XIIème, inscrit aux monuments historiques, occupé et restauré avec opiniâtreté par une famille de la vallée.

La toiture, le cadran solaire et la porte de la chapelle au beau chevet pré-roman ont été rénovés, mais il faut encore engager des frais pour restaurer le rétable et les différentes statues. Après la bénédiction d’usage par un prêtre globe-trotter et gastronome, un apéritif est servi dehors, au soleil. La vénérable cloche en fer forgé du Xème siècle (une des plus anciennes productions campanaires de France) est de sortie, posée sur la table, Henri le maître des lieux, me raconte l’histoire de la vallée, de sa famille et nous nous découvrons même des ancêtres communs.

Refuge Sant-Guillem – © ADT66

…De retour au refuge, il est temps de refermer cette parenthèse enchantée comme un album coloré, parfumé, empreint d’émotions et de rencontres. Sur le chemin du retour avec Philippe, de la Communauté de Communes du Haut Vallespir, nous évoquons les projets d’aménagement en cours et surtout le festival « Jazz en Tech » qui a lieu en Juillet  avec de très grands musiciens. Un vrai passionné pour cette terre d’exception dans les Pyrénées-Orientales.

Pour plus d’informations :

Refuge Sant Guillem – Sud CanigóTourisme Canigó

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Les dimanches de Serrabona

Un festival qui fait battre en musique le cœur de ce beau prieuré roman

L’austère prieuré au diapason de l’été

Aujourd’hui, pour mon anniversaire, je m’offre une virée aux « Dimanches de Serrabona », une animation gratuite du festival Eté 66 qui fait battre en musique le cœur de ce beau prieuré roman du XIIème siècle.

Depuis Bouleternère et 20 minutes de route en lacets plus tard, j’arrive sur le site de la « bonne montagne » au prieuré de Sainte Marie de Serrabona, fondé au XIIème siècle selon la règle de Saint Augustin. J’ai à peine le temps d’admirer les sculptures des chapiteaux de cette tribune de marbre rose du Conflent, un chef d’œuvre gracieux et  préservé.

Prieuré de Serrabona – ©M. Castillo

Tribune de marbre rose – ©M. Castillo

Des musiciens russes sublimés

Le  concert va commencer et les musiciennes du quatuor à Cordes « Euterpe » sont  installées dans la nef bleutée pour interpréter un répertoire des compositeurs russes (Rachmaninov, Glazounov et autres).

Le public subjugué et conquis écoute religieusement les mazurkas, polkas et sarabandes qui nous entraînent  bien au-delà des murs. A la fin du concert, le talentueux quatuor pose dans la galerie.

Alexia Turiaf (violon), Marie-Camille Casenove (violon), Pauline Guernichon (alto) et Delphine Roustany (violoncelle) – ©ADT66

Affiche Festival été 66 – ©CD66

Concert Quatuor Euterpe – ©ADT66

Dialogue entre arts premiers et art sacré

Je retourne dans la chapelle pour scruter en détail les œuvres de Claude Parent Saura, un artiste contemporain qui s’adonne enfin à temps plein à la passion d’une vie, une expérience artistique commencée il y a des décennies.

Les croix et crucifix en plexiglass et autres matières translucides et colorées sont placés aux points cardinaux et font face aux mystérieux masques évoquant quelques  divinités Africaines ou Guatémaltèques. Une installation cruciforme au sol,  des tentures le long des murs, des meubles créés pour l’occasion illustrent ce dialogue entre art sacré et arts premiers et sont  un appel vibrant à l’échange et à la tolérance.

Exposition Claude Parent SauraExposition Claude Parent Saura - ADT66

Exposition Claude Parent Saura – ©ADT66

Un patrimoine animé par le contact avec le public

Un bref passage dans la boutique qui offre quelques ouvrages et reproductions intéressants. A l’extérieur du prieuré, un jardin bien dessiné, véritable conservatoire de simples et d’essences méditerranéennes odorantes, couronne cette sortie où j’ai pu voir, découvrir, écouter et sentir, bref, vivre une expérience toute sensorielle. Loin de tout mais près du ciel, ce lieu connait une vraie renaissance grâce à un regain d’intérêt du public et à des animations comme celle à laquelle j’ai pu assister, sans bourse délier.

Jardin Prieuré de Serrabona – ©ADT66

Prieuré de Serrabona – ©M. Castillo

Pour plus d’informations :

Festival été 66  – Pyrénées-Orientales Tourisme

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Collioure, Pyrénées-Orientales

United colors of Collioure et Paulilles !

Un parfum solaire aux notes multicolores…

Je vous emmène  au royaume de la lumière et des couleurs… Une escapade en Méditerranée : Collioure, Paulilles. C’est une belle invitation au voyage, à la contemplation…

A travers mon 7D  Canon, vous allez découvrir  ma Méditerranée, mes Pyrénées-Orientales, mes  lieux préférés…

Une alternance de plages de sable fin, de dunes et de criques sauvages… Du galet au sable qui glisse entre vos doigts, une Méditerranée toute en nuances, passant du vert au turquoise. La caresse du soleil sublimera votre teint et bercera vos siestes sous les pins parasols…

Ah, les vacances d’été ! On les attend  toute l’année avec impatience ! C’est le moment de décompresser, de profiter de la famille, des amis…

Partir à la découverte d’une destination et  vivre de grandes aventures… 

Aujourd’hui, découverte haute en couleur de Collioure et Paulilles ! Farniente, explorations, baignades, balades, rencontres…  Bref,  le programme est idéal pour s’éclater !

Collioure : dans chaque couleur, il y a la lumière…

Embarquement immédiat ! 

Mettez vos lunettes de soleil, top départ pour Collioure.

Ce village typiquement catalan est inondé de soleil, il irradie….

La couleur est incroyablement intense, lumineuse. Matisse disait que : 
La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération.

Collioure est le berceau du Fauvisme. Ruelles typiques couvertes de fleurs, maisons  multicolores… Une explosion de couleurs : rose, fauve, ocre, vert, rouge, bleu…. Je me laisse toujours charmer par son port et ses barques catalanes, ses plages  de galets, au cœur du village ! Un savant mélange des eaux de la Méditerranée et des roches pyrénéennes.

Paulilles ou le passé recomposé…

On quitte Collioure, cap sur l’anse de Paulilles : suivre Port-Vendres, Banyuls Sur-Mer. Certes sinueuse mais superbe, la route épouse chaque  ligne de la côte rocheuse, entourée par le vignoble et la mer… Cette vue est incroyable… Vous allez surplomber l’anse de Paulilles. Je vous le dit d’ores et déjà, vous aurez le souffle coupé par tant de beauté !

C’est un site classé, préservé, le plus magique du littoral des Pyrénées-Orientales, un panorama  é(PO)ustouflant….  Aux pieds du massif des Albères, une eau transparente… Vous aurez l’impression d’être au bout du monde. Impossible de ne pas visiter le site de l’ancienne dynamiterie Nobel. J’ai suivi le guide dont les grands parents vivaient et travaillaient sur place. A l’époque, c’était un village. J’ai eu l’impression de changer d’époque !

Pour l’organisation de votre séjour  : Office de Tourisme de Collioure

Collioure

  • Le Chemin du Fauvisme : incontournable ! Vous marcherez sur les pas de Matisse et Derain…
  • A déguster : Les anchois Roques et Desclaux

 Paulilles 

Le Site Classé : l’Anse de Paulilles avec son ancienne usine de dynamite et l’atelier de rénovation des barques catalanes.

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa

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Maury honore ses Voix de Femmes

Ils sont venus, ils sont tous là

Qui ça ? Les inconditionnels du festival Voix de Femmes bien sûr, les défenseurs de la culture en milieu rural, comme se plaît à le souligner en introduction le maire de Maury. Après s’être arrêtées acheter un hamburger végétarien au food truck bio et de quoi se réhydrater, nous attendons la chanteuse Cléa Vincent. La chaleur de cette fin de printemps s’estompe peu à peu, donnant libre cours à une nuit agitée, puisque le groupe Deluxe, qui doit prendre le relais, est attendu de pied ferme par ses fans, arborant la moustache fétiche de leurs idoles en guise de clin d’oeil.Cléa Vincent, l’accent français de la scène électro« Electricité… empreinte digitale, image subliminale… », la voix cristalline de Cléa retentit depuis la scène… Chemise à fleurs psyché rentrée dans son mini-short en jean, elle nous fait part de sa joie d’être là, dans un festival à taille humaine où les artistes peuvent côtoyer leurs fans en toute simplicité et se fondre dans le public pour regarder passer leurs confrères.. C’est peut être aussi pour cela que notre emblématique Flodama, humoriste local, assiste chaque année à « Voix de Femmes » et pose à mes côtés à cette occasion…

 »Tandis que j’interviewe Cléa dans sa loge, ma collègue Annouck ( au milieu de la photo) prend le relais et nous livre son retour d’expérience : « Dhamma ? Je ne connaissais pas, mais j’adore le duo que forme Khalil et Sacha, car ils mêlent des accords trip-hop, électro-pop et fusion jazz… Trop bon ce mélange des genres, ces influences « Musiques du Monde »… J’avoue que je me suis facilement  laissée emporter par la voix envoûtante de Sacha,  que je qualifierais d’aérienne, sur fond d’improvisation instrumentale… A la fin de leur représentation, une sorte de transe a envahi la foule et Sacha, bras ouverts tel un ange, est prête à s’envoler, dos au public,  emportée par cette ivresse collective et cette joie communicative qui se dégage de ce duo exceptionnel ».Des blogueuses conquises…

Cléa en aparté …Cliquez ici pour voir l’interview…

« Tu me baiseras des baisers de ta bouche, ton amour t’entrainera plus haut si tu me touches »

                                                                                                                                         ( Deluxe, M- Baby That’s You )

Les exaltés Deluxe envahissent la scène… Dans leurs costumes rouges, scintillant de mille feux, cinq  musiciens mi-hommes, mi-bêtes, semblant tout droit sortis d’un cirque, entourent Lili Boy, la chanteuse du groupe, vêtue d’une moustache en guise de jupe… Leurs accords funk, électro, hip-hop et groove, se mêlent à la voix suave de Lili, qui ne cesse de sauter et danser tandis qu’une dose de « good vibes » et d’optimisme envahit l’assistance…

La voix de Lili qui ressemble à s’y méprendre à celle de Selah Sue, résonne sur les contreforts de granit et monte dans le ciel étoilé, comme la promesse d’un bel été.

Pour l’organisation de votre séjour

Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes

Pays Touristique Agly-Verdouble

Association du Pays de la Vallée de l’Agly

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Nous et Dionysos

Aujourd’hui, tout est permis !

Très pieux, mes amis et moi avons décidé en ce dimanche 14 mai, de nous vouer corps et âme au seul dieu grec en lequel nous croyons : Dionysos, celui de la vigne, du vin, de l’ivresse et de la comédie…

Chaque année, les falaises calcaires du massif des Corbières entendent résonner pas et commentaires de randonneurs un peu particuliers…

Ce sont ceux des 50 participants aux Dionysiades, événement annuel organisé depuis maintenant 24 ans par le Pays Touristique Agly-Verdouble pour promouvoir 22 caves et 14 producteurs locaux.

Native « du coin » et amatrice de ses crus, c’est donc tout naturellement que je convie ma « clique d’amis » à découvrir cet arrière-pays sauvage et quelque peu caractériel, je l’avoue…

En pleine préparation de l’ascension du Canigó, Caro et Raph répondent présents pour la rando matinale qui intronise la journée.

Sur notre droite les contreforts de pierre, sur notre gauche, les genêts jaunes fluorescents abritent d’anciennes bergeries, refuges des contrebandiers d’antan, nous explique le guide.

En bas, au village, la fête bat son plein :

Sur 33 stands, producteurs de fromages, légumes, miels et vins font déguster le fruit de leur travail et de leur passion aux 600 convives, touristes et locaux confondus… Le rosé coule à flot sous les « flonflons » de l’accordéon, tandis que 43 amateurs et 17 initiés activent neurones et papilles à l’occasion du concours de dégustateurs.

Dans leur costume d’apparat, deux ânes tirent une calèche pour le plus grand bonheur des enfants qui découvriront également en ce dimanche les joies de jouets de bois…

Après l’effort, le réconfort… Et quel réconfort !

Au moment du déjeuner, 260 convives se retrouvent  autour de grandes tablées, pour déguster le repas gastronomique préparé par Thierry Tarrius du restaurant le Silex à Tautavel, servi avec sympathie par une équipe de bénévoles amoureux du vin.

Thierry Tarrius : « J’ai choisi de mettre en avant des  produits locaux de qualité, avec le vin comme fil rouge, puisque le « Vedell » (comprenez veau IGP des Pyrénées-Orientales) est assaisonné au Rancio et les fruits frais du dessert au Muscat ».

«  Les Dionysiades permettent de casser les habitudes et d’introduire les vins doux naturels à l’apéritif trop souvent conditionné par la bière ou le pastis »

« C’est aussi l’occasion de se rencontrer entre viticulteurs et restaurateurs, ces derniers privilégiant trop souvent les grands domaines, limitant ainsi la découverte de nouveaux produits ».

«  Un restaurant avec une bonne carte des vins est le gage d’une cuisine réussie »

Confidences, pour confidences…

C’est au café du village autour d’une Sémillante bien méritée après la valse des vins et des mets ,  que nous et Dionysos nous retrouvons pour un debrief haut en couleur…

Raphael, 43 ans : « Un bon moment à partager entre amis sans modération »

Jessica, 33 ans, dite « La Blonde » : «Une rencontre chaleureuse dans un village atypique »

Cécile, 31 ans, souligne : « le travail formidable fait par toute une équipe de bénévoles, du vin d’exception en toute modération »

Force est de constater que cet arrière-pays recèle trésors cachés, événements « qu’il faut aller dénicher », produits d’exception au détour d’une rencontre avec les producteurs,  accords de musique improbables sur Corbières en toile de fond… Une nouvelle occasion de confirmer notre foi en Dionysos et de lui adresser nos louanges d’une seule et même voix : « Que ta volonté soit faite sur la Terre comme dans l’Agly ».

 

 

 

Nicole Sarda, nous raconte…

« Cet événement créé en 1994 par le regretté Antoine Sarda, Président du Pays d’Accueil Agly-Verdouble de l’époque, a toujours eu pour but de faire connaître les vins de l’Agly, hautement qualitatifs mais néanmoins méconnus malgré leurs 4 AOC Village  (comprenez appellations d’origine contrôlée Village : Tautavel, Caramany, Lesquerde, Latour de France). Initialement destinée aux prescripteurs que sont les sommeliers et journalistes spécialisés, cette manifestation vise aujourd’hui un public plus local, amateur de vins et de patrimoine, partant du principe que les habitants des Pyrénées-Orientales sont les meilleurs ambassadeurs de leurs produits.

Sous l’impulsion de Louis Malet, des focus orchestrent les éditions précédentes, comme l’immersion de 480 bouteilles dans le lac de Caramany en 2000, ou « La Rosée des Rosés » en 2004, lors de laquelle producteurs de viande bovine IGP « Rosée des Pyrénées » et producteurs de vins rosés mêlent leurs saveurs pour le plus grand plaisir des participants.

Les Dionysiades reposent aussi sur l’investissement bénévole des habitants de la commune et des étudiants du CFPPA (Centre de Formation professionnelle pour adultes de Rivesaltes), permettant à ces derniers de s’entraîner à promouvoir les vins. »

Evolutions :
« Lors de la prochaine édition, les 55 vins servis au cours du repas devraient faire l’objet d’une liste permettant ainsi aux convives de cocher les bouteilles appréciées afin de les acheter l’après-midi.
Le concours de dégustateurs devrait être retransmis sur écran géant en plein marché au lieu de se produire en aparté.
Un concours d’initiation à la dégustation devrait être animé, proposant aux participants novices de monter sur scène, créant ainsi une interaction entre organisateurs et convives. »

Pour l’organisation de votre séjour :

Pays Touristique Agly-Verdouble

 Communauté de Communes Agly Fenouillèdes

Association du Pays de la Vallée de l’Agly

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A vos paniers, prêts, cueillez !

Quand, nous en serons au temps des cerises…

Aujourd’hui, je suis attendue au Domaine Saint-Thomas à Argelès-sur-Mer. Pour la petite histoire, Pierre-Jean Salvodelli m’avait présenté un projet très ambitieux en 2009.

PARI TENU !

Pierre-Jean Salvodelli, c’est lui !

Ariégeois, amoureux d’une Catalane, papa de 4 enfants, passionné, passionnant…

Dans un premier temps, Pierre-Jean me raconte son histoire, son parcours professionnel et avec une certaine pudeur quelques moments difficiles.

L’agriculture est un métier de passion, me dit-il…

Sans le savoir Pierre-Jean me fait faire un bond de 30 ans en arrière (eh oui, 30 ans, rappelez-vous je suis de la génération du club Dorothée). J’ai grandi dans un monde agricole, aucun terme ne m’échappe : asperger, éclaircir, repiquer… Mais pas que… Je connais aussi les fins de saisons joyeuses, lorsque le travail de nos parents est récompensé, mais aussi des moments plus douloureux quand le ciel s’obscurcit…

Un doux mélange générationnel, de rires, d’enfants sur des tracteurs, de cabanes en cagettes, de parents fatigués, d’entraide familiale, de grandes tablées, de produits d’exception. Oui mes chers lecteurs, de fruits et légumes de terroir, de notre cher terroir catalan, celui où les pêches ont le goût du miel et les tomates celui du soleil.

Je me sens bien chez toi Pierre-Jean !

Dans tes champs où les abricotiers côtoient les vignes, les oliviers et les cerisiers. Tes champs, où les enfants peuvent courir, rire avant de cueillir des cerises. Tes champs, où les parents peuvent se détendre et profiter de la visite de ton exploitation.

Sans oublier ta cave aux couleurs catalanes  qui va du doré au rouge passion.

Mes chers lecteurs, je ne vous en dirai pas plus… Je vous invite à venir découvrir le département des Pyrénées-Orientales, une terre généreuse, colorée qui vous laissera un goût sucré. Bien plus qu’un terroir, un mode de vie où les petits garçons conduisent des tracteurs pendant que les petites filles jouent à la marchande. Une terre de passionnés qui se feront un plaisir de vous faire découvrir leurs métiers.

Alors, à vos paniers, prêts, cueillez !

Pour l’organisation de votre séjour

Office du Tourisme Argelès-sur-Mer

Domaine Saint Thomas

Fédération Tourisme de Terroir

Bienvenue à la Ferme

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Pyrénées-Orientales, Plage, Paréo et Monoï !

Plage, Paréo, Monoï & Pyrénées-Orientales : ces mots évoquent déjà votre voyage… 

En mode détente : plage, paréo, monoï et baraquette… J’adoooore !!! Dans les Pyrénées-Orientales, nous ne parlons pas de club de plage ou de paillote, mais de baraquette…  Décor : bois flotté,  bohême,  idéal pour la relaxation et la contemplation. Ce que j’apprécie le plus : être allongée dans un transat face à cette Méditerranée en attendant l’heure du déjeuner…

plage de sable fin des Pyrénées-Orientales

A travers mon 7D Canon, vous allez découvrir ma Méditerranée, mes Pyrénées-Orientales, mes lieux préférés…

Préparez lunettes de soleil, crème solaire, maillot, serviette et bien sûr paréo… Je vous embarque sur la côte sableuse des Pyrénées-Orientales.

  • 320 jours de soleil par an
  • Des kilomètres de plages de sable fin
  • Une Méditerranée d’un bleu azur
  • Une eau à 24°
  • Une température extérieure de 32°
  • Les Pyrénées, au loin mais toujours à portée de vue
  • Unique au monde : nos baraquettes

Focus sur Torreilles & Barcarès… 2 univers surprenants

Les plages de sable fin & les baraquettes irrésistibles…

Niché au cœur des Pyrénées-Orientales, Torreilles est pour tous ceux qui l’ont découvert un « p’tit coin de paradis ». Je vous l’avoue, le mien aussi !

Quand vous arriverez à Torreilles, vous serez surpris par le panneau de Bienvenue : fond bleu, un rond-point dessiné en blanc et cette inscription inattendue : « Attention, vous allez tomber amoureux ! ». Cela sera certainement le cas. Torreilles est une plage sauvage, paisible, de rêve avec des restaurants de plage paradisiaques. Un régal pour les yeux et l’esprit, une plage sans immeubles. 

Je vous conseille la balade au Bourdigou : c’est un lieu unique, classé et protégé. Cette partie de Torreilles est souvent nommée la « Petite Camargue », splendide !Happy Board

Barcarès ou un navire sur la plage

Magnifique navire marchand échoué il y a presque 50 ans sur la plage et qui est devenu l’emblème du Barcarès. Etonnant, cette plage avec sa grande roue, son paquebot, ses totems…

Barcarès est une station des Pyrénées-Orientales où les extrêmes s’attirent… Contraste des immeubles sur fond de nature sauvage… Et pourtant, quand vous serez installé sur cette plage, s’offrira à vous l’immensité de la Méditerranée et sur votre droite,  la chaîne des Pyrénées terminant sa course par un dernier plongeon dans la mer. Barcarès propose une multitude de visages.

Immanquable,  le stop au téléski nautique

  • Un lieu privilégié pour les amateurs de sports de glisse. C’est un site de rêve, classé et préservé situé en plein  cœur du Parc naturel marin du golfe du Lion.
  • Une vue imprenable sur l’étang de Salses.
  • Des sensations de glisse immédiates.

Soleil, douceur de vivre, soirée à rallonge, détente, bonheur des Pyrénées-Orientales…. 

« Sur la plage, les yeux fermés, sous la caresse du soleil, comme on se rappelle bien.  Comme on se glisse magiquement dans le souvenir. Dans ce bonheur. »Marie Sizun

Pour l’organisation de votre séjour : 

 • Office de Tourisme de Barcarès • Office de Tourisme de Torreilles

Une sortie téléski-nautique au Barcarès, Parc des Dosses : contacter Matthieu , les avis tripadvisor

Les baraquettes des Pyrénées-Orientales sur le site web : www.tourisme-pyreneesorientales.com

Beatrice vignette+ d'infos sur Béa

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La cerise sur le Tableau, à la découverte de Céret

A Céret, nous ne sommes ni français, ni espagnols, mais catalans…

Quand on parle de Céret, nous pensons aux cerises, à  son musée d’Art moderne, à  sa célèbre féria et même à son équipe de rugby…

Mais moi, le Céret que j’ai redécouvert a bien plus de facettes.

Il est 9 heures, nous sommes le mardi 14 mars, le temps semble être suspendu. Les cafetiers installent leurs terrasses, le soleil brille sur les façades multicolores aux volets arc  en ciel, les passants sourient, les Cérétans lisent L’Indépendant en buvant leur café… Rien à dire, nous sommes dans le Sud.

J’ai rendez-vous avec Renée Léonardi, personnage incontournable de la commune.

Renée, c’est elle ! Passionnée, passionnante… Elue à la culture, prof, féministe,  mamie et colombine à ses heures perdues…

Au premier regard, j’ai un très bon sentiment. Je sens que la matinée va être forte en émotions…

Endavant

La visite commence. En levant la tête je souris et pour cause : le Carrer del petit Barri, s’appelle la rue du petit Paris… Renée comprend que je suis catalane… Eh oui « barri » signifie « quartier » et non pas « Paris ».

Le secrétaire d’Etat n’était pas catalan me dit-elle…

Renée évoque également l’histoire du musée qui n’est autre que l’ancien Couvent des Carmes, de son fondateur Pierre Brune, me fait passer devant des platanes centenaires, sous la porte d’Espagne, puis la porte de France.

Elle m’explique également qu’à Céret, si les habitants avaient pu quelques fois manquer de nourriture ils n’auraient jamais pu manquer d’eau. En témoignent d’ailleurs toutes les conduites d’eau, et fontaines, dont celle des 9 jets, avec sa tête de lion qui regarde à nouveau vers l’Espagne…

La visite continue : passage devant le monument aux morts de Maillol, puis la rue des Evadés, le numéro 3 exactement, où j’ai eu la surprise de découvrir la maison de Braque et Picasso…

Etonnant non ?

Je pourrais évoquer la vie de Picasso à Céret. Ses conquêtes chaque fois différentes, ses 53 œuvres qu’il a offertes à la ville en présence de son ami Jean Cocteau, de sa passion pour les corridas, certainement son côté minotaure.

Ou celle de Soutine « l’artiste maudit » qui était venu à Céret par peur d’être exécuté dans son pays. Son côté très marginal,  son obsession pour l’absinthe,  son horreur pour les Catalans, car il ne les comprenait pas. Mais surtout, du jour où il a pu racheter toutes les toiles qu’il avait réalisées  à Céret, afin de les brûler. Il voulait effacer toutes traces de son passage…

Pointé, posé….

Renée, me parle de traditions, de culture,  de Goigs dels Ous, de carnaval, des feux de la Saint Jean, des bouquets de ramallets, toute mon enfance…

C ‘est alors que mon regard se pose sur un dessin. Celui d’une danse qui me tient particulièrement à coeur… Celle-ci a traversé les générations. Encore de nos jours aucune fête ne se passe sans que petits et grands se donnent la main en regardant dans le même sens.

Cette ronde rythmée au son des coblas, rallie le peuple sous les yeux bienveillants de nos aïeuls, évidement chaussés de vigatanes.

La Sardane était une danse d’hommes, avec de vraies revendications politiques, symbole de liberté elle a su se démocratiser et survivre au franquisme.

D’ailleurs, en 1953, après une grillade à Saint Féreol, Picasso a fait une pause au Grand Café à Céret. Habitué des lieux, il demande une feuille et un pinceau (celui qui servait à écrire les prix sur l’ardoise) et il dessine une sardane. Mais celle-ci lui semble un peu  vide et de deux coups de pinceau, la colombe est apparue. Naissance de la « Sardane de la Paix », un message d’espoir…La ville de Céret a tenu bien plus que des promesses. Un doux mélange d’aquarelle, de peinture à l’huile, de Santa Espina et de traditions…

Mes chers lecteurs, je vais vous faire une confidence, entre deux portes j’ai entendu parler d’un lieu magique où le temps serait resté suspendu…Ce lieu porte le nom des Arbousiers… promis un jour je vous en parlerai…

 

A bientôt…

Pour l’organisation de votre séjour

Office de Tourisme de Céret 

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Sur la route des Orgues d’Ille-sur-Têt

Balade à travers les coulisses du temps

Vous avez peut-être déjà expérimenté ma première escapade au Lac des Bouillouses, partagée au mois de décembre ? Pour cette fin d’hiver, je vous emmène découvrir un autre coin du département des Pyrénées-Orientales.

Aujourd’hui direction le Riberal et plus précisément le village d’Ille-sur-Têt, qui se trouve à environ 15 minutes à l’ouest de Perpignan. Pour vous situer le secteur, le Riberal correspond à la vallée de la Têt, limité au nord par le belvédère de Força Réal et au sud par le secteur des Aspres. Riberal signifie en catalan « arrosé », rassurez-vous, nous ne l’avons pas été ce jour-là, au contraire un ciel lumineux et une tramontane modérée firent le chemin avec nous.

Pour commencer, je vous présente la « Dream Team » ou plutôt « la fine équipe » : Béa à la photo et Amandine en tant que guide (car résidant à Ille-sur-Têt), m’accompagnent pour cette journée en pleine nature.

Début d’une partie de cache cache

Cueillette d’asperges sauvages

Nous démarrons notre circuit par la traditionnelle cueillette d’asperges. En effet, avec l’arrivée des beaux jours, ce véritable moment de partage en famille ou entre amis fait partie d’un rituel, d’une passation pour tout bon méridional. Dans notre région, dès le mois de février et jusqu’à la mi-avril, les asperges sont de sortie. Les conditions climatiques de ces derniers jours nous ont décidées à arpenter ce formidable terrain de jeu. De bonnes pluies, suivies d’un grand soleil avec une grande douceur, le cocktail semble idéal pour partir à la recherche d’asparagus (plante très répandue dans le sud de la France, due au vieillissement de l’asperge). Quand je vous parlais de douceur, vous n’allez pas me croire. Entre le 20 et le 23 février, nous avons flirté avec les 25°C sur toute la plaine du Roussillon (et je ne suis pas de Marseille !). Quel bonheur de vivre en Pays Catalan !

Revenons à nos asperges. Normalement, pas un mot sur les endroits de cueillette. C’est comme pour les champignons, quand on demande, toujours les mêmes réponses : « vers ici, par là, dans ce coin… ». Bref, on ne sait jamais. Aujourd’hui, je vais vous faire une fleur. Direction, l’église Saint-Sauveur de Casesnoves, sur la commune d’Ille-sur-Têt. En plus de marcher dans une nature préservée, cela vous permettra de découvrir un patrimoine culturel bien caché. Casesnoves est un ancien hameau abandonné et l’un des premiers villages situé au bord de la Têt. Vous pourrez y admirer l’église qui fut en partie rénovée, les vestiges de la tour principale de forme carrée et des ruines d’habitations envahies par la végétation. Pour récolter les asperges sauvages, il ne faut pas hésiter à crapahuter, à traverser la flore parfois dense, mais surtout, il faut avoir l’œil. Après 1h30 de marche et de recherche, une halte s’impose, pour faire le bilan de la matinée. Et le résultat est très satisfaisant. Je porte haut et fort, une belle botte d’asperges sauvages, fruit d’un beau travail d’équipe.

Village abandonné de CasesnovesVillage abandonné de CasesnovesVillage abandonné de CasesnovesVillage abandonné de CasesnovesVillage abandonné de CasesnovesVillage abandonné de CasesnovesVillage abandonné de CasesnovesVillage abandonné de Casesnoves

A table !

Pour être honnête, je les imagine déjà dans mon assiette, parfumant une merveilleuse omelette.

D’ailleurs l’heure du repas approche. Amandine, notre guide du jour, propose de nous accueillir chez elle, pour un agréable moment de partage. Vous avez peut-être déjà compris à quel point j’aime me dépenser en extérieur, mais j’attache également une place importante à la gastronomie.

Du coup, sans attendre, je prends place derrière les fourneaux, avec l’aide d’Amandine, pour la réalisation de la traditionnelle omelette aux asperges. Rien de bien compliqué, faire revenir les pointes d’asperges avec un peu d’échalotes dans une poêle bien chaude. Pendant ce temps, battre les œufs, les ajouter dans la poêle et laisser cuire. Le tour est joué, maintenant, place à la dégustation, mon moment préféré.

En route pour les Orgues d’Ille-sur-Têt…

Le ventre bien rempli, nous reprenons la route, cap sur les Orgues d’Ille-sur-Têt, pour une balade dans un environnement spectaculaire.

Le site des Orgues d’Ille est un incontournable des Pyrénées-Orientales. Un patrimoine à la fois unique et exceptionnel, surveillé par le regard protecteur de sa majesté le Canigó (montagne sacrée des Catalans culminant à 2 784 mètres d’altitude).

Une fois arrivés, nous laissons la voiture au parking de la maison d’accueil, récupérons une brochure explicative qui nous sera bien utile par la suite. Fin prêts, nous démarrons notre marche en direction de ce lieu si particulier. Aucune crainte, cette ascension est accessible car vous allez emprunter un chemin aménagé d’environ 800 m. Tout au long de ce parcours, vous rencontrerez des piquets en bois numérotés, correspondant aux haltes reprises sur le document (c’est à ce moment-là qu’il vous faut sortir la fameuse brochure explicative récupérée à l’accueil). Après 15 minutes de marche, nous y voilà !

Le site des Orgues s’ouvre tel un amphithéâtre. Le lieu est à couper le souffle. Devant ce spectacle, je me dis que nous n’avons rien à envier aux Américains et leur Grand Canyon d’Arizona… La ressemblance est réelle (je vous l’accorde, je m’emballe peut-être un peu, mais bon, c’est tellement beau).

D’un coup, je me sens tout petit au milieu de cette immensité naturelle : des parois sculptées de gigantesques colonnes, hautes de 10 à 12 mètres, me font face. Un paysage unique et aride, aux reliefs colorés que l’eau a sculptés dans des argiles et des sables arrachés au massif Pyrénéen. La combinaison des éléments, de la terre, de l’eau, du vent et du feu solaire a donné naissance à une symphonie de formes et de couleurs qui interpellent l’imagination. D’apparence figée, ce paysage est en réalité sans cesse remanié. A chaque pluie, les formes anciennes s’effacent et de nouvelles sont esquissées. L’érosion est ici maîtresse du lieu.

Epoustouflés par cet environnement, nous poursuivons notre balade et prenons le temps de contempler ces pics isolés, appelés « cheminées de fées », en raison de la partie supérieure dure, qui les chapeaute. On resterait assis des heures à admirer ce spectacle grandiose.

Avant de quitter le site, nous prenons la direction du labyrinthe. Je vous rassure, il s’agit du seul labyrinthe où vous ne risquez pas de vous perdre, je vous laisse imaginer…

Si cet endroit vous séduit, un conseil, n’attendez plus, ce site mérite le détour et vous n’allez pas le regretter.

J’espère vous avoir fait voyager et je vous dis à très vite, pour une nouvelle escapade sauvage et gourmande en Pyrénées-Orientales.

Pour l’organisation de votre séjour :

Les Orgues d’Ille-sur-Têt • Office de Tourisme d’Ille-sur-Têt

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Mon escapade nocturne

Mon escapade nocturne

Une nuit extraordinaire

L’hiver, généralement, je suis en mode « ski à fond », mais j’ai voulu sortir des sentiers battus et vivre une belle aventure de nuit, sous le ciel étoilé de Cerdagne.

18h00 : rendez-vous à la tombée de la nuit au bureau des guides d’Ozone 3. Bien emmitouflée, car la température frise les 3 degrès, sachant qu’elle va diminuer au fur et à mesure de la soirée, j’ai pris mes précautions. Après avoir fait connaissance avec le guide et le groupe, nous partons en covoiturage, en direction de la forêt du Serrat de l’Ours.

18h15 : j’arrive aux abords de la forêt, c’est le moment de s’équiper. Je mets les raquettes aux pieds, la lampe frontale sur ma tête, normal. C’est excitant de pénétrer dans cette forêt obscure. A chacun sa méthode pour apprivoiser le silence, l’obscurité : un couple chuchote et d’autres parlent fort.

10 minutes de marche et déjà j’aperçois les premières traces d’animaux dans la neige. A qui appartiennent-elles ? Renard, biche, notre imagination s’emballe et je lance les paris. Finalement, le guide nous informe qu’il s’agit d’un jeune chevreuil, reconnaissable à la taille de ses pattes et au fait qu’il se soit déplacé en faisant des sauts.

J’ai envie de suivre ces traces, dans l’espoir de surprendre le jeune chevreuil, mais la tentation du repas montagnard est plus forte. Mes amis vous diraient : « impossible pour Chantal de faire une croix dessus ». Je continue à marcher, une sensation de quiétude est palpable pour tout le groupe, rythmée par les chuchotements et les anecdotes du guide.

Soudain, le silence est brisé par l’intrusion d’un renard qui, effrayé, s’enfuit dans la forêt à la recherche d’un lieu plus tranquille.

Puis le refuge prend des airs de guinguette

19h00 : 1 heure et quart de marche, encore quelques pas à faire, les bonnes odeurs commencent à arriver jusqu’à moi. Le refuge n’est plus très loin, la fumée sort de la cheminée et fait une trace blanche dans le ciel obscur.

Me voilà arrivée au Refuge du Col del Pam, chez Jean-Yves, ravi de voir cette équipe de joyeux lurons affamés. Au menu, raclette ou tartiflette, sans hésiter, je choisis la raclette à l’ancienne : un pur délice. J’en ai mangé des raclettes, mais là, c’est une autre sensation, celle là a un goût d’aventure. Mon voisin, opte pour la tartiflette maison qui tient tout autant ses promesses. Tout le groupe, y compris le guide, déguste les plats de Jean-Yves, un régal. Un bon repas dans les refuges de montagne est toujours suivi de chansons et d’anecdotes. Quelle ambiance ! Je suis en mode « je festoye », le refuge prend des airs de « guinguette ».

21h30 : tout a une fin, le guide me fait signe qu’il faut penser à repartir pour rejoindre les véhicules laissés à l’entrée de la forêt. C’est en traînant les pieds, comme un enfant, que j’obéis. Nous repartons, dans ma tête, les images tournent, impossible de ne pas penser à ce moment d’exception.

22h30 : c’est l’heure à laquelle j’arrive à mon hôtel pour y passer une bonne nuit de sommeil.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

Office de Tourisme de Font-Romeu • Pyrénées Catalanes

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étoiles Astronomie Randonnée Font-Romeu Ozone3 Montagne

Mon Astro rando

Quand la voûte céleste s’offre à vous !

Après mon défi pour construire un igloo en mode trappeur, je vous emmène dans mon astro-rando sous les étoiles.

17h rendez-vous avec Adrien, mon guide, spécialiste en astronomie. Moi qui n’ai aucune connaissance dans ce domaine, je m’apprête à vivre une soirée inoubliable.

Toujours avec mon équipement de base : raquettes et frontale, je suis prête, la forêt m’appartient, je dirais même qu’elle nous appartient tant le groupe est excité à l’idée d’être un ou une astronome en herbe.

Le soleil s’en va pour laisser place à la lune et aux étoiles.

Adrien, très « pro », nous livre les premières explications. Heureusement, car pour moi les étoiles n’ont aucune signification. Frontale éteinte, pour éviter « la pollution lumineuse », c’est la lune qui nous guide. Passage en forêt et endroits dégagés, le plafond « céleste » s’offre à moi.

C’est à ce moment, qu’Adrien sort le pointeur laser et les « waouh » fusent dans tous les sens, les constellations sont à portée de main. J’ai droit à mon premier cours d’astronomie : flash-back sur mes cours de physique du collège, qui pour vous l’avouer, ne m’ont jamais intéressée, mais, je le constate aujourd’hui, ont laissé des traces dans ma mémoire.

Quand même, je vous mets dans la confidence. Si mes cours de physique s’étaient déroulés dans les mêmes conditions qu’avec Adrien, je pense que l’astronomie n’aurait plus aucun secret pour moi.

Ceci étant dit, je continue à marcher, pas d’étoiles filantes, je suis déçue, mais aussitôt rassurée par Adrien, qui me donne rendez-vous cet été pour être aux premières loges.

1 heure de marche, me voilà arrivée au refuge du Col del Pam, que je connais bien puisque j’y suis venue lors de mon escapade nocturne. Jean-Yves, le maître des lieux, m’embrasse chaleureusement, ravi de me revoir. Il se souvient que j’ai déjà mangé la raclette et de fait me réserve la tartiflette. Je retrouve cette ambiance, cette convivialité et franchement les soirées dans les refuges sont certes copiées, mais jamais égalées.

C’est sûr, promis, cet été je reviens voir Jean-Yves.

Arrivée au point de départ, le groupe se sépare. Je fais un aparté avec Adrien et lui avoue que cette rando astro m’a bluffée. Je rejoins mon hôtel, convaincue d’y passer la nuit avec des étoiles plein les yeux.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

Office du Tourisme de Font-Romeu • Pyrénées Catalanes

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Montagne

Ma sortie trappeur en Cerdagne

La Cerdagne, terrain de jeu idéal pour construire un igloo

C’est décidé, je relève le défi : « construire un igloo » digne de ce nom et être capable de vivre à la « mode trappeur ».Chantal

C’est parti pour un après-midi « atelier de construction » et « mode survie ».

Rendez-vous avec le moniteur et le groupe sur le plateau de la Calme. Un temps béni des dieux : soleil, ciel bleu, le top.

Pour pouvoir construire un super igloo, il faut trouver le lieu idéal dans la forêt, là où la neige n’a pas subi les turpitudes des skieurs hors piste. Pour ne rien vous cacher, j’angoisse un peu. Je n’ai pas deux mains gauches, mais tout de même, ce n’est pas chose courante que de tailler des blocs de neige.

Raquettes aux pieds, pelle en main, je suis prête pour démarrer le chantier de construction, sans pour autant oublier que je dois, à la fin de la journée, être capable de vivre comme un trappeur. C’est ambitieux, avec de la volonté, je pense atteindre l’objectif fixé par notre adorable moniteur, qui, en passant, dirige les travaux.

Ma mission dans le groupe : découper des briques de neige pour que mes compagnons du jour, puissent commencer la construction. Tant bien que mal, je réussi à faire des briques rectangulaires, je suis fière de moi. Je jette un oeil sur les fondations et l’assemblage des premiers blocs. Franchement, la construction commence à prendre forme, épatant. Bien-sûr, quelques imperfections, mais tout de même l’igloo émerge.

Mission accomplie !

L’igloo trône devant moi. Il est temps de passer au « mode trappeur ». Deuxième objectif de l’après-midi : allumer un feu. Quelle idée ! Avec un temps pareil ! Je ramasse des brindilles et des morceaux de bois, surtout ceux qui sont chargés de résine (dixit le moniteur), qui abondent sur le sol et je constitue un petit tas pour allumer le feu. Heureusement, les allumettes sont  là,  indispensables. Pas évident, mais une fumée finit par se dégager du tas de bois.

Pari tenu, le feu est allumé !

Prêt à tenter l’expérience ? Sans prétention, aucune qualification n’est requise. Alors, je compte sur vous pour relever le défi.

Pour l’organisation de votre séjour :

Ozone 3 Font-Romeu

Office du Tourisme de Font-Romeu • Communauté de commune Capcir Haut-Conflent

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Point de vue - Hôtel des Bones Hores

Le lac des Bouillouses, au coeur des Pyrénées Catalanes

Les Bouillouses entre évasion et tradition…

Vivre un moment d’exception en couple ou entre amis, j’ai testé pour vous !

Pour  commencer,  je  vais  vous  donner  en  quelques  mots  ma  vision  d’un  moment d’exception : partage, simplicité, fou rire, point de vue, découverte, terroir… la vie quoi !

Si cela vous donne envie et vous ressemble, suivez-moi pour une journée toute en simplicité au lac des Bouillouses…

Le moment sportif

De bon matin, je quitte Perpignan 40m d’altitude et j’emprunte la RN 116 seule et unique route qui mène vers les hauts cantons. 1h30 plus tard je gare la voiture au Pla des Aveillans 1715m d’altitude : ce sera le point de départ de la balade en raquettes. Je vous rassure, il n’y a aucune erreur de frappe, la mer et la haute montagne se côtoient de très près dans les Pyrénées-Orientales !

Il est 8h30 et c’est sous un ciel bleu lumineux, sans l’ombre d’un nuage et raquettes aux pieds, que je démarre la balade direction le lac des Bouillouses. Dès le départ, la nature sous la neige offre un panorama somptueux, je me sens comme transporté.

La Têt file paisiblement vers la plaine du Roussillon et pour ma part je m’enfonce dans la forêt direction le lac de la Pradella. A proximité de ce lac plein de charme, un refuge me tend les bras, une petite pause s’impose. J’hésite un instant à piquer une tête mais cela ne serait pas raisonnable.

Je reprends donc ma route laissant derrière moi les pistes de ski de Font-Romeu Pyrénées 2000. Après quelques minutes de marche dans un environnement majestueux, se dresse au loin le barrage du lac des Bouillouses. Apparaissent alors dans leur costume d’hiver, le Carlit d’un côté (2.921m point culminant du département des Pyrénées-Orientales), le Canigou de l’autre (montagne sacrée des Catalans) et les Pics du Grand et du Petit Péric en face.

Les Pyrénées, quel spectacle unique et grandiose !

Point de vue - Pics du Grand et du Petit PéricBalade en raquettes - Lac des BouillousesBalade en raquettes - Lac des BouillousesPoint de vue - Massif du CanigóPoint de vue - Hôtel des Bones HoresBalade en raquettes - Lac des BouillousesBalade en raquettes - Lac des BouillousesRefuge "Estany de la Pradella"

Le moment plaisir

Capture 1Il est 10h30, me voilà désormais à 2017m d’altitude sur le barrage du Lac des Bouillouses et pour être honnête, je ne regrette en rien tous les efforts consentis. La vue est à couper le souffle, dans un décor lunaire !

En revanche, après tout ce sport, mon ventre commence sérieusement à réclamer. Pour ne rien vous cacher, tout bon Catalan aime esmorzer (petit déjeuner copieux). En résumé, après l’effort le réconfort.

Vous allez vite comprendre !!!

Je m’installe sur le barrage, avec en toile de fond un paysage de rêve : les Pics du Grand et du Petit Péric vêtus de blanc m’observent, tout simplement magnifiques.

CaptureJe tire de mon sac de nombreux produits provenant de la charcuterie « Bonzom » à Saillagouse, véritable institution locale, ainsi que du marché fermier « Ah ! La Laiterie » à Err.

Un conseil, rendez-vous vite chez ces producteurs, vous ne serez pas déçus.

Au menu : une tommette du Capcir, une tomme blanche au lait cru de brebis, quelques tranches fines de jambon de montagne Cerdan, un morceau de saucisse sèche de Cerdagne (fouet catalan) et un pâté de campagne. Ah oui, j’allais oublier l’essentiel, une bonne bouteille de rouge Côtes du Roussillon (à consommer avec modération : une bouteille par personne devrait suffire).

Tout est prêt, à la vôtre !

Le moment détente

Barrage du lac des BouillousesBarrage du lac des BouillousesLac des BouillousesHôtel des Bones HoresBarrage du lac des BouillousesCours d'eau

Légèrement rassasié, je peux à présent affronter sereinement le froid et surtout profiter pleinement de l’environnement qui m’entoure. Une vue incroyable s’offre à moi, avec un paysage époustouflant à 360°.

Je ne peux m’empêcher de m’approcher prudemment du lac complètement gelé.  Quel spectacle ! Mais malheureusement, l’épaisseur de glace ne semble pas suffisante, pour que je me glisse un court instant dans la peau de l’excellent Philippe Candeloro. Je vais donc rester sagement sur la terre ferme et me balader autour de cette immensité d’eau glacée.

Le moment gourmand

L’heure du repas approche, le temps pour moi de finir de rejoindre tranquillement le refuge CAF (Club Alpin Français) des Bouillouses, situé en contrebas du barrage. Je suis accueilli par Christophe Milet le gardien du temple, présent sur les lieux toute l’année, sauf durant les mois de mai et d’octobre.

Le temps est au beau fixe, je m’autorise donc un repas en terrasse afin de profiter au maximum de cette belle journée. Tout ce que j’aime !

A la carte de ce bel établissement, de véritables plats montagnards aux accents catalans. De la tartiflette à la tomme catalane, aux galtes de porc (joues de porc) en passant par la pièce du boucher du producteur local, il y en a pour tous les goûts.

Pour ma part, j’opte pour le camembert au four avec ses pommes de terre fondantes de Matemale et en dessert mon choix se porte sur le « Mel y mato » (fromage frais de brebis avec du miel, le tout agrémenté d’amandes, de noix et de noisettes). Sublime !

Je vous conseille vivement cette adresse, à l’accueil chaleureux et aux plats de qualité. N’oubliez pas de réserver et prévoyez chéquier ou espèces, car il n’y a pas possibilité de payer par carte bancaire.

Après ce bon repas montagnard, je profite encore un instant des derniers rayons du soleil, avant de rejoindre d’un pas « léger » le point de départ de cette belle journée riche en émotions.

Camembert au four et pommes de terre fondantes de MatemaleRefuge du Club Alpin FrançaisRefuge du Club Alpin FrançaisTartiflette à la tomme catalaneRefuge du Club Alpin Français

Pour ma part, je n’espère qu’une chose, vous avoir donné envie de vivre cette expérience. Un conseil, n’attendez plus et partez à la découverte de ce petit coin de paradis !

Pour l’organisation de votre séjour :

Office de Tourisme de Bolquère Pyrénées 2000 • Office de Tourisme des Angles • Office de Tourisme de Font-Romeu

Refuge du CAF lac des Bouillouses • Charcuterie « Bonzom » • Marché fermier « Ah ! La Laiterie »

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